L’Afex à Riyad pour faire partie de l’avenir de la ville

Créé il y a vingt ans pour développer les relations entre les deux pays, les communautés d'affaires, promouvoir les entreprises et améliorer la coopération, le Cafs compte aujourd'hui deux cents membres, à la fois des entreprises saoudiennes et françaises. (Photo fournie).
Créé il y a vingt ans pour développer les relations entre les deux pays, les communautés d'affaires, promouvoir les entreprises et améliorer la coopération, le Cafs compte aujourd'hui deux cents membres, à la fois des entreprises saoudiennes et françaises. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 14 novembre 2023

L’Afex à Riyad pour faire partie de l’avenir de la ville

  • Le vice-président de la Cafs a invité les agences d'architecture françaises à rejoindre l’organisme et à s’implanter dans le Royaume pour faciliter les partenariats
  • «Nous venons en Arabie saoudite parce que nous comprenons l'ampleur et l'ambition de ses projets, et nous voulons en faire partie»

RIYAD: Dans le cadre de la journée des architectes français organisée par Business France, les membres de l'association Architectes français à l’export (Afex) ont rencontré des représentants du Conseil d'affaires franco-saoudien (Cafs) et plusieurs entités saoudiennes.

L’événement, organisé à Riyad, met en lumière l'avenir de la ville, les projets ambitieux en phase avec la Vision 2030, et le potentiel pour de futurs partenariats franco-saoudiens.

«Nous venons en Arabie saoudite parce que nous comprenons l'ampleur et l'ambition de ses projets, et nous voulons en faire partie», déclare Madeleine Houbart, secrétaire générale de l'Afex.

Créé il y a vingt ans pour développer les relations entre les deux pays, les communautés d'affaires, promouvoir les entreprises et améliorer la coopération, le Cafs compte aujourd'hui deux cents membres, à la fois des entreprises saoudiennes et françaises.

«Le Cafs s'engage à couvrir différentes industries, notamment la santé, l’industrie pharmaceutique, la défense et la sécurité, l’agroalimentaire, l'énergie, l'eau et l'environnement, la mobilité et la logistique, entre autres», indique Faiz Alelweet, vice-président du Cafs.

Les architectes français offrent leur expertise dans la construction et la conception d'expériences de vente au détail 2.0, d'unités résidentielles et d'espaces de bureau, de divertissements, d'hôtellerie et de soins de santé, avec des projets réalisés à l’échelle mondiale.

De la rencontre avec l'Autorité de développement de Diriyah Gate (DGDA), au ministère saoudien de la Culture, en passant par les représentants de Red Sea Global, entre autres, un thème commun semble s’imposer: la préservation du patrimoine. Comment concilier tradition et modernité, comment préserver l'héritage de la ville enraciné dans les styles Salmani et Najdi, tout en lui insufflant une touche contemporaine, en accord avec les aspirations du pays.

Dans ce contexte, divers projets, notamment des projets de conception et d'urbanisme, sont ouverts aux propositions, attirant des talents internationaux.

M. Alelweet a invité les participants à rejoindre le Cafs et à s’implanter dans le Royaume pour faciliter les partenariats, conformément à la demande saoudienne de voir les entreprises internationales établir leurs sièges régionaux à Riyad. Cette démarche vise à sécuriser les contrats gouvernementaux dans le pays et à participer aux projets de la Vision 2030.

À cette fin, Business France agit en tant qu'intermédiaire entre les acteurs français et saoudiens.

L'agence gouvernementale française chargée de promouvoir les entreprises françaises à l'étranger accompagne ces dernières dans leur processus d'expansion internationale, d'accès au marché, de construction de réseaux et d'établissement de leur présence à Riyad.

L'édition 2023 des «Journées franco-saoudiennes de l'architecture» a vu la participation de plusieurs entreprises françaises, telles que: Rougerie+Tanagram, Richez Associes, PCA Stream, Maison Edward François, Unanime, Setec bâtiment, Terrel, AW2 et bien d’autres.

La délégation française a participé à une série de rencontres, favorisant ainsi la promotion des compétences françaises en matière de projets urbains et architecturaux.

