La Russie tire un missile sur Kiev après une période de calme

Des soldats de la 1re brigade de la Garde nationale ukrainienne Bureviy (ouragan) s’entraînent lors d’un entraînement au combat sur un terrain d’entraînement militaire dans le nord de l’Ukraine, le 8 novembre 2023 (Photo, AP).
Des soldats de la 1re brigade de la Garde nationale ukrainienne Bureviy (ouragan) s’entraînent lors d’un entraînement au combat sur un terrain d’entraînement militaire dans le nord de l’Ukraine, le 8 novembre 2023 (Photo, AP).
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Publié le Samedi 11 novembre 2023

La Russie tire un missile sur Kiev après une période de calme

  • «Après une longue pause de 52 jours, l'ennemi a repris ses attaques de missiles sur Kiev», a déclaré chef de l'administration militaire de la capitale ukrainienne
  • Des journalistes de l'AFP dans le centre de Kiev ont entendu deux fortes explosions et vu des traces dans le ciel à l'aube

KIEV: Un missile a visé Kiev samedi, mettant fin à près de deux mois de calme relatif pour la capitale ukrainienne, les régions de la ligne de front faisant face quant à elles une vague nocturne d'attaques de drones russes.

L'Ukraine redoute une recrudescence d'attaques de ce genre avec l'arrivée du froid, après les frappes de l'hiver dernier qui avaient visé le réseau énergétique ukrainien, laissant des milliers de personnes sans chauffage ni électricité pendant de longues périodes.

"Après une longue pause de 52 jours, l'ennemi a repris ses attaques de missiles sur Kiev!", a déclaré chef de l'administration militaire de la capitale ukrainienne Sergiy Popko sur la messagerie Telegram. Il a précisé qu'une attaque par un missile avait eu lieu samedi matin.

Des journalistes de l'AFP dans le centre de Kiev ont entendu deux fortes explosions et vu des traces dans le ciel à l'aube. Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti peu après.

Aucune victime ni dégât matériel n'a été signalé dans la capitale durant la matinée de samedi.

Interrogé pour savoir pourquoi l'alerte n'avait été donnée qu'après l'explosion, un porte-parole de l'aviation militaire a déclaré à la télévision que "les missiles balistiques volent extrêmement vite, et ne sont pas aussi visibles que les missiles de croisière sur les radars".

L'armée de l'air ukrainienne cherche à déterminer si la capitale a été visée par un missile balistique Iskander, ou par un missile anti-aérien S-400.

Le président Volodymyr Zelensky a déclaré mardi que l'Ukraine avait déployé davantage de systèmes de défense anti-aériens occidentaux pour faire face à de nouvelles attaques hivernales sur ses réseaux énergétiques.

La défense ukrainienne avait abattu du missile au dessus de Kiev le 21 septembre dernier. La chute des débris de l'engin avait fait sept blessés, dont un enfant.

Deux missiles ont frappé un champ entre deux zones résidentielles dans la région du grand Kiev, a fait savoir le chef de l'administration militaire régionale Ruslan Kravchenko. Cinq immeubles d'habitation ont été endommagés, avec des toits et des vitres brisés, a-t-il ajouté.

Attaques de drones 

D'autres régions d'Ukraine ont dû faire face à des attaques par drones entre vendredi soir et samedi à 03h00 locales (01H00 GMT).

L'Ukraine déclare avoir abattu 19 des 31 drones lancés par la Russie dans la nuit

L'Ukraine a déclaré samedi avoir abattu environ les deux tiers des 31 drones d'attaque lancés dans la nuit, principalement sur les zones de la ligne de front, par Moscou, qui a également ciblé la capitale Kiev dans la matinée.

"Dix-neuf drones d'attaque Shahed-136/131 ont été détruits. Les occupants russes ont envoyé la plupart des drones d'attaque vers les zones de la ligne de front", a déclaré l'armée de l'air, ajoutant que la Russie avait aussi utilisé plusieurs missiles.

