Une voiture percute une barrière près de l'ambassade d'Israël à Tokyo: un homme arrêté, un policier blessé

Ce Japonais sans emploi et âgé de 53 ans a été arrêté dans l'immédiat pour "entrave à l'exercice des fonctions" d'un agent dépositaire de l'autorité publique, a ajouté ce porte-parole interrogé par l'AFP. (AFP).
Ce Japonais sans emploi et âgé de 53 ans a été arrêté dans l'immédiat pour "entrave à l'exercice des fonctions" d'un agent dépositaire de l'autorité publique, a ajouté ce porte-parole interrogé par l'AFP. (AFP).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Une voiture percute une barrière près de l'ambassade d'Israël à Tokyo: un homme arrêté, un policier blessé

  • Vers 10H55 du matin (01H55 GMT), "le suspect, qui conduisait une mini-voiture, a soudainement tourné à gauche et foncé sur un policier d'une vingtaine d'années qui patrouillait pour l'ambassade d'Israël"
  • Ce Japonais sans emploi et âgé de 53 ans a été arrêté dans l'immédiat pour "entrave à l'exercice des fonctions" d'un agent dépositaire de l'autorité publique, a ajouté ce porte-parole interrogé par l'AFP

TOKYO: Une voiture a percuté jeudi une barrière près de l'ambassade israélienne à Tokyo, blessant légèrement un policier japonais en faction, et le suspect, qui conduisait le véhicule, a été aussitôt arrêté, a confirmé à l'AFP la police locale.

Vers 10H55 du matin (01H55 GMT), "le suspect, qui conduisait une mini-voiture, a soudainement tourné à gauche et foncé sur un policier d'une vingtaine d'années qui patrouillait pour l'ambassade d'Israël", a déclaré un porte-parole de la police.

Ce Japonais sans emploi et âgé de 53 ans a été arrêté dans l'immédiat pour "entrave à l'exercice des fonctions" d'un agent dépositaire de l'autorité publique, a ajouté ce porte-parole interrogé par l'AFP.

"Nous soupçonnons que nous étions la cible que visait cette voiture-bélier", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'ambassade israélienne, située à une petite centaine de mètres de l'intersection où l'incident s'est produit.

Le mobile restait cependant incertain à l'heure actuelle, la police se refusant à tout commentaire à ce sujet.

Selon certains médias nippons, le suspect serait membre d'un groupe japonais d'extrême droite, une frange politique qui n'est généralement pas critique à l'égard d'Israël ni antisémite.

"J'ai entendu un très fort bruit et je suis sorti pour vérifier", a déclaré un employé d'un restaurant voisin interrogé par la chaîne de télévision publique japonaise NHK.

"J'ai alors vu un policier blessé et qui souffrait près d'une barrière de circulation. Il semblait saigner", a ajouté ce témoin.

Représentations israéliennes en alerte maximale

Des pays du monde entier ont renforcé la sécurité autour des missions diplomatiques israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

Le 14 octobre, un employé de l'ambassade d'Israël à Pékin a été agressé au couteau et le suspect, un ressortissant étranger, a été arrêté par la police chinoise.

Une bombe artisanale a aussi explosé le 21 octobre près de l'ambassade d'Israël à Nicosie (Chypre), sans faire de victimes et en causant des dégâts mineurs. Quatre personnes ont été arrêtées aussitôt après les faits.

Après une campagne de bombardements massifs, Israël a lancé le 27 octobre une vaste offensive terrestre dans la bande de Gaza pour y "anéantir" le Hamas, qui a perpétré une attaque d'une ampleur inédite sur le territoire israélien le 7 octobre, faisant 1.200 victimes, essentiellement civiles, selon l'Etat hébreu.

Selon le Hamas, la riposte de l'armée israélienne a déjà causé la mort de quelque 11.500 personnes à Gaza, pour la plupart des civils, parmi lesquels 4.710 enfants.

Le Japon a fermement et rapidement condamné l'attaque initiale du Hamas du 7 octobre, mais a ensuite aussi appelé Israël à une certaine retenue dans ses opérations militaires à Gaza et à la mise en place de "pauses humanitaires" sur ce territoire palestinien, comme les autres pays membres du G7 et depuis mercredi aussi le Conseil de sécurité de l'ONU.