L'événement a abordé plusieurs sujets: la durabilité en tant que pratique plutôt que comme un ajout; la création d'un espace propice aux meilleures pratiques facilitant une société axée sur l'ingénierie; la création d'une communauté d'innovation basée sur la recherche et le partage des connaissances; la simplification de la réglementation; l'assurance de la formation continue dans l'industrie; le renforcement du cycle de l'idéation à la mise en œuvre ou à la commercialisation et les tests d'impact, ainsi que l'engagement de la communauté.

L'objectif est de renforcer les partenariats franco-saoudiens dans le domaine, tout en intégrant la formation professionnelle comme un facteur important dans cet échange, en accueillant des stagiaires architectes saoudiens au sein des agences françaises.

Il est également question d'établir une présence encore plus importante de l'Afex dans le Royaume, avec l’Agence française pour le développement d’AlUla (AfAlula) comme exemple type de collaboration réussie.


« Marché stratégique » : PepsiCo souligne le rôle de l’Arabie saoudite dans sa croissance mondiale

Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Djeddah. (Fourni)
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  • PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché stratégique majeur, avec des investissements continus et un fort alignement sur la Vision 2030
  • L’entreprise accélère l’innovation (IA, R&D, produits sans sucre) pour répondre à l’évolution des consommateurs et renforcer sa croissance régionale

RIYAD : PepsiCo considère l’Arabie saoudite comme un marché « stratégique » offrant des opportunités croissantes d’investissement et d’innovation, alors que le Royaume demeure une cible clé pour l’entreprise.

La société affirme s’être étroitement alignée sur les objectifs à long terme du Royaume, en s’appuyant sur une présence qui s’étend sur près de sept décennies.

« Nous opérons dans le Royaume depuis presque 70 ans », a déclaré Eugene Willemsen, PDG des boissons internationales chez PepsiCo, à Arab News. « Nous avons immédiatement adopté la Vision 2030 dès son lancement et avons clairement indiqué que nous voulions en faire partie, mais aussi y contribuer activement. »

Il a souligné plusieurs domaines dans lesquels PepsiCo a élargi son rôle, notamment en renforçant l’intégration des talents saoudiens et féminins, en faisant évoluer son portefeuille de produits et en soutenant des initiatives favorisant des modes de vie plus actifs.

« Nous nous voyons comme un contributeur à la Vision 2030… et nous nous réjouissons de continuer à le faire avec l’ensemble de nos activités en Arabie saoudite », a-t-il ajouté. 

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Le PDG des boissons internationales chez PepsiCo, Eugene Willemsen, à Riyad. (Fourni)

L’Arabie saoudite est l’un des marchés les plus importants de PepsiCo à l’échelle mondiale, soutenu par de solides capacités locales et des partenariats de longue date.

« C’est un marché très important pour PepsiCo. C’est un marché stratégique pour nous », a déclaré Willemsen. « Nous disposons de capacités très solides et avancées en marketing, dans les domaines commerciaux et dans la chaîne d’approvisionnement, que nous pouvons exploiter à l’échelle de notre réseau international. »

Il a également mis en avant le rôle des partenaires d’embouteillage locaux, évoquant des relations « qui remontent à plusieurs décennies » et offrant des « capacités exceptionnelles » au bénéfice de l’ensemble du système PepsiCo.

L’entreprise emploie environ 9 000 personnes dans ses opérations en Arabie saoudite et a continué d’étendre sa présence locale. Parmi les investissements récents figure un nouveau centre de recherche et développement dans le quartier financier King Abdullah à Riyad, développé en collaboration avec son activité snacks.

« Il s’agit d’un investissement d’environ 30 millions de riyals saoudiens (8 millions de dollars) », a précisé Willemsen, ajoutant que ce centre vise à développer des produits adaptés aux besoins locaux et potentiellement intégrant des cultures locales, avec des applications pouvant s’étendre à l’ensemble du Moyen-Orient.

L’évolution des préférences des consommateurs influence également la stratégie de PepsiCo dans le Royaume, notamment avec une demande croissante pour des options plus saines.

« Nous avons fortement mis l’accent sur les offres sans sucre ici en Arabie saoudite, et nous avons observé un changement significatif vers le zéro sucre », a-t-il expliqué. « Les consommateurs, tous âges et profils confondus, recherchent des options permettant de réduire leur consommation de sucre. »

Parallèlement, l’hydratation est une priorité majeure, notamment en raison du climat du Royaume. Willemsen a évoqué des opportunités d’élargir les produits contenant des électrolytes, destinés aussi bien aux consommateurs actifs qu’à un usage quotidien.

