Gaza: des milliers de patients ont besoin de soins urgents ou réguliers, selon l'OMS

Des journalistes filment les ambulances du ministère palestinien de la santé qui franchissent la porte du poste frontière de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, avant d'entrer en Égypte, le 1er novembre 2023. (Photo, MOHAMMED ABED / AFP)
Des journalistes filment les ambulances du ministère palestinien de la santé qui franchissent la porte du poste frontière de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, avant d'entrer en Égypte, le 1er novembre 2023. (Photo, MOHAMMED ABED / AFP)
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Publié le Mercredi 01 novembre 2023

Gaza: des milliers de patients ont besoin de soins urgents ou réguliers, selon l'OMS

  • Mercredi, Le Caire a autorisé pour la première fois depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas le 7 octobre, d'ouvrir le passage frontalier de Rafah, le seul encore en fonction, à des personnes
  • L'OMS comme les autres agences onusiennes ou ONG actives à Gaza réclament en particulier qu'Israël donne le feu vert à l'importation de fuel pour pouvoir alimenter les générateurs des hôpitaux

GENÈVE: Des milliers de Gazaouis ont besoin de soins médicaux -qu'ils soient blessés ou souffrant de maladie chronique- a rappelé mercredi l'agence régionale de l'Organisation mondiale de la santé, saluant les premières évacuations sanitaires vers l'Egypte à partir de Gaza.

Mercredi, Le Caire a autorisé pour la première fois depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas le 7 octobre, d'ouvrir le passage frontalier de Rafah, le seul encore en fonction, à des personnes. Seule l'aide humanitaire passait jusque-là, au compte-goutte.

L'OMS "salue la décision de l'Egypte d’accepter pour traitement 81 personnes blessées et malades de la bande de Gaza", indique dans un communiqué l'OMS Méditerranée orientale, la branche régionale de l'organisation en charge. Un responsable palestinien évoquait 88 blessés, auprès de l'AFP sur place.

Mais l'organisation note surtout que ce n'est qu'une toute petite portion des gens qui ont un besoin urgent d'aide dans le territoire palestinien qui est bombardé sans relâche par Israël et fait l'objet d'un siège quasi total.

Israël riposte aux attaques sans précédent du Hamas sur son territoire, qui ont fait 1 400 morts et au moins 240 otages, selon les autorités israéliennes.

Les bombardements israéliens ont fait 8 796 morts dont 3 648 enfants à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui contrôle le territoire palestinien.

L'OMS estime à plusieurs milliers les blessés qui ont besoin de soin "dont de très nombreux enfants".

A côté de cela, plus de 1 000 patients "ont besoin de dialyse pour rester en vie" et plus de 2 000 malades ont besoin de traiter leur cancer, précise l'organisation.

Quand aux malades cardiaques et aux diabétiques, l'OMS en compte respectivement 45 000 et 60 000.

"Ces patients doivent pouvoir avoir un accès durable aux soins de santé à Gaza", insiste l'OMS, ajoutant que les hôpitaux et autres établissements de santé doivent être protégés des bombardements et ne pas être détournés à des fins militaires.

Avant le 7 octobre 2023, environ 100 patients devaient chaque jour accéder à des services de soins de santé spécialisés en dehors de la bande de Gaza en raison du manque de services de santé spécialisés nécessaires dans l'étroit territoire palestinien.

L'OMS comme les autres agences onusiennes ou ONG actives à Gaza réclament en particulier qu'Israël donne le feu vert à l'importation de fuel pour pouvoir alimenter les générateurs des hôpitaux, mais aussi les pompes des stations de dessalinisation ou encore les boulangeries.

Israël se refuse pour l'heure à l'entrée de fuel, estimant qu'il s'agit d'un produit à haut risque en raison de son possible usage aussi bien civil que militaire.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.