Les États-Unis et les Émirats arabes unis veulent renforcer leurs liens commerciaux

Les Émirats arabes unis accueilleront la 13e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce en février 2024. (AFP)
Les Émirats arabes unis accueilleront la 13e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce en février 2024. (AFP)
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Publié le Jeudi 02 novembre 2023

Les États-Unis et les Émirats arabes unis veulent renforcer leurs liens commerciaux

  • Les relations commerciales directes concernent désormais les 50 États américains et les 7 Émirats
  • Tout au long du dialogue, les deux parties ont mis en lumière l’importance du changement climatique et sa pertinence par rapport à d’autres préoccupations et objectifs communs

LONDRES: Les États-Unis et les Émirats arabes unis (EAU) ont tenu, mercredi, leur 10e dialogue économique pour discuter du renforcement des liens commerciaux et d’investissement.

Le dialogue était coprésidé par le sous-secrétaire d’État américain à la Croissance économique, à l’Énergie et à l’Environnement, José Fernandez, et le ministre adjoint des Affaires économiques et commerciales des EAU au ministère des Affaires étrangères, Saïd al-Hajjeri.

MM. Fernandez et Al-Hajjeri «ont célébré la force remarquable du commerce et des investissements bilatéraux, soulignant que les EAU sont le plus grand partenaire commercial des États-Unis dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), achetant pour plus de 20 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro) d’exportations américaines pour la seule année 2022», déclare le département d’État dans un communiqué.

Les relations commerciales directes concernent désormais les 50 États américains et les 7 Émirats. Elles ont permis de soutenir plus de 137 000 emplois en 2022.

Saïd al-Hajjeri affirme que le total des investissements directs étrangers des EAU aux États-Unis s’élève désormais à plus de 38 milliards de dollars et soutient les emplois américains dans les industries de pointe, notamment l’aviation et les semi-conducteurs.

José Fernandez déclare que plus de 1 500 entreprises américaines sont désormais présentes aux EAU, dans des domaines allant de la construction lourde à l’énergie, en passant par la vente au détail.

Tout au long du dialogue, les deux parties ont mis en lumière l’importance du changement climatique et sa pertinence par rapport à d’autres préoccupations et objectifs communs, évoquant la tenue de la prochaine Conférence des nations unies sur les changements climatiques (COP28) aux EAU.

Les délégations ont également discuté de la santé, de l’autonomisation des femmes, de la sécurité alimentaire et énergétique et de l’économie numérique.

Le communiqué ajoute: «Le gouvernement américain a encouragé les EAU à signer la déclaration commune sur la coopération en matière de chaînes d’approvisionnement mondiales et il a proposé la signature d’un accord scientifique et technologique entre les deux pays. Dans le cadre de la coopération bilatérale dans les domaines de l’environnement et du climat, la délégation des EAU encourage le gouvernement américain à rejoindre la Mangrove Alliance for Climate.»

Concernant les efforts en cours pour surmonter les barrières commerciales et faire progresser les relations économiques, M. Al-Hajjeri souligne que les EAU accueilleront la 13e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en février 2024.

Au cours du dialogue, le groupe de travail États-Unis-EAU sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme s’est réuni pour la deuxième fois. Les membres du groupe de travail ont discuté des possibilités nouvelles et en cours pour une coopération accrue en matière de conformité financière, de sanctions internationales et de lutte contre le financement illicite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.