PepsiCo intensifie également l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses opérations, de l’agriculture au développement de produits.

« Nous voulons être parmi les leaders dans l’adoption de l’IA dans le secteur des biens de consommation », a déclaré Willemsen. « L’IA permet de tester et valider des concepts beaucoup plus rapidement, de développer des produits plus vite et de les lancer plus rapidement sur le marché. »

Il a précisé que l’IA est utilisée dans les opérations agricoles mondiales de l’entreprise pour aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation de l’eau, l’application d’engrais et les rendements.

Concernant les chaînes d’approvisionnement, Willemsen a indiqué que l’entreprise se concentre sur le renforcement de la résilience locale face à la volatilité mondiale.

« Notre objectif à travers le monde est de créer des chaînes d’approvisionnement aussi locales que possible », a-t-il déclaré. « Nous avons développé une grande résilience et agilité pour faire face à différents scénarios. »

Malgré l’incertitude mondiale, il s’est dit confiant quant aux perspectives à long terme du marché saoudien.

« Le marché saoudien est en lui-même très résilient », a-t-il affirmé. « Parce qu’il évolue rapidement, il continue d’offrir des opportunités d’innovation et de réponse aux besoins changeants des consommateurs. »

Il a ajouté : « Il existe une forte résilience intrinsèque en Arabie saoudite, ce qui nous donne confiance dans le fait que ce pays continuera à croître et à prospérer. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’euro numérique, un enjeu stratégique de souveraineté européenne

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ? (AFP)
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  • À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines
  • Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis

PARIS: Derrière l’écrasante majorité des paiements par carte en Europe se cachent deux acteurs américains incontournables : Visa et Mastercard. Cette dépendance structurelle du système de paiement européen a récemment été mise en lumière par un épisode aux répercussions politiques et juridiques sensibles.

À la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale, plusieurs juges de l’institution ont été visés par des sanctions américaines. Résultat : certains se sont retrouvés dans l’incapacité d’utiliser leurs cartes bancaires, y compris sur le territoire européen, révélant la portée extraterritoriale du système financier dominé par les États-Unis.

Cet incident illustre les vulnérabilités de l’Europe en matière de souveraineté financière. Pour y remédier, l’Union européenne accélère ses travaux sur un projet d’euro numérique. Cette monnaie digitale, émise directement par la Banque centrale européenne, ambitionne de garantir une autonomie accrue face aux infrastructures de paiement étrangères et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions extérieures.

Mais le projet suscite des inquiétudes au sein du secteur bancaire. Les établissements privés redoutent une migration des dépôts vers cette monnaie publique, qui pourrait réduire leurs ressources et, par conséquent, leurs revenus liés aux services bancaires.

Dans un contexte où près d’un Européen sur dix détient déjà des actifs numériques décentralisés, la question demeure : l’euro numérique parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative crédible et à renforcer l’indépendance financière de l’Europe ?


Dispositif pour les carburants: la France «n'a pas les moyens d'amortir les crises», estime Larcher

Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre français de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Roland Lescure, s'adresse à la presse à l'issue d'un conseil des ministres consacré à l'énergie, à l'Hôtel de Matignon à Paris, le 21 avril 2026. (Photo : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
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  • "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher
  • "Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN

PARIS: Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé mercredi que la France "n'a pas les moyens d'amortir les crises" au lendemain de la présentation par le Premier ministre Sébastien Lecornu d'un "dispositif d'accompagnement" pour les "grands rouleurs" touchés par la hausse du prix du carburant.

"Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà surendetté et surfiscalisé", a affirmé sur BFMTV Gérard Larcher.

"Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories", a expliqué le président du Sénat, écartant une baisse de la TVA comme le demande le RN.

Il a tenu Emmanuel Macron pour responsable de cette situation: "On paye le quoi qu'il en coûte, on paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique, on n'a pas réformé l'État", a-t-il expliqué. "C'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron", a-t-il souligné, estimant que le chef de l'Etat a laissé la France en situation "d'hypoxie".

Sur la situation financière du pays, Gérard Larcher a précisé que le Sénat, contrôlé par une majorité de droite et du centre, présentera pour le budget 2027 "une proposition au gouvernement (...) à la fin du mois de juin".

L'exécutif a annoncé mardi une aide à trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs", et le renforcement du soutien aux pêcheurs et agriculteurs.