Irak: 192 familles rapatriées du camp d'Al-Hol en Syrie

Une photo montre le camp Al-Hol, dirigé par les Kurdes, qui accueille des proches de combattants présumés de Daesh dans le gouvernorat d'Hasakeh, au nord-est de la Syrie (Photo, AFP).
Une photo montre le camp Al-Hol, dirigé par les Kurdes, qui accueille des proches de combattants présumés de Daesh dans le gouvernorat d'Hasakeh, au nord-est de la Syrie (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 12 novembre 2023

Irak: 192 familles rapatriées du camp d'Al-Hol en Syrie

  • Près de 50.000 personnes vivent dans le camp délabré et surpeuplé d'Al-Hol, sous administration kurde
  • Il s'agit de déplacés syriens, de réfugiés irakiens et de plus de 10.000 étrangers originaires d'une soixantaine de pays

BAGDAD: Au moins 192 familles irakiennes, soit 776 personnes, ont quitté le camp syrien d'Al-Hol, qui abrite notamment les proches de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), pour rentrer en Irak, a annoncé dimanche un responsable sécuritaire irakien.

La veille, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait confirmé le départ d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, des bus transportant ces familles irakiennes. A leur arrivée en Irak, ces ressortissants sont retenus plusieurs semaines, voire plusieurs mois, dans le camp d'Al-Jadaa, avant de pouvoir retrouver leur région d'origine.

Près de 50.000 personnes vivent dans le camp délabré et surpeuplé d'Al-Hol, sous administration kurde. Il s'agit de déplacés syriens, de réfugiés irakiens et de plus de 10.000 étrangers originaires d'une soixantaine de pays, des familles de djihadistes de l'EI.

S'exprimant sous le couvert de l'anonymat, un haut responsable de sécurité irakien a confirmé le retour de "192 familles, soit 776 personnes", précisant que le ministère des Migrations et des déplacés irakien coordonnait ces rapatriements avec les autorités semi-autonomes kurdes du nord-est de la Syrie.

Modérer l’hostilité 

Le retour en Irak de proches de jihadistes continue de faire polémique parmi une population dont une partie a été martyrisée pendant trois ans par les exactions de l'EI, organisation ultra-radicale qui a occupé jusqu'à un tiers du territoire irakien à partir de 2014 et jusqu'en 2017.

Pour modérer l'hostilité qui peut attendre ces familles rentrant de Syrie, elles sont d'abord hébergées à Jadaa où, selon des responsables, elles suivent "une réhabilitation psychologique" visant à s'assurer qu'elles ne posent aucun danger jihadiste, outre des vérifications sécuritaires.

Malgré les défis, l'Irak est un des rares pays à rapatrier avec régularité ses ressortissants d'Al-Hol, un engagement salué tant par l'ONU que par les Etats-Unis.

Plus de 1.500 familles irakiennes ont été transférées d'Al-Hol vers Jadaa, annonçait début novembre le conseiller à la sécurité nationale irakienne, Qassem al-Aaraji, cité par l'agence de presse étatique INA. Il précisait que 900 familles avaient déjà été autorisées à rentrer chez elles.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com