L'accord sur la déclaration commune du G20 est salué après les doutes sur la formulation concernant la guerre en Ukraine

Les dirigeants des États membres du G20 se sont réunis dans la capitale indienne New Delhi samedi pour discuter des défis urgents auxquels est confrontée l'économie mondiale, alors que le groupe est profondément divisé au sujet de la guerre de la Russie en Ukraine (Photo, AFP).
Les dirigeants des États membres du G20 se sont réunis dans la capitale indienne New Delhi samedi pour discuter des défis urgents auxquels est confrontée l'économie mondiale, alors que le groupe est profondément divisé au sujet de la guerre de la Russie en Ukraine (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 10 septembre 2023

L'accord sur la déclaration commune du G20 est salué après les doutes sur la formulation concernant la guerre en Ukraine

  • L'Union africaine a rejoint le G20, devenant ainsi le deuxième bloc régional à devenir un membre permanent
  • Le Premier ministre indien Modi a appelé les dirigeants du groupe à surmonter le «manque de confiance mondial» et à «marcher ensemble»

NEW DELHI: Le groupe des 20 plus grandes économies est parvenu à un consensus sur une déclaration des dirigeants, a annoncé le Premier ministre indien samedi, au premier jour du sommet annuel du groupe qui se tient à New Delhi.

Les dirigeants des États membres du G20, ainsi que des pays invités et des organisations internationales, se sont réunis dans la capitale indienne pour discuter des défis urgents auxquels est confrontée l'économie mondiale, à un moment où le groupe est profondément divisé au sujet de la guerre menée par la Russie en Ukraine.

Les pays occidentaux ont fait pression pour une position collective plus ferme condamnant les actions de Moscou, tandis que d'autres ont appelé à se concentrer davantage sur des questions économiques plus larges.

L'annonce de la déclaration des dirigeants, qui était attendue à la fin du sommet de deux jours, est intervenue après que les délégués des pays les plus puissants du monde sont parvenus, semble-t-il, à un compromis sur les termes utilisés pour évoquer la guerre.

«Grâce au travail acharné de toutes les équipes, nous sommes parvenus à un consensus sur la déclaration du sommet des chefs d'État et de gouvernement du G20», a déclaré Narendra Modi aux chefs d'État et de gouvernement du G20 présents. «J'annonce l'adoption de cette déclaration.»

La déclaration de 37 pages aborde la guerre en Ukraine immédiatement après le préambule et réaffirme que le G20 «n'est pas la plateforme pour résoudre les questions géopolitiques et sécuritaires».

«Nous reconnaissons que ces questions peuvent avoir des conséquences importantes pour l'économie mondiale», peut-on lire dans la déclaration.

«Nous avons souligné les souffrances humaines et les répercussions négatives de la guerre en Ukraine sur la sécurité alimentaire et énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, la stabilité macro-financière, l'inflation et la croissance, ce qui a compliqué l'environnement politique des pays. Il y a eu des points de vue et des évaluations différents de la situation», a signalé Narendra.

Cette formulation diffère de celle utilisée lors du sommet du G20 à Bali l'année dernière, où la déclaration indiquait que «la plupart des membres condamnaient fermement la guerre». Les projets de communiqués faisant référence à l'Ukraine cette année auraient été rejetés par la Russie et la Chine.

La déclaration des dirigeants de cette année a également appelé à mettre fin aux attaques militaires contre les infrastructures susceptibles d'affecter la sécurité alimentaire et énergétique, tout en appelant «tous les États à respecter les principes du droit international, notamment l'intégrité territoriale et la souveraineté, le droit humanitaire international et le système multilatéral qui préserve la paix et la stabilité».

La déclaration a ajouté: «Nous unirons nos efforts pour remédier à l'impact négatif de la guerre sur l'économie mondiale et nous accueillerons favorablement toutes les initiatives pertinentes et constructives qui soutiennent une paix globale, juste et durable en Ukraine. L'ère actuelle ne doit pas être celle de la guerre.»

L'adoption rapide du document a été considérée comme une autre avancée importante, non seulement pour le G20, mais aussi pour l'Inde, qui en assure la présidence cette année.

«Bien qu'il y ait eu d'intenses spéculations sur l'incapacité de parvenir à un consensus sur la déclaration de New Delhi, l'Inde a réussi à présenter un document commun et consensuel», a déclaré à Arab News, Harsh V. Pant, vice-président de l'Observer Research à New Delhi.

«Cela signifie que l'Inde a pris l'initiative de réunir les différentes parties en conflit et de formuler le document de manière à ce qu'il plaise aux deux parties ou à toutes les parties concernées par cette question», a -t-il précisé.

