Séisme de magnitude 6,7 dans le sud des Philippines: deux morts

Un plafond effondré dans un centre commercial de la ville de General Santos, à moins de 100 kilomètres de l'épicentre (Photo, AFP).
Un plafond effondré dans un centre commercial de la ville de General Santos, à moins de 100 kilomètres de l'épicentre (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 17 novembre 2023

Séisme de magnitude 6,7 dans le sud des Philippines: deux morts

  • Un homme et son épouse sont morts écrasés par l'effondrement d'un mur en béton
  • Le tremblement de terre a été ressenti sur une grande partie de l'île montagneuse

MANILLE: Un séisme de magnitude 6,7 a frappé le sud des Philippines vendredi, faisant deux morts et causant des destructions, a annoncé la police.

Le tremblement de terre s'est produit au large de la province de Sarangani, sur l'île de Mindanao, à une profondeur de 78 km à 8H14 GMT, a indiqué l'Institut américain d'études géologiques (USGS). Le séisme n'a pas déclenché d'alerte au tsunami.

Un homme et son épouse sont morts écrasés par l'effondrement d'un mur en béton devant une entreprise de la filière bois près de la ville de General Santos où le couple travaillait, a indiqué la police locale.

"Le mur leur est tombé dessus", a déclaré à l'AFP le caporal Christopher Larano.

Le tremblement de terre a été ressenti sur une grande partie de l'île montagneuse.

"Je pense que c'est le tremblement de terre le plus fort que j'aie jamais connu", a déclaré à l'AFP Keeshia Leyran, 27 ans, depuis Davao City, à environ 200 km de l'épicentre, où elle assistait à une conférence.

"Les gens autour de moi ont paniqué et se sont précipités pour sortir en courant", a-t-elle raconté, "il y a des centaines de personnes qui assistent à l'événement, donc j'ai eu plus peur d'une bousculade pour être honnête".

Terrifiés 

Une photo partagée sur Facebook et vérifiée par l'AFP montre un plafond effondré dans une galerie commerciale à General Santos, à moins de 100 km de l'épicentre.

Une vidéo montre des clients terrifiés dans un autre centre commercial de General Santos en train de s'abriter sous les tables d'un restaurant fast-food au moment où l'immeuble est ébranlé par des secousses et des morceaux du plafond tombent sur le sol.

"Nous étions au deuxième étage, et la seule chose que nous pouvions faire était de nous cacher sous les tables", a raconté Gregorio Narajos, 34 ans, qui a filmé la scène.

"J'ai vu des matériaux tombant du plafond. Lorsque nous sommes sortis, nous avons vu des fissures et des débris à l'extérieur", a ajouté ce témoin.

Une trentaine d'étudiants d'un établissement universitaire situé à proximité ont été soignés pour des difficultés respiratoires dues à la panique provoquée par le séisme, a déclaré Adrian Imbong, des services d'urgence médicale de General Santos.

Le capitaine Giecarrjune Villarin de la police municipale de Sarangani a indiqué que lui même et ses collègues ont fui leur immeuble situé à une trentaine de km au sud-est du séisme. Mais aucune perte ou dégâts ne lui ont été signalés.

Des tremblements de terre se produisent quotidiennement aux Philippines, l'archipel se situant sur la "ceinture de feu" du Pacifique, une zone d'activité sismique et volcanique intense qui s'étend du Japon au bassin du Pacifique en passant par l'Asie du Sud-Est.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.