Jeudi, en réponse à l'opération menée par l'armée israélienne à l'hôpital al-Chifa à Gaza, le ministère japonais des Affaires étrangères s'est dit "profondément indigné" par les dommages considérables infligés aux civils.

Des manifestations citoyennes à petite échelle ont aussi été organisées à Tokyo ces dernières semaines, y compris devant l'ambassade israélienne, pour appeler à un cessez-le-feu à Gaza.


Niger: 49 personnes meurent de soif dans le désert après une panne de camion

Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales. (Photo d'illustration AFP)
Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales. (Photo d'illustration AFP)
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  • Les 49 personnes ont "trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka"
  • "Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile"

ABIDJAN: Quarante-neuf ressortissants nigériens sont morts de soif dans le désert, dans la zone frontalière entre l'Algérie, le Niger et le Mali, après la panne du camion qui les transportait, ont indiqué jeudi les autorités locales.

Les 49 personnes ont "trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka", a indiqué sur Facebook le gouvernorat d'Agadez, qui administre cette zone, précisant que les voyageurs rentraient du Mali pour célébrer la fête de l'Aïd.

"Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de points d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile", a détaillé le gouvernorat, ajoutant que les victimes ont été inhumées dans des fosses communes.

"Deux personnes ont toutefois survécu à cette épreuve" et "ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d'atteindre une mare puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu donner l'alerte", selon la même source.

De retour du site du drame, les autorités locales ont découvert un autre camion immobilisé à plus de 60 kilomètres d'Assamaka, avec "à son bord plus de 60 personnes... bloquées depuis trois jours au cœur du désert à la suite d'une panne de batterie."

Ces voyageurs avaient quitté un site d'orpaillage malien situé à plus de 300 kilomètres de la frontière nigérienne, précise le gouvernorat dans un second communiqué.

La délégation a apporté l'assistance nécessaire pour dépanner le véhicule, permettant aux passagers de reprendre leur route, ajoute la même source.

Cette zone désertique, point de passage connu de migrants africains qui cherchent à gagner l'Europe, est régulièrement le théâtre de drames de ce type.

En 2025, au moins 35 migrants sont morts dans le désert nigérien, avait rapporté l'ONG Alarme Phone Sahara (APS).

En octobre 2013, 92 migrants nigériens (33 femmes, 52 enfants et 7 hommes) avaient péri de soif en plein désert dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne, après avoir été abandonnés par leurs passeurs à la suite de pannes de véhicules. Ils tentaient d'aller en Algérie.

Plus de 34.000 migrants ont été expulsés d'Algérie vers le Niger voisin en 2025, selon APS.


Israël annonce l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie

Israël annonce l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie
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  • Ljubljana avait reconnu l'Etat de Palestine en juin 2024
  • En avril dernier, la Slovénie avait cosigné avec l'Irlande et l'Espagne une lettre adressée à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël

JERUSALEM: Israël a annoncé jeudi l'ouverture de sa première ambassade en Slovénie, se félicitant d'un réchauffement des relations avec ce pays d'Europe après le changement de gouvernement.

"Je suis fier d'annoncer qu'Israël ouvrira sa toute première ambassade à Ljubljana", a affirmé le ministre des Affaires étrangères Gidéon Saar dans un communiqué, sans préciser à quelle date.

"L'élection du Premier ministre Janez Jansa marque un nouveau chapitre dans les relations entre Israël et la Slovénie", a affirmé le ministre, évoquant les "années d'hostilité de la part du précédent gouvernement" slovène.

Ljubljana avait reconnu l'Etat de Palestine en juin 2024.

En avril dernier, la Slovénie avait cosigné avec l'Irlande et l'Espagne une lettre adressée à la Commission européenne pour réclamer un réexamen de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

En septembre 2025, le gouvernement slovène avait annoncé avoir décidé d'interdire l'entrée sur son territoire au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rappelant que des procédures étaient en cours contre lui pour crimes de guerre et contre l'humanité à la Cour pénale internationale (CPI).

En juillet 2025, l'interdiction du commerce d'armes avec Israël avait été annoncée, en raison de la guerre dans la bande de Gaza.

Le chef de la droite nationaliste Janez Jansa, admirateur du président américain Donald Trump, a été élu Premier ministre fin mai à Ljubljana par le Parlement.

"Aujourd'hui, nous tournons une nouvelle page. Lorsque les amis d'Israël reviennent au pouvoir, Israël revient également", s'est félicité M. Saar.


