La chute du shekel israélien se poursuit, le dollar s'essouffle

Un employé de la Banque d'Israël tient de nouveaux billets de 50 shekels lors d'une conférence de presse au siège de la banque à Jérusalem le 10 septembre 2014. (AFP)
Un employé de la Banque d'Israël tient de nouveaux billets de 50 shekels lors d'une conférence de presse au siège de la banque à Jérusalem le 10 septembre 2014. (AFP)
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Publié le Lundi 23 octobre 2023

La chute du shekel israélien se poursuit, le dollar s'essouffle

  • Vers 10H30 GMT (12H30 à Paris), la devise israélienne abandonnait 0,10%, à 4,0618 shekels pour un dollar, après avoir atteint un plus bas en fin de semaine à 4,0812 shekels pour un dollar, un niveau jamais vu depuis juillet 2012
  • Depuis la veille des attaques, le billet vert a gagné plus de 5% face à la devise israélienne

LONDRES: La chute du shekel israélien s'est poursuivie lundi dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas, tandis que le dollar est à la peine face à l'euro dans l'anticipation d'un moindre resserrement monétaire de la part de la Réserve fédérale.

Vers 10H30 GMT (12H30 à Paris), la devise israélienne abandonnait 0,10%, à 4,0618 shekels pour un dollar, après avoir atteint un plus bas en fin de semaine à 4,0812 shekels pour un dollar, un niveau jamais vu depuis juillet 2012.

Depuis la veille des attaques, le billet vert a gagné plus de 5% face à la devise israélienne.

Les cambistes surveillaient une éventuelle offensive terrestre à Gaza par Israël, et restaient en alerte face au "risque d'une escalade plus large du conflit, y compris à la frontière nord d'Israël", notait Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

Par ailleurs, la Banque d'Israël doit annoncer lundi si elle relève ou non ses taux, actuellement à 4,75%, et maintenus inchangés lors de ses deux dernières réunions.

Quelques heures après l'attaque de commandos du Hamas sur le territoire israélien, le 7 octobre, la banque centrale israélienne avait annoncé la mise en place d'un programme d'utilisation des réserves de changes pouvant aller jusqu'à 30 milliards de dollars pour soutenir le shekel, sans réussir à stabiliser totalement sa devise.

Le dollar lui, restait stable face à la monnaie unique européenne, qui gagnait 0,03% à 1,0598 dollar, et en hausse face à la livre britannique, qui reculait de 0,13% à 1,2147 dollar.

Le rôle de valeur refuge du billet vert en période d'incertitude géopolitique se trouvait atténué car en fin de semaine dernière, la Réserve fédérale américaine (Fed) a semblé aller dans le sens d'un "ralentissement" de son tour de vis monétaire pour lutter contre l'inflation, suggérant qu'assez avait été fait, expliquait Derek Halpenny, de MUFG.

Le taux d'emprunt des Etats-Unis arrivant à échéance dans dix ans a par ailleurs dépassé lundi le seuil des 5%, une première depuis novembre 2007, au début de la crise financière des "subprimes".

L'or redescendait également de ses sommets de fin de semaine où l'once a frôlé les 2 000 dollars vendredi, et se repliait lundi de 0,18% à 1.977 dollars l'once.

De son côté, le bitcoin se maintenait au-dessus de la barre des 30.000 dollars, en hausse de 3,20% à 30 550 dollars, porté par plusieurs revers judiciaires du régulateur américain, la SEC, qui laissent espérer une éclaircie sur le secteur aux Etats-Unis.

 

Cours de lundi Cours de vendredi

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10H30 GMT  21H00 GMT

EUR/USD    1,0598     1,0594

EUR/JPY    158,94     158,77

EUR/CHF    0,9455     0,9451

EUR/GBP    0,8724     0,8771

USD/JPY    149,97     149,86

USD/CHF    0,8922     0,8920

GBP/USD    1,2147     1,2164


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.