Le centre créatif saoudien organise une exposition sur le thème des vampires

L'exposition My friend is a Vampire! se tiendra jusqu'au 8 novembre à Huna Takhassusi, à Riyad. (Photos AN de Sulafa Alkhunaizi)
L'exposition My friend is a Vampire! se tiendra jusqu'au 8 novembre à Huna Takhassusi, à Riyad. (Photos AN de Sulafa Alkhunaizi)
L'exposition My friend is a Vampire! se tiendra jusqu'au 8 novembre à Huna Takhassusi, à Riyad. (Photos AN de Sulafa Alkhunaizi)
L'exposition My friend is a Vampire! se tiendra jusqu'au 8 novembre à Huna Takhassusi, à Riyad. (Photos AN de Sulafa Alkhunaizi)
Short Url
Publié le Mercredi 01 novembre 2023

Le centre créatif saoudien organise une exposition sur le thème des vampires

  • L’exposition interactive My friend is a Vampire recrée le décor d’un appartement avec cinq œuvres d'art lumineuses créées avec de la peinture en aérosol, racontant l'histoire du voyage de MLT jusqu'à sa rencontre avec un vampire
  • Le prince Mohammed ben Bandar, fondateur du centre créatif saoudien Burble, a indiqué que cette exposition était le sixième projet qu’il organisait

RIYAD: La collaboration du centre créatif saoudien Burble avec l'artiste anonyme Mo Lazem Tearef a donné lieu à une exposition à Riyad sur un thème effrayant ayant pour titre My friend is a Vampire («Mon ami est un Vampire)»!

Présentée jusqu'au 8 novembre à Huna Takhassusi, cette exposition interactive comprend un espace similaire à un appartement et cinq œuvres d'art lumineuses créées avec de la peinture en aérosol, racontant l'histoire du voyage de MLT jusqu'à sa rencontre avec un vampire.

Le nom de l’artiste indépendant Mo Lazim Tearef, ou MLT, se traduit par «Vous n’avez pas besoin de savoir».

L'exposition emmène les visiteurs à travers le parcours de MLT qui s'est fait un nouvel ami, et se termine par un montage interactif. (Sulafa Alkhunaizi)
L'exposition emmène les visiteurs à travers le parcours de MLT qui s'est fait un nouvel ami, et se termine par un montage interactif. (Sulafa Alkhunaizi)

Le prince Mohammed ben Bandar, fondateur de Burble, a indiqué que cette exposition était le sixième projet qu’il organisait, et qu'elle s'inspirait d'un voyage qu'il avait effectué avec MLT à Londres en novembre 2011.

«Cette exposition est différente des autres… la différence ici est que je fais partie de cette histoire. Tout s’est passé devant moi», a-t-il ajouté.

Lors d'un séjour dans un hôtel, les deux amis ont rencontré un portier à l’apparence et aux manières d'un vampire. Ils l’ont décrit comme «grand, pâle et brandissant une paire de crocs impressionnants», et que l’homme «ne travaillait que de nuit».

Le centre créatif saoudien Burble collabore avec l'artiste Mo Lazem Tearef pour présenter une exposition sur un thème effrayant ayant pour titre My friend is a Vampire, du 30 octobre au 8 novembre à Huna Takhassusi. (Sulafa Alkhunaizi)
Le centre créatif saoudien Burble collabore avec l'artiste Mo Lazem Tearef pour présenter une exposition sur un thème effrayant ayant pour titre My friend is a Vampire, du 30 octobre au 8 novembre à Huna Takhassusi. (Sulafa Alkhunaizi)

«Chaque fois que je bavarde avec mes amis et mon cercle intime, nous abordons la question des vampires, ou nous regardons même un film sur ce sujet», a-t-il également indiqué.

Dix ans après leur voyage à Londres, MLT a rencontré un résident saoudien à Riyad, présentant des caractéristiques similaires au portier qu'il avait vu à Londres, ce qui a déclenché la création des œuvres d'art.

L'exposition emmène les visiteurs à travers le parcours de la façon dont MLT s'est fait un nouvel ami, et se termine par un montage interactif.

Le prince Mohammed ben Bandar, fondateur de Burble, a indiqué que cette exposition était le sixième projet qu’il organisait, et qu'elle s'inspirait d'un voyage qu'il avait effectué avec MLT à Londres en novembre 2011. (Sulafa Alkhunaizi)
Le prince Mohammed ben Bandar, fondateur de Burble, a indiqué que cette exposition était le sixième projet qu’il organisait, et qu'elle s'inspirait d'un voyage qu'il avait effectué avec MLT à Londres en novembre 2011. (Sulafa Alkhunaizi)

L'exposition est similaire à l'appartement de l'homme rencontré par MLT à Riyad. Sur la table se trouve un sac contenant des sandwiches sans ail, à côté d'une palette de maquillage comportant uniquement des couleurs claires. Le coin de la pièce est empli de vestes; en face se trouve un réfrigérateur avec des sacs de sang. Tout est soigneusement organisé pour raconter une histoire.

