Selon un ancien haut responsable américain, «Israël commet des crimes de guerre»

Josh Paul, ancien directeur du Bureau des affaires parlementaires et publiques du Bureau des affaires politico-militaires du Département d'État américain (Photo, AFP).
Josh Paul, ancien directeur du Bureau des affaires parlementaires et publiques du Bureau des affaires politico-militaires du Département d'État américain (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Selon un ancien haut responsable américain, «Israël commet des crimes de guerre»

  • «La critique d'Israël est souvent considérée comme un sujet tabou dans la politique américaine, et surtout au Congrès», affirme Josh Paul
  • Il avait fait sensation à Washington lors de sa démission le mois dernier

WASHINGTON: Un ancien haut responsable du département d'Etat américain considère qu'Israël commet "des crimes de guerre à Gaza" et a fustigé lors d'un entretien mercredi avec l'AFP le manque de "critique" de la politique des Etats-Unis envers son allié.

Josh Paul, qui a travaillé au sein du bureau chargé de superviser les livraisons d'armes aux alliés des Etats-Unis, avait fait sensation à Washington lors de sa démission le mois dernier.

Il avait alors critiqué la politique américaine de livraisons d'armes à certains pays, accusant des responsables politiques de fermer les yeux.

"La critique d'Israël est souvent considérée comme un sujet tabou dans la politique américaine, et surtout au Congrès", affirme Josh Paul, directeur pendant 11 ans des relations publiques et parlementaires au bureau des affaires politico-militaires du département d'Etat.

"Cela dissuade des responsables politiques américains de dire en public ce qu'ils pensent en privé", juge celui a claqué la porte du département d'Etat le mois dernier.

Ce sont les bombardements israéliens sur la bande de Gaza qui l'ont poussé à démissionner car, selon lui, "il était clair - et nous l'avons vu - que (les armes américaines) allaient être utilisées pour tuer des civils".

Indignation

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque du Hamas d'une ampleur et d'une violence jamais vues depuis la création d'Israël en 1948. Environ 1.200 personnes ont été tuées, selon les autorités israéliennes, en grande majorité des civils massacrés ce jour-là.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza. L'armée pilonne sans relâche le petit territoire palestinien assiégé et a lancé une opération terrestre le 27 octobre.

Les bombardements israéliens ont tué 11.500 personnes, majoritairement des civils, parmi lesquels 4.650 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Malgré l'indignation internationale face à la riposte d'Israël, Washington continue de soutenir fermement son allié du Proche-Orient.

Manifestations

Josh Paul considère que le transfert d'armes américaines à des pays dont le bilan en matière des droits de l'homme a toujours suscité un débat au département d'Etat, jusqu'à l'attaque sanglante du Hamas, le 7 octobre.

"Il n'y avait aucun espace de discussion ou de débat sur le sujet, alors que ça avait été toujours le cas pour les autres enjeux auxquels j'ai été confronté."

L'ancien responsable a ajouté que les règles limitant les livraisons d'armes sont peu contraignantes ce qui permet aux décideurs politiques, de manière "délibérée", "de ne simplement pas trancher" si l'armée israélienne a violé les droits humains dans la bande de Gaza ou non.

Des manifestations et des débats à propos de la guerre en cours ont éclaté partout à travers les Etats-Unis, en particulier sur les campus universitaires, et les actes antisémites et islamophobes ont augmenté, d'après le ministère de la Justice.

Josh Paul estime que les niveaux de division au sein de l'administration américaine, y compris parmi les élus, sont comparables aux tensions ayant précédé l'invasion de l'Irak en 2003.

Il ajoute toutefois que, selon lui, la plupart des fonctionnaires ne pouvaient pas se permettre de démissionner, sous peine "de voir leur carrière brisée" pour s'être positionnés sur ce conflit.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.