Le développement durable au menu des ministres des Finances de l'Apec

La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a insisté lundi sur la nécessité pour les pays de l'Asie-Pacifique de coopérer (Photo, AFP).
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a insisté lundi sur la nécessité pour les pays de l'Asie-Pacifique de coopérer (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 14 novembre 2023

Le développement durable au menu des ministres des Finances de l'Apec

  • Les 21 membres de l'Apec sont réunis à San Francisco pour leur sommet annuel, qui jusqu'à samedi.
  • Ces accords définissent des conditions pour que des pays riches s'engagent à aider financièrement la transition énergétique des pays en développement.

SAN FRANCISCO: La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a insisté lundi sur la nécessité pour les pays de l'Asie-Pacifique de coopérer pour financer la lutte contre le réchauffement climatique, de la transition énergétique aux crédits carbone.

"Nous devons nous engager sur la voie d'une croissance durable, en protégeant notre planète tout en fournissant à nos économies l'énergie propre dont elles ont besoin pour se développer", a-t-elle déclaré en ouverture de la réunion des ministres des Finances de la région.

Les 21 membres de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec) sont réunis à San Francisco pour leur sommet annuel, qui jusqu'à samedi.

Après plusieurs années consacrées à la reprise post-pandémie, 2023 a été une "année charnière" pour l'Apec, a noté Janet Yellen, car elle a permis aux gouvernements de se reconcentrer sur "l'avancement des réformes budgétaires pour construire nos économies sur le long terme".

Au cours des échanges entre ministères cette année, "nous avons identifié des politiques visant à accroître la qualité et la quantité de l'offre de main-d'œuvre, à renforcer les infrastructures publiques et à investir dans la recherche et le développement durable", a souligné la ministre de l'Economie et des Finances de Joe Biden.

Elle a aussi évoqué des discussions sur "la manière de financer des transitions énergétiques efficaces et effectives tout en soutenant les individus et les communautés les plus vulnérables", citant en exemple les "Partenariat pour une transition énergétique juste" (JETP) mis en place au Vietnam et en Indonésie.

Ces accords définissent des conditions pour que des pays riches s'engagent à aider financièrement la transition énergétique des pays en développement.

Crédits carbone

Le JETP pour l’Indonésie, la première économie d'Asie du sud-est, a ainsi été dévoilé l’an passé. Il prévoit un financement public et privé jusqu'à 20 milliards de dollars en échange du plafonnement des émissions du secteur de l'électricité d’ici 2030 et de l'atteinte du niveau zéro d'émission en 2050.

Janet Yellen a aussi cité parmi les priorités les marchés volontaires des crédits carbone et la "manière dont les autorités peuvent contribuer à améliorer leur intégrité".

Les crédits carbone, qui permettent aux entreprises de compenser leurs émissions de CO2 et de promouvoir des vols aériens et toutes sortes de produits comme "neutres en carbone", sont de plus en plus décriés.

"L'absence de normes, de régulations et de rigueur sur le marché volontaire des crédits carbone est très inquiétante" et ceux-ci ne doivent pas "miner les efforts réels de réduction des émissions", avait déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors de la 27e conférence de l'ONU-Climat l'année dernière.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.