La guerre en Ukraine

Le consensus a été atteint en partie grâce à son langage, qui associe le droit international et l'intégrité territoriale des États aux défis de développement posés par la guerre en Ukraine dans différentes régions du monde, a-t-il ajouté.

«Cela a également permis aux parties en conflit de poursuivre l'élaboration du document, car si elles ne l'avaient pas accepté, elles auraient été considérées comme des fauteurs de troubles, l'Inde l'ayant présenté sous l'angle de l’hémisphère sud», a expliqué Pant.

Sous la présidence de l'Inde, Modi s'est efforcé de faire entendre la voix des pays du Sud et de lui accorder une plus grande attention. Ce terme englobe les pays à faible revenu d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que les pays en développement d'Asie et d'Océanie.

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Le G20 a fait un grand pas dans cette direction en accueillant samedi l'Union africaine, qui devient ainsi le deuxième bloc régional à devenir membre permanent après l'Union européenne. La nouvelle adhésion de l'UA a également été considérée comme une avancée majeure pour l'Inde.

«Dès le début, l'Inde a affirmé qu'il fallait rendre les institutions multilatérales plus diversifiées, plus inclusives, et sans la représentation de l'Afrique au sein du G20, cela paraissait incomplet», a avisé Pant.

Il a souligné: «Mettre l'Union africaine sur un pied d'égalité avec l'UE et les réunir sur cette plateforme restera dans les mémoires comme la grande réussite de l'Inde.»

L'UA, qui regroupe quelque 55 États membres, demande depuis longtemps que l'Afrique soit représentée au sein du G20, qui comprenait auparavant 19 pays et l'UE, représentant environ 85% du PIB mondial et deux tiers de la population mondiale.

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Le G20 a salué l'adhésion de l'Union africaine, qui devient ainsi le deuxième bloc régional à devenir membre permanent après l'UE (Photo fournie).

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine, s'est rendu sur les réseaux sociaux pour célébrer l'entrée de l'Union dans le G20.

«Je salue l'entrée de l'Union africaine dans le G20 en tant que membre à part entière», a écrit Mahamat sur X, la plateforme de médias sociaux anciennement connue sous le nom de Twitter.

Il a ajouté: «Cette adhésion, que nous préconisons depuis longtemps, offrira un cadre propice au renforcement du plaidoyer en faveur du continent et de sa contribution efficace à la résolution des défis mondiaux.»

L'intégration de l'UA dans le G20 est conforme à la volonté de l'Inde d'être la voix du Sud, a déclaré à Arab News Rezaul H Laskar, journaliste indien de haut rang et expert en affaires stratégiques.

«Je crois qu'il s'agit d'une décision très importante car l'UA est, après tout, un bloc de 55 pays. Il y a beaucoup de pays qui ont besoin d'avoir plus de poids dans l'architecture de la gouvernance mondiale», a-t-il indiqué.

Laskar a affirmé qu'il s'agit d'une «décision très importante et qu'il était bon de voir le président de l'Union africaine (Azali Assoumani, président des Comores) être invité à prendre sa place dès le début des discussions».

L'Inde a fait parler d'elle le premier jour du sommet malgré l'absence d'au moins un cinquième des chefs d'État et de gouvernement du G20. Les dirigeants de la Russie, de la Chine et du Mexique ont choisi de ne pas participer au sommet, tandis que le président espagnol, Pedro Sanchez, n'a pas pu s'y rendre après avoir été déclaré positif à la Covid-19.

À l'occasion de l'ouverture du premier sommet du G20 en Inde, Modi a appelé les membres à surmonter la crise de confiance dans le monde.

«Après la pandémie de la Covid-19, une énorme crise de manque de confiance s'est installée dans le monde. Les conflits ont aggravé ce manque de confiance», a-t-il insisté.

«Aujourd'hui, en tant que présidente du G20, l'Inde invite le monde entier à se rassembler et, avant tout, à transformer cette crise en une confiance mondiale. C'est le moment pour nous de marcher ensemble», a soutenu Modi.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Rubio optimistes sur l’Iran, mais Téhéran suit-il ?

Trump affirme que les négociations se déroulent très bien, tandis que Rubio déclare que la guerre est finie - mais est-ce ainsi que l'autre camp voit les choses ? (FILE/AFP)
Trump affirme que les négociations se déroulent très bien, tandis que Rubio déclare que la guerre est finie - mais est-ce ainsi que l'autre camp voit les choses ? (FILE/AFP)
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  • Marco Rubio a maintenu mercredi son affirmation selon laquelle la guerre avec l'Iran était terminée, alors même que les frappes meurtrières se poursuivaient
  • L'évaluation de M. Trump diffère nettement de celle du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré que les lignes de communication avec les États-Unis étaient toujours ouvertes, mais avec "progrès tangible"

WASHINGTON/DUBAI : Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que les négociations avec l'Iran se déroulaient "très bien" et qu'elles pourraient aboutir à des résultats au cours du week-end prochain.