Guerre au Moyen-Orient: Trump subit un camouflet au Congrès, Khamenei doit s'exprimer jeudi

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  • Sans attendre un éventuel accord, la résolution votée par la Chambre des représentants ordonne un retrait des troupes américaines engagées depuis fin février contre la République islamique
  • Elle n'a qu'une portée symbolique en raison du droit du veto du président américain

KOWEIT: Donald Trump a jugé mercredi possible que les discussions avec l'Iran aboutissent ce week-end, malgré la reprise des attaques dans le Golfe et le camouflet infligé par les députés américains qui ont voté en faveur de la fin de guerre.

Une déclaration du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est attendue jeudi, au moment où les négociations entre Washington et Téhéran patinent en dépit de la confiance affichée par le président américain.

"On me dit que les négociations se passent très bien (...) Qui sait (...), cela (la fin des discussions) pourrait être ce week-end", a-t-il encore assuré mercredi dans le Bureau ovale, sans exclure qu'elles échouent.

Sans attendre un éventuel accord, la résolution votée par la Chambre des représentants ordonne un retrait des troupes américaines engagées depuis fin février contre la République islamique. Elle n'a qu'une portée symbolique en raison du droit du veto du président américain.

Mais son adoption, avec quatre voix d'élus républicains, confirme le mécontentement suscité aux Etats-Unis par un conflit qui a fait grimper les prix de l'énergie.

Pressé de trouver une porte de sortie, Donald Trump a déjà laissé entrevoir plusieurs fois ces derniers jours un accord proche, sans résultat tangible, tandis que sur le terrain de nouveaux affrontements entre l'Iran et les Etats-Unis dans le Golfe fragilisent le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

Téhéran a en outre averti du risque de "reprise à grande échelle de la guerre" dans la région en cas d'attaque contre Beyrouth, menace brandie par Israël dans le cadre de son offensive au Liban contre le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.

"Des messages ont été échangés concernant la nécessité de mettre fin à l'agression contre Beyrouth mais aucun progrès tangible n'a été réalisé dans le processus de négociation", a dit le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans une interview à la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen rapportée par l'agence iranienne Tasnim.

Attaques contre le Koweït 

Alors que des frappes israéliennes ont fait au moins 10 morts mercredi dans le pays, le Liban et Israël se sont mis d'accord dans la soirée sur "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, jusqu'ici tenue à l'écart.

Mais cette trêve est conditionnée à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah, qui rejette ces pourparlers et a encore revendiqué des attaques contre des positions israéliennes dans le sud du Liban dans la nuit de mercredi à jeudi.

Donald Trump a déclaré vouloir "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Autre point d'achopement: le sort de l'uranium enrichi par l'Iran, que les Etats-Unis et Israël accusent de vouloir se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran réfute.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a assuré devant une commission parlementaire que la question de l'uranium enrichi était "clairement abordée" avec l'Iran, concédant toutefois que Téhéran n'avait pas donné son feu vert.

Missiles et drones 

Donald Trump a déclaré mercredi qu'il "aimerait rencontrer" Mojtaba Khamenei, dont une déclaration écrite attendue jeudi, 37e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini.

Cette commémoration, qui donne lieu à une grande cérémonie, coïncide cette année avec l'une des principales fêtes chiites célébrée en masse dans les rues.

Elle intervient alors que les hostilités ont repris ces derniers jours, en particulier autour du détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les hydrocarbures verrouillée par Téhéran. Ces nouvelles attaques ont fait remonter les cours du pétrole à près de 100 dollars, après une détente la semaine dernière.

Le Koweït a accusé mercredi l'Iran d'une attaque meurtrière (un mort et 63 blessés) contre son aéroport, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont démenti avoir attaqué l'aéroport. Ils ont affirmé avoir ciblé une base aérienne au Koweït, et le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn en riposte à une attaque américaine sur l'île Qeshm, et à celle d'un pétrolier iranien.

Le Koweït a dit avoir été visé au total mercredi par 13 missiles balistiques et 17 drones iraniens.

"Les explosions se succédaient et étaient très proches des zones résidentielles. Pour la première fois, les enfants ont ressenti la gravité de la situation", a raconté à l'AFP Hassan Sheikh, un Pakistanais de 40 ans habitant non loin de l'aéroport.