En Israël, des milliers de manifestants accentuent la pression sur Netanyahou

Des manifestants se rassemblent près de la résidence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 4 novembre 2023 pour réclamer sa destitution, sur fond de guerre avec le Hamas (Photo, AFP).
Des manifestants se rassemblent près de la résidence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem le 4 novembre 2023 pour réclamer sa destitution, sur fond de guerre avec le Hamas (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 05 novembre 2023

En Israël, des milliers de manifestants accentuent la pression sur Netanyahou

  • À Jérusalem, des centaines de personnes se sont rassemblées devant la résidence du Premier ministre
  • Des participants se sont dit déterminés à camper devant le ministère jusqu'au retour des otages

TEL AVIV: Une manifestation des familles et soutiens des otages enlevés par le Hamas a rassemblé samedi soir plusieurs milliers de personnes à Tel-Aviv exigeant du Premier ministre Benjamin Netanyahou davantage d'efforts pour leur libération, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Près d'un mois après les attaques meurtrières du mouvement islamiste palestinien contre Israël le 7 octobre, plusieurs centaines de personnes ont également manifesté à Jérusalem pour exiger la démission de M. Netanyahou qu'ils jugent "responsable et coupable" des défaillances dans la gestion du pays.

Les attaques ont causé la mort de 1.400 personnes en Israël, majoritairement des civils, et au moins 240 personnes ont été prises en otage, selon les autorités israéliennes. Dans la bande de Gaza pilonnée depuis sans répit par l'armée israélienne, près de 9.500 personnes, essentiellement des civils, ont été tuées d'après le ministère de la santé du Hamas.

"Les familles des otages et des disparus ne rentreront pas chez elles tant que tous les otages ne seront pas chez eux", affirme le Forum des familles des otages et disparus qui a appelé au rassemblement à Tel-Aviv, devant le ministère de la Défense.

"J'attends et j'exige de mon gouvernement qu'il change d'approche", a lancé Hadas Kalderon, dont cinq membres de sa famille ont été enlevés.

Nouveau jour de guerre 

"Chaque jour, je me réveille pour un nouveau jour de guerre. Une guerre pour la vie de mes enfants", a dit Mme Kalderon.

Des participants se sont dit déterminés à camper devant le ministère jusqu'au retour des otages.

Dans l'après-midi, un membre du gouvernement a été hué lors d'une rencontre avec les familles à Tel-Aviv, selon des images de la chaîne Channel 12.

La pression internationale s'accroît sur le gouvernement israélien pour qu'il accepte un cessez-le-feu humanitaire à Gaza, mais les proches des otages font de leur libération une condition sine qua non.

À Jérusalem, des centaines de personnes se sont rassemblées devant la résidence du Premier ministre aux cris de "Démission maintenant" ou encore "7 octobre, responsable et coupable".

"Après un mois de deuil, c'est la plus importante manifestation contre Netanyahou", a affirmé à l'AFP Yoev Lotem, un participant âgé de 64 ans.

D'autres portaient des T-shirts imprimés du visage du Premier ministre maculé de sang ou des autocollants le qualifiant de "Crime minister" (ministre du crime).

"Nous voulons un vote pour nous débarrasser de Netanyahou. J'espère que les manifestations vont se poursuivre et s'amplifier", a déclaré à l'AFP Netta Tzin, 39 ans, s'estimant "trahie" par l'action du Premier ministre.

Les attaques du 7 octobre ont encore fragilisé Benjamin Netanyahou, qui détient en Israël le record de longévité au poste de Premier ministre et faisait déjà face depuis plusieurs mois à une contestation massive contre sa réforme judiciaire.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.