"J'ai entendu dire que les négociations elles-mêmes se déroulaient très bien", a déclaré M. Trump à la presse, ajoutant à propos d'un accord potentiel : "Cela pourrait se produire (...) au cours du week-end".

Mercredi, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a maintenu son affirmation selon laquelle la guerre avec l'Iran était terminée, alors même que les frappes meurtrières se poursuivaient.

"Nous ne menons plus de frappes soutenues à l'intérieur de l'Iran pour dégrader leur armée, car la furie épique est terminée", a déclaré M. Rubio devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, affirmant que les États-Unis avaient remporté la victoire.

L'évaluation de M. Trump diffère nettement de celle du ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré que les lignes de communication avec les États-Unis étaient toujours ouvertes, mais qu'aucun "progrès tangible" n'avait été réalisé dans les négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

M. Trump a également déclaré qu'il souhaitait séparer les négociations entre les États-Unis et l'Iran de celles portant sur le conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban.

"J'aimerais les séparer, j'aimerais qu'il y ait une chose séparée, parce que c'est, c'est séparé", a déclaré M. Trump.

"Nous avons en fait parlé avec le Hezbollah pour la toute première fois", a déclaré le président américain à propos des efforts déployés pour mettre fin aux combats au Liban.

"Ils se sont mis d'accord hier pour ne pas tirer, Israël ne tirera pas, nous verrons bien", a déclaré M. Trump.

Sémantique du cessez-le-feu

Au cours de la nuit, les États-Unis ont déclaré avoir abattu des drones iraniens et frappé une station de contrôle au sol iranienne, tandis que les forces de Téhéran ont lancé des drones et des missiles en direction de plusieurs pays voisins du Golfe.

M. Trump a minimisé les échanges de tirs en déclarant : "C'est une autre partie de l'histoire : "C'est une autre partie du monde, vous savez. Je dirais que dans cette partie du monde, le cessez-le-feu, c'est quand vous tirez de manière plus modérée."

Il y a une raison à tout, et nous les avons frappés assez durement la nuit précédente, et même la nuit dernière", a déclaré M. Trump à propos des Iraniens, avant d'ajouter : "Quand on m'a expliqué que c'était une erreur, j'ai pensé que c'était une erreur : "Quand on me l'a expliqué, j'ai dit 'd'accord'".

Un cessez-le-feu est en vigueur entre les États-Unis et l'Iran depuis le début du mois d'avril, tandis qu'un autre est entré en vigueur au Liban au milieu du même mois.

Malgré cela, les affrontements entre les différentes parties au conflit se poursuivent.

La question de savoir ce qui est considéré comme un cessez-le-feu ou comme la fin de la guerre reste très discutée.

Définition de la victoire

"Nous définissons la victoire comme la destruction de leur base industrielle de défense, la réduction significative du nombre de lanceurs de missiles qu'ils possèdent, la réduction significative de leur stock de drones", a déclaré M. Rubio.

"Et nous avons atteint tous ces objectifs, en plus de détruire ce qu'il restait de leur force aérienne et d'anéantir la totalité de leur marine conventionnelle.

M. Rubio s'est heurté à une forte résistance de la part des démocrates, qui ont fait valoir que le conflit faisait toujours rage, l'Iran ayant frappé l'aéroport du Koweït mercredi, faisant un mort et 63 blessés dans le cadre d'une escalade majeure du conflit.

Bahreïn, qui, comme le Koweït, accueille une importante présence militaire américaine, a également été la cible de frappes de drones de la part de l'Iran pendant la nuit.

"On peut changer le nom de l'opération. Cela ne change rien au fait que le détroit est toujours fermé et que mes militaires, et tous nos militaires, sont toujours en danger", a déclaré Sara Jacobs, représentante de la Californie, à M. Rubio.

L'Iran pourrait être d'un autre avis

M. Rubio a fait le point sur les négociations avec l'Iran, indiquant que les stocks d'uranium hautement enrichi de la république islamique étaient au centre des discussions et que Téhéran n'avait pas encore accepté d'accord de paix.

Washington insiste sur le fait que l'Iran doit remettre son uranium enrichi de qualité quasi militaire, accepter de limiter ses activités nucléaires et rouvrir le détroit d'Ormuz pour qu'un accord de paix puisse être mis en œuvre.

"Je pense que maintenant, dans certains des documents qui ont été échangés, la question est clairement abordée, mais nous n'avons toujours pas reçu l'approbation finale de leur système ce matin", a déclaré M. Rubio à la commission de la Chambre des représentants.