Le prince Mohammed a précisé qu’«il est très important que l’exposition comprenne non seulement des œuvres d’art, mais également un montage». «Il est tellement important que l’on sente un vécu. Il ne suffit pas de simplement voir des œuvres d’art sur un mur blanc. Nous devions faire quelque chose de différent, et MLT nous a beaucoup soutenus dans ce sens», a-t-il ajouté.

Il a précisé que c’était la première fois que l’artiste utilisait de la peinture en aérosol pour créer ses œuvres. Cette exposition est le deuxième volet d'une série née de leur collaboration.

Le premier volet s’est terminé début octobre et avait pour thème L’Enfant de grand-père, une exposition émouvante sur la famille.

Le prince a indiqué que travailler avec MLT était à la fois difficile et facile», car son style artistique n’impliquait aucune règle.

Il a ajouté: «Chaque fois que nous allons à des expositions d’art à travers le monde, il dit toujours: "Pourquoi y a-t-il des règles dans l’art?" Il aime briser les barrières des règles et considère qu’il n’y a pas de limites.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Aïd en vue : forte demande de chocolats et confiseries

La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
Short Url
  • Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition ancienne, avec des foyers proposant une variété de friandises accompagnées de café arabe et de thé
  • Durant les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente, les clients se ruant vers les commerces d’Al-Balad

DJEDDAH : La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr, les sucreries étant un élément incontournable des célébrations dans tout le Royaume.

Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition de longue date, les familles proposant une variété de gourmandises avec du café arabe et du thé.

Dans les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente fortement, les clients se rendant massivement dans les boutiques d’Al-Balad, les centres commerciaux et les plateformes en ligne pour préparer la fête.

Abdulaziz Farhane, responsable des ventes et du marketing d’une grande chocolaterie de Tahlia Street à Djeddah, a indiqué que les ventes de sucreries avaient fortement augmenté ces derniers jours.

« Les entreprises, hôtels et particuliers avaient déjà commencé à passer leurs commandes pour l’Aïd dès le 15e jour du Ramadan », a-t-il déclaré. « Nos boutiques à Djeddah ont enregistré une hausse de 25 % des ventes. Nous devons répondre à un grand nombre de clients ayant réservé à l’avance. »

Le quartier historique d’Al-Balad constitue également un centre majeur pour les achats du Ramadan et de l’Aïd, avec de nombreux commerces proposant des confiseries traditionnelles et modernes ainsi que des cadeaux.

Le vendeur Saeed Al-Yamani a déclaré : « Nos ventes ont doublé à l’approche de l’Aïd al-Fitr, avec une forte hausse des achats et commandes durant les dix derniers jours du mois sacré. »

Les chocolats suisses et belges de luxe, vendus entre 200 et 400 riyals le kilo, sont très demandés, aux côtés des confiseries traditionnelles à 50–80 riyals.

« L’Aïd est un moment où l’on célèbre la fin du Ramadan en recevant famille et amis à la maison. La tradition est donc d’offrir chocolats, confiseries et café arabe », a expliqué un employé, Faisal Bawazeer.

Il ajoute qu’il préfère acheter ses confiseries plus tôt dans le Ramadan afin d’éviter la foule et la hausse des prix en fin de période. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Du blues de "Sinners" à une rare égalité: cinq temps forts des Oscars 2026

Priyanka Chopra et Javier Bardem sur scène. (AFP)
Priyanka Chopra et Javier Bardem sur scène. (AFP)
Short Url
  • Une bataille après l'autre triomphe aux Oscars, tandis que Sinners brille par sa performance musicale spectaculaire rendant hommage au blues et à la musique noire
  • Javier Bardem lance un message politique discret mais fort : « non à la guerre, libérez la Palestine », dans une cérémonie par ailleurs plutôt consensuelle

HOLLYWOOD: "Une bataille après l'autre" a triomphé aux Oscars dimanche devant "Sinners", auquel on doit un des temps forts de la cérémonie, une performance musicale magistrale.

Le blues de "Sinners" et la Corée de "KPop Demon Hunters" sur scène

Le blues s'est emparé du Dolby Theatre, transformé en bar de fortune dans une grange du Mississippi pour reproduire la scène musicale d'anthologie de "Sinners" (quatre Oscars dont la meilleure musique de film).

Miles Caton, qui interprète un fils de pasteur accro à la musique du diable, et l'auteur-compositeur-interprète Raphael Saadiq ont repris "I Lied To You", entourés d'artistes incarnant toutes les époques de la musique noire, de l'Afrique de l'Ouest jusqu'au hip-hop américain. Participaient à cet hommage le musicien Shaboozey et la danseuse étoile Misty Copeland, qui a récemment subi un remplacement de hanche.

Les chanteuses de "KPop Demon Hunters" (meilleur film d'animation) ont elles rendu hommage à la culture sud-coréenne en interprétant leur tube "Golden", meilleure chanson originale.

Robert Redford "cowboy intellectuel" pour Barbra Streisand

La cérémonie a honoré les figures du cinéma disparues récemment, dont l'acteur et réalisateur Robert Redford, "cow-boy intellectuel qui a tracé sa propre voie", selon Barbra Streisand, son amie depuis "Nos plus belles années" (1973).

