Une exposition saoudienne futuriste présente les mégaprojets de l’initiative Vision 2030 en marge du sommet du G20

Les visiteurs assistent à l’exposition Media Oasis organisée par le ministère saoudien des Médias en marge du sommet du G20 à New Delhi le 9 septembre 2023. (Photo AN/Rahaf Jambi)
Les visiteurs assistent à l’exposition Media Oasis organisée par le ministère saoudien des Médias en marge du sommet du G20 à New Delhi le 9 septembre 2023. (Photo AN/Rahaf Jambi)
Les visiteurs assistent à l’exposition Media Oasis organisée par le ministère saoudien des Médias en marge du sommet du G20 à New Delhi le 9 septembre 2023. (Photo AN/Rahaf Jambi)
Les visiteurs assistent à l’exposition Media Oasis organisée par le ministère saoudien des Médias en marge du sommet du G20 à New Delhi le 9 septembre 2023. (Photo AN/Rahaf Jambi)
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Publié le Dimanche 10 septembre 2023

Une exposition saoudienne futuriste présente les mégaprojets de l’initiative Vision 2030 en marge du sommet du G20

  • L’exposition interactive permet une visite virtuelle des sites du patrimoine saoudien classés par l’Unesco et des stations balnéaires le long de la côte de la mer Rouge, entre autres
  • Les visiteurs indiens qui se sont rendus à l’exposition ont été fascinés par l’expérience immersive mais également par les solutions durables mises en place, pilotées et développées en Arabie Saoudite

NEW DELHI: Une exposition spéciale du ministère saoudien des Médias, organisée en marge du sommet du G20 à New Delhi, propose une expérience multimédia interactive sur les principaux mégaprojets du Royaume dans le cadre de l’initiative Vision 2030.

L’événement Media Oasis s’étendra sur trois jours à l’hôtel Oberoi. Il est organisé en partenariat avec Neom – le projet phare de ville intelligente à 500 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro), les ministères saoudiens de l’Énergie, des Sports et de la Culture, la Future Investment Initiative, Invest Saudi, l’Autorité saoudienne pour les données et l’intelligence artificielle, ainsi que l’Institut royal des arts traditionnels.

L’ouverture de l’exposition s’est déroulée samedi, en présence des ministres de la délégation officielle saoudienne du G20, ainsi que des responsables étrangers et des dizaines de médias internationaux.

«Media Oasis est une nouvelle initiative du ministère des Médias visant à redéfinir la couverture médiatique en tirant parti de la technologie moderne pour parvenir à une plus grande créativité, innovation et excellence dans la couverture des événements nationaux, des grandes occasions et des engagements internationaux de l’Arabie saoudite», déclare Alhanouf Abohaimed, responsable des partenariats au Centre saoudien des communications gouvernementales, à Arab News.

Elle soutient que l’exposition «utilise des technologies de pointe pour présenter les étapes franchies grâce à d’importantes initiatives de transformation nationales», dans le cadre du plan de diversification sociale et économique Vision 2030 du Royaume.

L’exposition interactive permet une visite virtuelle des sites du patrimoine saoudien classés par l’Unesco, des stations balnéaires le long de la côte de la mer Rouge, des nouvelles solutions de haute technologie pour l’énergie propre, des conceptions résidentielles et des infrastructures du futur, ainsi que des projets sportifs de haut niveau.

L’événement Media Oasis à New Delhi est la troisième édition de l’exposition, mais la première hors du Royaume. Deux précédentes ont eu lieu à Djeddah en juin de cette année.

Les visiteurs indiens qui se sont rendus à l’exposition ont été fascinés non seulement par l’expérience immersive qu’elle offrait mais également par les solutions durables mises en place, pilotées et développées en Arabie Saoudite.

«C’est vraiment intéressant de voir comment l’Arabie saoudite exploite la technologie avancée pour créer des résultats aussi merveilleux. Ce que j’aime vraiment, ou ce que j’apprécie, c’est l’attention totale accordée à l’idée de durabilité dont je suis témoin ici», déclare Haripriya Arora, une influenceuse sur les réseaux sociaux, à Arab News.

«Je vois les représentations de Sabic et constate à quel point ils sont investis dans l’idée de recycler les déchets marins, par exemple, et d’en créer quelque chose d’extrêmement utile. Cela vous aide vraiment à comprendre à quel point la durabilité est importante, comment elle ne peut pas être compromise, et comment l’avenir en dépend.»

L’expérience a été révélatrice, même pour quelqu’un comme Zikrur Rahman, qui a vécu dans le Royaume. Il était impressionné par le nombre de projets lancés par l’Arabie saoudite ces dernières années et par la façon dont «les progrès ont été stimulés» dans toutes les industries et tous les secteurs.

«Les progrès que vous faites ne sont pas connus du monde entier. Je souhaite que le royaume d’Arabie saoudite présente également un tel événement dans d’autres pays», dit-il.

«Media Oasis est une très bonne initiative. C’est une projection du royaume d’Arabie Saoudite… c’était absolument nécessaire dans un pays comme l’Inde.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.