L'Iran a déclaré qu'il avait besoin du déblocage de 12 milliards de dollars d'avoirs gelés avant d'entamer des discussions de fond sur son programme nucléaire, et a rejeté les commentaires antérieurs du président américain Donald Trump qui a suggéré que son stock d'uranium enrichi serait finalement détruit.

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a toutefois déclaré dans un message jeudi que les ennemis de l'Iran, après avoir été vaincus sur le champ de bataille, cherchaient maintenant à saper la résilience du public et à semer des divisions internes.

M. Khamenei a appelé à l'unité nationale face à ces menaces et a déclaré que toute action visant à susciter le pessimisme ou la frustration au sein de la population revenait à aider l'ennemi.

Le message a été lu en son nom lors des cérémonies marquant l'anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, Ruhollah Khomeini.

(Avec agences)


Niger: 49 personnes meurent de soif dans le désert après une panne de camion

Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales. (Photo d'illustration AFP)
Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales. (Photo d'illustration AFP)
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  • Les 49 personnes ont "trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka"
  • "Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile"

ABIDJAN: Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales.

Les 49 personnes ont "trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka", a indiqué sur Facebook le gouvernorat d'Agadez, qui administre cette zone, précisant que les voyageurs rentraient du Mali pour célébrer la fête de l'Aïd.

"Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de points d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile", a détaillé le gouvernorat, ajoutant que les victimes ont été inhumées dans des fosses communes.

"Deux personnes ont toutefois survécu à cette épreuve" et "ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d'atteindre une mare puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu donner l'alerte", selon la même source.

De retour du site du drame, les autorités locales ont découvert un autre camion immobilisé à plus de 60 kilomètres d'Assamaka, avec "à son bord plus de 60 personnes... bloquées depuis trois jours au cœur du désert à la suite d'une panne de batterie."

Ces voyageurs avaient quitté un site d'orpaillage malien situé à plus de 300 kilomètres de la frontière nigérienne, précise le gouvernorat dans un second communiqué.

La délégation a apporté l'assistance nécessaire pour dépanner le véhicule, permettant aux passagers de reprendre leur route, ajoute la même source.

Cette zone désertique, point de passage connu de migrants africains qui cherchent à gagner l'Europe, est régulièrement le théâtre de drames de ce type.

En 2025, au moins 35 migrants sont morts dans le désert nigérien, avait rapporté l'ONG Alarme Phone Sahara (APS).

En octobre 2013, 92 migrants nigériens (33 femmes, 52 enfants et 7 hommes) avaient péri de soif en plein désert dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne, après avoir été abandonnés par leurs passeurs à la suite de pannes de véhicules. Ils tentaient d'aller en Algérie.

Plus de 34.000 migrants ont été expulsés d'Algérie vers le Niger voisin en 2025, selon APS.


Israël annonce l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie

Israël annonce l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie
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  • Ljubljana avait reconnu l'Etat de Palestine en juin 2024
  • En avril dernier, la Slovénie avait cosigné avec l'Irlande et l'Espagne une lettre adressée à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël

JERUSALEM: Israël a annoncé jeudi l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie, se félicitant d'un réchauffement des relations avec ce pays d'Europe après le changement de gouvernement.

"Je suis fier d'annoncer qu'Israël ouvrira sa toute première ambassade à Ljubljana", a affirmé le ministre des Affaires étrangères Gidéon Saar dans un communiqué, sans préciser à quelle date.

"L'élection du Premier ministre Janez Jansa marque un nouveau chapitre dans les relations entre Israël et la Slovénie", a affirmé le ministre, évoquant les "années d'hostilité de la part du précédent gouvernement" slovène.

Ljubljana avait reconnu l'Etat de Palestine en juin 2024.

En avril dernier, la Slovénie avait cosigné avec l'Irlande et l'Espagne une lettre adressée à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

En septembre 2025, le gouvernement slovène avait annoncé avoir décidé d'interdire l'entrée sur son territoire au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rappelant que des procédures étaient en cours contre lui pour crimes de guerre et contre l'humanité à la Cour pénale internationale (CPI).

En juillet 2025, l'interdiction du commerce d'armes avec Israël avait été annoncée, en raison de la guerre dans la bande de Gaza.

Le chef de la droite nationaliste Janez Jansa, admirateur du président américain Donald Trump, a été élu Premier ministre fin mai à Ljubljana par le Parlement.

"Aujourd'hui, nous tournons une nouvelle page. Lorsque les amis d'Israël reviennent au pouvoir, Israël revient également", s'est félicité M. Saar.