Centrafrique: Macron condamne les tentatives de déstabilisation

Emmanuel Macron, président de la République française. (AFP)
Emmanuel Macron, président de la République française. (AFP)
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Publié le Jeudi 24 décembre 2020

Centrafrique: Macron condamne les tentatives de déstabilisation

  • Dans ce pays très instable, des groupes armés occupent plus des deux tiers du pays et ont lancé une offensive avant la présidentielle de dimanche dont le favori est M. Touadéra tandis que la candidature de M. Bozizé a été invalidée
  • «Cette mission s’est déroulée ce jour-même et marque la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation du pays»

PARIS : Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra et a ordonné le survol du pays par des avions de chasse pour «marquer la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation», a indiqué l'Elysée.

Au cours de cet échange, le chef de l'Etat a condamné «les tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont (l'ex-président) François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en œuvre des accords de paix et à la tenue des élections» de dimanche, a précisé la présidence dans un communiqué.

Il a aussi «rappelé l'engagement constant de la France aux côtés des autorités centrafricaines et du peuple centrafricain pour contribuer aux efforts de stabilisation du pays».

Dans ce pays très instable, des groupes armés occupent plus des deux tiers du pays et ont lancé une offensive avant la présidentielle de dimanche dont le favori est M. Touadéra tandis que la candidature de M. Bozizé a été invalidée.

L'Elysée a précisé que, «à la demande du président Touadéra, et en accord avec la (force de l'ONU) Minusca», Emmanuel Macron avait «ordonné la réalisation d’une mission de survol du territoire centrafricain par des avions de chasse». 

«Cette mission s’est déroulée ce jour-même et marque la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation du pays», précise le communiqué, qui ne donne pas de détails.

L'état-major des armées a de son côté précisé qu'une patrouille «composée de deux avions de chasse Mirage (M2000D) accompagnée d’un avion ravitailleur C135FR (avait) décollé en début d'après-midi de la base aérienne projetée de N’Djamena (Tchad) pour se reposer 4 heures plus tard».

«Ce survol ou +démonstration de présence+ a été réalisé à une altitude permettant de signaler et marquer la présence des avions de combat français», selon le communiqué des armées.

MM. Macron et Touadéra ont par ailleurs «salué et marqué leur soutien aux éléments de la Minusca, qui, aux côtés des forces armées centrafricaines, ont permis d’apporter une réponse de fermeté aux tentatives de déstabilisation du pays».

La France compte quelque 300 soldats en Centrafrique, qui mènent des actions de formation des forces armées nationales et assurent si nécessaire un appui à la Minusca, forte de 11 500 hommes.

En décembre 2013, après le coup d'Etat contre le président Bozizé et l'embrasement qui avait suivi, Paris avait déployé plus d'un millier de soldats de l'opération Sangaris, sous mandat de l'ONU, pour rétablir la sécurité. Sangaris, qui a compté jusqu'à 1600 hommes, est restée en place jusqu'en 2016.

Le président Touadéra a reçu ces derniers jours des renforts militaires du Rwanda et de la Russie, qui a annoncé mardi avoir envoyé 300 instructeurs militaires supplémentaires.

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra et a ordonné le survol du pays par des avions de chasse pour «marquer la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation», a indiqué l'Elysée.

Au cours de cet échange, le chef de l'Etat a condamné «les tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont (l'ex-président) François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en œuvre des accords de paix et à la tenue des élections» de dimanche, a précisé la présidence dans un communiqué.

Il a aussi «rappelé l'engagement constant de la France aux côtés des autorités centrafricaines et du peuple centrafricain pour contribuer aux efforts de stabilisation du pays».

Dans ce pays très instable, des groupes armés occupent plus des deux tiers du pays et ont lancé une offensive avant la présidentielle de dimanche dont le favori est M. Touadéra tandis que la candidature de M. Bozizé a été invalidée.

L'Elysée a précisé que, «à la demande du président Touadéra, et en accord avec la (force de l'ONU) Minusca», Emmanuel Macron avait «ordonné la réalisation d’une mission de survol du territoire centrafricain par des avions de chasse». 

«Cette mission s’est déroulée ce jour-même et marque la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation du pays», précise le communiqué, qui ne donne pas de détails.

L'état-major des armées a de son côté précisé qu'une patrouille «composée de deux avions de chasse Mirage (M2000D) accompagnée d’un avion ravitailleur C135FR (avait) décollé en début d'après-midi de la base aérienne projetée de N’Djamena (Tchad) pour se reposer 4 heures plus tard».

«Ce survol ou "démonstration de présence" a été réalisé à une altitude permettant de signaler et marquer la présence des avions de combat français», selon le communiqué des armées.

MM. Macron et Touadéra ont par ailleurs «salué et marqué leur soutien aux éléments de la Minusca, qui, aux côtés des forces armées centrafricaines, ont permis d’apporter une réponse de fermeté aux tentatives de déstabilisation du pays».

La France compte quelque 300 soldats en Centrafrique, qui mènent des actions de formation des forces armées nationales et assurent si nécessaire un appui à la Minusca, forte de 11 500 hommes.

En décembre 2013, après le coup d'Etat contre le président Bozizé et l'embrasement qui avait suivi, Paris avait déployé plus d'un millier de soldats de l'opération Sangaris, sous mandat de l'ONU, pour rétablir la sécurité. Sangaris, qui a compté jusqu'à 1.600 hommes, est restée en place jusqu'en 2016.

Le président Touadéra a reçu ces derniers jours des renforts militaires du Rwanda et de la Russie, qui a annoncé mardi avoir envoyé 300 instructeurs militaires supplémentaires.

 


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.