CAF Awards 2023: le Maroc bien parti pour rafler la mise

Le défenseur marocain Achraf Hakimi et le milieu de terrain marocain Hakim Ziyech célèbrent leur victoire lors du match de quart de finale de la Coupe du monde 2022 entre le Maroc et le Portugal au stade Al-Thumama de Doha, le 10 décembre 2022. (Photo, Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)
Le défenseur marocain Achraf Hakimi et le milieu de terrain marocain Hakim Ziyech célèbrent leur victoire lors du match de quart de finale de la Coupe du monde 2022 entre le Maroc et le Portugal au stade Al-Thumama de Doha, le 10 décembre 2022. (Photo, Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)
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Publié le Vendredi 03 novembre 2023

CAF Awards 2023: le Maroc bien parti pour rafler la mise

  • Les CAF Awards, qui se tiendront le 11 décembre, désigneront les meilleurs joueurs africains de l’année
  • Au total, 17 Marocains ont été nommés pour les CAF Awards, et au moins un joueur marocain a été préselectionné dans chacune des sept catégories de prix

CASABLANCA: Les CAF Awards 2023 auront lieu le 11 décembre prochain à Marrakech. Ces prix permettront de désigner les meilleurs joueurs africains de l’année.

Un panel d'experts techniques de la Confédération africaine de football (CAF) va scruter les performances des joueurs du continent entre novembre 2022 et septembre 2023.

Bonne nouvelle donc pour le pays hôte de la cérémonie, puisque cette période inclut la Coupe du monde au Qatar, pendant laquelle les Lions de l’Atlas ont atteint les demi-finales, marquant l’Histoire de la compétition.

Ce n’est donc pas une surprise si dans la liste des nommés pour les CAF Awards dévoilée mercredi, figurent de nombreux représentants du football marocain. Ces derniers pourraient bien rafler la mise.

Ainsi, on retrouve au moins un Marocain dans chacune des sept catégories de prix, et le total des représentants du Maroc (joueurs, entraîneurs, clubs, équipe nationale...), s'élève à 17 nominations, toutes catégories confondues.

Le Maroc est quasi assuré d'être élu «Meilleure équipe nationale» de l'année, grâce notamment à son épopée en Coupe du Monde. Ce qui aura aussi sûrement un impact sur l’attribution du prix le plus convoité, celui de «Joueur africain de l'année», qui pourrait revenir à Achraf Hakimi.

Dans la même logique du Mondial 2022, Walid Regragui, technicien des Lions de l'Atlas, qui a réussi à créer l’exploit au Qatar, est bien parti pour le prix d’«Entraîneur de l’année». Et le prix de «Gardien de but de l’année» ne devrait pas échapper à Yassine Bounou, qui a été classé 3e meilleur gardien du monde dans le cadre du Trophée Yachine, le prix le plus prestigieux pour un gardien de but.

Concernant les clubs marocains et leurs performances sur le continent africain, la concurrence s’annonce plus rude. Quoique finaliste de la dernière édition de la Ligue des Champions de la CAF, le Wydad de Casablanca (WAC) ne devrait pas être désigné meilleur club de la saison, le vainqueur de la rencontre, le club égyptien d’Al-Ahly ayant de très grandes chances d’être récompensé.

Un peu d’espoir et une victoire en finale de la Super League de la CAF du WAC pourrait en revanche permettre à l’un de ses joueurs de gagner le prix de «Joueur interclubs de l'année». Une finale qui se jouera en deux matchs (aller, retour) contre un autre cador du continent, le Mamelodi Sundowns (Afrique du sud). Le vainqueur de la Super League de la CAF, qui confronte les meilleurs clubs de l'année, sera connu le 11 novembre.

Yahia Attiat-Allah, considéré comme l’un des meilleurs joueurs à son poste au WAC et Yahya Jabrane, auteur d’une excellente saison au milieu de terrain, seront donc très suivis dans les semaines qui viennent. 

Dans le détails, voici les joueurs marocains sélectionnés dans les différentes catégories de prix:

Joueur africain de l'année

  1. Achraf Hakimi (Maroc, Paris Saint-Germain)
  2. Azzedine Ounahi (Maroc, Olympique de Marseille)
  3. Hakim Ziyech (Maroc, Galatasaray)
  4. Sofyan Amrabat (Maroc, Manchester United)
  5. Yahya Jabrane (Maroc, Wydad Athletic Club)
  6. Yassine Bounou (Maroc, Al-Hilal)
  7. Youssef En-Nesyri (Maroc, Séville)

Gardien de but de l’année

  1. Yassine Bounou (Maroc, Al-Hilal)
  2. Youssef el-Motie (Maroc, Wydad Athletic Club)

Joueur interclubs de l'année

  1. Yahia Attiat-Allah (Maroc, Wydad Club Athletic)
  2. Yahya Jabrane (Maroc, Wydad Athletic Club)
  3. Youssef el-Motie (Maroc, Wydad Athletic Club)

Jeune joueur de l’année

  1. Abdessamad Ezzalzouli (Maroc, Bétis Séville)
  2. Bilal el-Khannous (Maroc, KRC Genk)

Entraîneur de l’année

  1. Walid Regragui (Maroc)

Club de l’année

  1. Raja Club Athletic (Maroc)
  2. Wydad Athletic Club (Maroc)

Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.