Gaza: l'ONU met en garde contre l'écroulement de «l'ordre public» après des pillages

Cette image prise depuis la frontière israélienne avec la bande de Gaza le 29 octobre 2023 montre un nuage de fumée noire s'élevant de la bande de Gaza au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
Cette image prise depuis la frontière israélienne avec la bande de Gaza le 29 octobre 2023 montre un nuage de fumée noire s'élevant de la bande de Gaza au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
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Publié le Dimanche 29 octobre 2023

Gaza: l'ONU met en garde contre l'écroulement de «l'ordre public» après des pillages

  • Selon le directeur des opérations de l'UNRWA à Gaza, «un peu plus de 80 camions» d'aide seulement sont arrivés à Gaza via le terminal de Rafah depuis que l'acheminement de cette assistance humanitaire a commencé le 21 octobre
  • «Le système actuel des convois est voué à l'échec. Très peu de camions, des processus lents, des inspections strictes (...) et surtout l'interdiction continue du carburant»

JERUSALEM: L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens a mis en garde dimanche contre un écroulement de "l'ordre public" dans la bande de Gaza au lendemain du pillage d'entrepôts et de centres de distribution d'aide alimentaire qu'elle gère.

"Des milliers de personnes ont pénétré dans plusieurs entrepôts et centres de distribution de l'UNRWA dans le centre et le sud de la bande de Gaza", a affirmé l'agence onusienne dans un communiqué.

"C'est un signe inquiétant que l'ordre public commence à s'écrouler après trois semaines de guerre et un strict siège sur Gaza", a déclaré le directeur des opérations de l'UNRWA à Gaza, Thomas White. "Les gens sont effrayés, frustrés et désespérés".

Alors que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, déjà catastrophique selon des ONG, ne cesse d'empirer, un journaliste de l'AFP a vu samedi des dizaines de Palestiniens piller l'un des centres de distribution de l'UNRWA, à Deir el-Balah (centre).

Des déplacés ayant fui leurs maisons dans le nord du territoire sortaient de ces centres, l'un portant un sac de farine sur l'épaule, l'autre des bouteilles d'huile sous le bras ou encore des sacs de lentilles ou de sucre.

Les rations alimentaires sont en temps normal distribuées aux plus nécessiteux parmi les réfugiés, ces Palestiniens poussés au départ de leurs terres lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948 et qui représentent aujourd'hui avec leurs descendants environ 80% des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza, selon les chiffres de l'UNRWA.

"Les approvisionnements sur le marché s'épuisent tandis que l'aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza par camions en provenance d'Egypte est insuffisante. Les besoins de la population sont énormes, ne serait-ce que pour les moyens de survie de base, alors que l'aide que nous recevons est maigre et incohérente" a ajouté M. White.

Selon lui, "un peu plus de 80 camions" d'aide seulement sont arrivés à Gaza via le terminal de Rafah depuis que l'acheminement de cette assistance humanitaire a commencé le 21 octobre.

"Le système actuel des convois est voué à l'échec. Très peu de camions, des processus lents, des inspections strictes, des approvisionnements qui ne correspondent pas aux besoins de l'UNRWA et des autres organisations d'aide, et surtout l'interdiction continue du carburant, tout cela est une recette pour un système en faillite", a-t-il averti.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.