La reine Rania de Jordanie dénonce le «deux poids et deux mesures» du monde dans la guerre israélienne contre Gaza

Short Url
Publié le Mercredi 25 octobre 2023

La reine Rania de Jordanie dénonce le «deux poids et deux mesures» du monde dans la guerre israélienne contre Gaza

  • «Cette situation d’une superpuissance régionale dotée de l’arme nucléaire qui occupe, opprime et commet quotidiennement des crimes documentés contre les Palestiniens est absente du récit»
  • La reine Rania a expliqué que le peuple jordanien était uni dans «le chagrin, la douleur et le choc» par rapport aux pertes civiles effarantes des dix-huit derniers jours de guerre

DUBAÏ: La reine Rania de Jordanie a dénoncé mardi le «deux poids et deux mesures», ainsi que le «silence assourdissant» du monde face à la guerre en cours menée par Israël contre la bande de Gaza.
La reine Rania a souligné, lors d’un entretien avec Christiane Amanpour, de CNN, qu'en dépit du discours dominant des médias occidentaux «ce conflit n’a pas commencé le 7 octobre».
«La plupart des chaînes couvrent ce qui se passe aujourd’hui sous le titre “Israël en guerre”. Mais pour de nombreux Palestiniens de l’autre côté du mur de séparation et des barbelés, la guerre n’a jamais cessé. C'est une histoire vieille de soixante-quinze ans, une histoire de morts et de déplacements écrasants pour le peuple palestinien», déclare la reine, citée par l’agence de presse officielle jordanienne Petra.
«Cette situation d’une superpuissance régionale dotée de l’arme nucléaire qui occupe, opprime et commet quotidiennement des crimes documentés contre les Palestiniens est absente du récit.»
La reine Rania a expliqué que le peuple jordanien était uni dans «le chagrin, la douleur et le choc» par rapport aux pertes civiles effarantes des dix-huit derniers jours de guerre.
«Nous avons vu des mères palestiniennes qui ont dû écrire les noms de leurs enfants sur leurs mains, car le risque qu’ils soient bombardés à mort – que leurs corps ne soient plus que des cadavres – est très élevé», précise la reine Rania à Christiane Amanpour, de CNN.
«Je veux juste rappeler au monde qu’une mère palestinienne aime ses enfants autant que n’importe quelle autre mère dans le monde. Que les mères palestiniennes doivent endurer tout cela est tout simplement effarant.»
La reine a mis l’accent sur le fait que ces règles d’engagement devraient s’appliquer à toutes les parties, arguant du fait qu’Israël commet des atrocités sous couvert de légitime défense.
«Six mille civils tués jusqu’à présent, dont deux mille quatre cents enfants – comment peut-on parler de légitime défense? Nous assistons à des massacres à grande échelle, utilisant des armes de précision», soutient-elle. «Au cours des deux dernières semaines, nous avons assisté aux bombardements aveugles de Gaza: des familles entières anéanties, des quartiers résidentiels rasés, les hôpitaux et les écoles, les églises, les mosquées, le personnel médical, les journalistes, les travailleurs humanitaires de l’ONU pris pour cible – comment cela peut-il être de la légitime défense?»
La reine a poursuivi en déclarant que de nombreux habitants de la région considèrent le monde occidental comme complice de cette guerre, en raison du soutien et de la couverture qu’il fournit à Israël.
«C'est la première fois dans l'Histoire moderne que le monde n'appelle pas à un cessez-le-feu devant de telles souffrances humaines», affirme la reine Rania. «Nombreux sont ceux dans le monde arabe qui considèrent que le monde occidental non seulement tolère cette situation, mais qu’il l’aide et l’encourage.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
Short Url
  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.