Une religieuse catholique devient un «symbole de la spiritualité philippine» en choisissant de rester à Gaza

Des personnes traversent le poste-frontière de Rafah dans le sud de la bande de Gaza avant d’entrer en Égypte, le 1er novembre 2023. (AFP)
Des personnes traversent le poste-frontière de Rafah dans le sud de la bande de Gaza avant d’entrer en Égypte, le 1er novembre 2023. (AFP)
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Publié le Lundi 13 novembre 2023

Une religieuse catholique devient un «symbole de la spiritualité philippine» en choisissant de rester à Gaza

  • Jusqu’à présent, 111 ressortissants Philippins ont été évacués vers l’Égypte par le poste-frontière de Rafah
  • Vingt-six Philippins se trouvent toujours à Gaza, selon le ministère des Affaires étrangères

MANILLE: Une religieuse catholique qui a catégoriquement refusé de quitter son église dans la ville de Gaza et qui restera probablement la dernière ressortissante philippine là-bas, symbolise la spiritualité et la solidarité philippines, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères philippin.

Sur les 137 Philippins bloqués à Gaza depuis qu’Israël a commencé à bombarder quotidiennement l’enclave densément peuplée le mois dernier, les autorités ont jusqu’à présent évacué 111 personnes vers l’Égypte par le poste-frontière de Rafah.

Le deuxième groupe, formé de 41 Philippins et de sept Palestiniens évacués de Gaza, est arrivé à Manille dimanche soir, quelques jours seulement après l’arrivée du premier groupe dans la capitale philippine, certains ayant été contraints de laisser derrière eux les membres de leur famille.

La plupart des Philippins de Gaza sont des résidents permanents, dont les deux tiers sont des Philippins palestiniens qui sont nés ou ont grandi dans la région.

Parmi les 26 Philippins qui se trouvent toujours à Gaza figure une religieuse catholique de 63 ans, membre de la congrégation religieuse des Missionnaires de la Charité, qui refuse d’être évacuée depuis le début des attaques, son église dans l’enclave assiégée étant devenue un refuge pour des centaines de personnes.

«Elle est avec les Missionnaires de la Charité (...) Elles ne partiront pas. Après tout, elles croient que (ce qu’elles font) est spirituel», a indiqué Eduardo De Vega, sous-secrétaire aux Affaires étrangères, à Arab News. «Elle sera la dernière Philippine à Gaza, et est un symbole de la spiritualité philippine et de la façon dont nous prions pour la solidarité avec ceux qui souffrent, et pour la paix dans le monde.» 

M. De Vega a assuré que la religieuse était «en sécurité jusqu’à présent. Bien que l’ambassade des Philippines en Jordanie soit restée en contact avec la religieuse, elle leur demande seulement de «prier pour elle».

Le gouvernement philippin œuvre toujours à évacuer ses autres ressortissants dans la bande de Gaza, où plus de 11 100 civils palestiniens ont été tués.

Les efforts d’évacuation des ressortissants étrangers ont été retardés par la poursuite des bombardements israéliens, qui ont entraîné la suspension du transit au poste-frontière de Rafah, seul point d’entrée dans la bande de Gaza qui ne soit pas directement contrôlé par Tel-Aviv.

Certains Philippins restés à Gaza ne veulent pas partir parce qu’ils se sentent attachés à cet endroit, tandis que d’autres ont choisi de rester parce que leurs conjoints palestiniens ne pourraient pas les rejoindre, selon M. De Vega. «Nous essayons toujours de les convaincre de partir (...) Nous espérons pouvoir tous les évacuer», a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.