Royaume-Uni: Rébellion au Labour au sujet du conflit entre Israël et le Hamas

Keir Starmer, chef du Parti travailliste britannique, s'exprime lors de la période de questions du Premier ministre, à la Chambre des communes à Londres, en Grande-Bretagne, le 15 novembre 2023 (Photo, Reuters).
Keir Starmer, chef du Parti travailliste britannique, s'exprime lors de la période de questions du Premier ministre, à la Chambre des communes à Londres, en Grande-Bretagne, le 15 novembre 2023 (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Royaume-Uni: Rébellion au Labour au sujet du conflit entre Israël et le Hamas

  • Le dirigeant du Labour défend le principe de  «pauses» humanitaires plutôt qu'un cessez-le-feu
  • Le conflit entre Israël et Gaza ravive les divisions au Labour que Keir Starmer a réunifié et recentré

LONDRES: Le parti travailliste britannique voit les divisions internes s'accentuer au sujet du conflit entre Israël et le Hamas, une cinquantaine de ses députés ayant bravé mercredi une consigne de vote édictée par son chef, Keir Starmer.

Le dirigeant du Labour, que les sondages placent en bonne position pour devenir le futur Premier ministre du Royaume-Uni, défend le principe de  "pauses" humanitaires plutôt qu'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, bombardée par l'armée israélienne en représailles à l'attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre.

Mercredi, les députés de la Chambre des Communes devaient se prononcer sur deux amendements, l'un déposé par la direction du Labour et appelant à des pauses humanitaires, et un autre, déposé par le parti indépendantiste écossais SNP, appelant à un cessez-le feu.

En amont du vote, Keir Starmer, que certains dans ses rangs accusent d'avoir une position trop pro-israélienne, avait donné comme consigne à ses troupes de soutenir son amendement et de s'abstenir sur celui du SNP.

Et il avait prévenu que si des membres de l'équipe dirigeante ne respectait pas cette consigne, ils seraient considérés comme ayant démissionné de leur poste.

Laisser prospérer l'antisémitisme

Les deux amendements ont été rejetés - le parti conservateur possédant une large majorité - mais 56 députés du Labour ont bravé la consigne en votant en faveur de l'amendement appelant à un cessez-le-feu. Et trois membres de l'équipe dirigeante du parti ont annoncé leur démission.

"Je regrette que certains collègues se soient sentis incapables de soutenir la position ce soir. Mais je voulais être clair sur ce que je défends et ce que je défendrai", a réagi après le vote le chef du parti travailliste.

Israël s'est engagé à détruire le Hamas en réponse à ses attaques du 7 octobre, qui ont tué environ 1.200 personnes, pour la plupart des civils, et emmené 240 otages à Gaza, selon les autorités israéliennes.

En représailles, les bombardements israéliens ont fait plus de 11.000 morts, majoritairement des civils, parmi lesquels 4.710 enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas.

Le conflit entre Israël et Gaza ravive les divisions au sein du Labour, que Keir Starmer a réunifié et recentré après avoir succédé en 2020 au très à gauche Jeremy Corbyn, qui avait été accusé d'avoir laisser prospérer l'antisémitisme au sein du parti.

Des dizaines d'élus locaux (sur les 6.500 que compte le Labour) ont démissionné ces dernières semaines, et plusieurs membres du "shadow cabinet" (équipe rapprochée de Keir Starmer) ont aussi affirmé ou partagé sur les réseaux sociaux une position divergente avec celle de leur chef sur le conflit.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.