Tué avec son épouse Michelle en décembre, le réalisateur Rob Reiner laisse en héritage des films qui "dureront des générations, parce qu'ils parlaient de ce qui nous fait rire et pleurer, et de ce à quoi nous aspirons à être", a dit Billy Crystal, héros de sa comédie romantique "Quand Harry rencontre Sally" (1989). Le fils du couple a plaidé non-coupable de ces meurtres.

Rachel McAdams, qui incarnait la fille de Diane Keaton dans "Esprit de famille" en 2005, a salué "une légende qui ne se terminera jamais".

Humour consensuel pour Conan O'Brien

"Je dois vous prévenir, cette soirée pourrait devenir politique", avait annoncé le présentateur de la cérémonie, l'humoriste Conan O'Brien. Ses piques sur le système de santé américain ou le patron de Netflix se sont avérées plutôt consensuelles.

C'est sur le traitement de l'affaire Epstein aux Etats-Unis qu'il a été le plus mordant, lançant: "C'est la première fois depuis 2012 qu'aucun Britannique n'est nommé dans les catégories meilleur acteur ou meilleure actrice. Un porte-parole britannique a déclaré: "+Ouais, mais au moins, nous on arrête nos pédophiles+".

En pleine guerre au Moyen-Orient déclenchée par Donald Trump, le ton est resté globalement très sage, hormis le "non à la guerre, libérez la Palestine" lancé par Javier Bardem sur scène.

"Bébé yoda" fait sa promo

Diffusée sur la chaîne américaine ABC, propriété du groupe Disney, la cérémonie a été l'occasion de faire la promotion de plusieurs films produits par la firme aux grandes oreilles.

"Bébé yoda", héros de la série "The Mandalorian" et du film "The Mandalorian and Grogu", en salles en France le 20 mai, est apparu dans le public. Anne Hathaway, à l'affiche du "Diable s'habille en Prada 2" le 29 avril, a remis un prix avec la papesse de la mode Anna Wintour. Et les "Avengers" Chris Evans et Robert Downey Jr se sont retrouvés sur scène avant la sortie de "Doomsday" le 16 décembre.

Les bandes-annonces ont ensuite été diffusées pendant les publicités.

Rare ex-aequo dans l'histoire des Oscars

Pour la 7e fois seulement depuis 1929, un prix a récompensé deux films ex-aequo. Le meilleur court métrage de fiction est revenu à "The Singers", de Sam Davis et Jack Piatt, et à une production française, "Deux personnes échangeant de la salive", d'Alexandre Singh et Natalie Musteata.

L'acteur et humoriste Kumail Nanjiani, qui remettait ce prix, s'est amusé de "l'ironie que l'Oscar du court métrage prenne deux fois plus de temps".

Barbra Streisand, pour "Funny Girl", et Katharine Hepburn, pour "Le Lion en hiver", s'étaient partagé le prix de la meilleure actrice en 1969. La dernière égalité remontait à 2013, avec "Skyfall" et "Zero Dark Thirty" dans la catégorie meilleur montage sonore.


L’Institut du monde arabe rend hommage à Leila Shahid

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
Short Url
  • Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix"
  • "Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne"

PARIS: Mardi 31 mars 2026, l’Institut du monde arabe rendra hommage à Leila Shahid pour une soirée exceptionnelle. Proches, amis et compagnons de route évoqueront son parcours et son engagement, avec notamment les interventions d’Elias Sanbar, Karim Kattan et de nombreux invités. Un moment de mémoire et de dialogue pour saluer une grande voix de la Palestine.

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark.

Elle a ensuite été déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, avant d'occuper les mêmes fonctions à Bruxelles auprès de l'UE durant la décennie suivante.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix".

"Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne".

"Combattante infatigable" 

L'ancien Premier ministre français et ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a salué, toujours sur X, "une ardente amoureuse de la culture, de la poésie et des arts", qui "fut de celles et ceux qui, dès les premières heures, crurent obstinément à la possibilité d'une paix juste et durable au Proche-Orient".

De nombreuses réactions en France sont venues de la gauche, à l'instar de l'ancienne ministre socialiste Martine Aubry, qui a évoqué une "inlassable militante pour la reconnaissance d'un État palestinien et pour la paix avec Israël".

"Leïla Shahid aura été de ces diplomates exemplaires qui marquent une génération", a pour sa part réagi dans un communiqué l'Institut du Monde Arabe (IMA): "Combattante infatigable, héroïne des temps modernes, elle portait la Palestine en elle avec force et dignité".

"Le désastre des souffrances du peuple palestinien à Gaza l'a hantée jusqu’à sa fin tragique", ajoute l’institution parisienne.

Face à la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Leïla Shahid n'avait eu de cesse d'appeler la communauté internationale à agir pour un cessez-le feu.

Mais dans un entretien à France-Inter deux jours après le 7-Octobre, elle se disait "pessimiste" quant à l'avenir de la Palestine, et mettait en garde contre une annexion par Israël de "ce qu'il reste comme territoires palestiniens".