L'Ukraine s'attend à une recrudescence d'attaques de ce genre cet hiver, après les frappes de l'hiver dernier qui avaient visé le réseau énergétique ukrainien, laissant des milliers de personnes sans chauffage ni électricité pendant de longues périodes.

Le ministre de l'Energie German Galushchenko a affirmé dans un entretien à Politico qu'il "serait juste" de cibler les infrastructures pétrolières et gazières de la Russie si le réseau électrique ukrainien se retrouvait à nouveau visé par des attaques massives.

Sur le terrain, les soldats ukrainiens font face à des assauts russes autour de la ville d'Avdiivka, sur la ligne de front, mais ils "tiennent fermement" leurs positions dans ce secteur de l'est du pays, a assuré le commandant de l'armée ukrainienne Oleksandr Tarnavskyi.

Les responsables ukrainiens ont affirmé cette semaine qu'ils se préparaient à une troisième vague d'attaques des forces russes, qui ont lancé l'assaut sur Avdiivka il y a un mois environ.

Au cours des dernières 24 heures, deux personnes ont été tuées et huit autres blessées dans le sud à Kherson, a par ailleurs déclaré le gouverneur Oleksandr Produkin.


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.

 

 


Après sa marche arrière sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de paix» à Davos

Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
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  • Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix"
  • A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an

DAVOS: Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué.

Après des semaines de déclarations agressives, le président américain, invité au Forum économique mondial, a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland. Il a levé ses menaces douanières autant que militaires.

Jeudi, M. Trump, qui s'autoproclame faiseur de paix, doit participer à 10H30 (09H30 GMT) dans la station huppée des Alpes suisses à une cérémonie de signature de la charte fondatrice d'un "Conseil de paix" à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.

Cette instance avait initialement été conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.

Ticket d'entrée à un milliard 

Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été "chargé d'étudier" la proposition américaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir qu'il avait accepté de siéger.

La France a dit "non" tandis que d'autres alliés clés des Etats-Unis, notamment le Royaume-Uni, également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exprimé leur scepticisme face à ce "Conseil de paix". Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite ou le Qatar.

Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s'y rallier, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l'administration Trump aux journalistes.

"Je pense que c'est le meilleur conseil jamais formé", s'est vanté Donald Trump mercredi lors d'une rencontre avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui fait partie de ceux ayant accepté l'invitation.

Le président américain ne cache pas sa frustration de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix, alors qu'il affirme régulièrement avoir mis fin à huit guerres, un bilan contesté.

Rencontre avec Zelensky 

L'invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l'Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.

Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix".

A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky s'est dit "inquiet" mardi d'une perte d'attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s'emparer du Groenland.

Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l'Otan Mark Rutte "le cadre d'un futur accord concernant le Groenland".

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour trouver un accord sur le Groenland, a cependant déclaré à l'AFP M. Rutte.

La porte-parole de l'Otan, Allison Hart a précisé que "le secrétaire général n'avait proposé aucun compromis sur la souveraineté" du Danemark.

Le Danemark souhaite poursuivre "un dialogue constructif avec ses alliés" à propos du Groenland et de la sécurité dans l'Arctique mais dans le respect de son "intégrité territoriale", a affirmé de son côté la Première ministre danoise Mette Frederiksen.


Le chef de la diplomatie saoudienne rencontre ses homologues français et néerlandais à Davos

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane participe au Forum économique mondial annuel
  • Il a signé un accord de coopération avec la ministre équatorienne des Affaires étrangères

LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a tenu plusieurs réunions avec ses homologues étrangers mercredi, en marge du Forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse.

Il s’est entretenu avec Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, afin d’évoquer les derniers développements régionaux ainsi que les efforts conjoints visant à renforcer la sécurité et la stabilité.

Le prince Faisal a également discuté des relations du Royaume avec l’Équateur lors d’une rencontre avec Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères. Les deux responsables ont passé en revue la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et signé un accord destiné à renforcer les relations entre les deux pays.

Mardi soir, il a par ailleurs échangé avec le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, au sujet des principaux enjeux régionaux et internationaux.

D’autres responsables saoudiens ont pris part à ces rencontres, notamment l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, ainsi que Mohammed Al-Yahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com