L'Arabie saoudite parmi les cinq premiers donateurs du fonds d'aide aux victimes du tremblement de terre en Turquie

Des tentes installées pour accueillir les personnes déplacées à la suite d'un violent tremblement de terre, à Adiyaman, dans le sud-est de la Turquie, le 25 mars 2023 (Photo, AFP).
Des tentes installées pour accueillir les personnes déplacées à la suite d'un violent tremblement de terre, à Adiyaman, dans le sud-est de la Turquie, le 25 mars 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 01 avril 2023

L'Arabie saoudite parmi les cinq premiers donateurs du fonds d'aide aux victimes du tremblement de terre en Turquie

  • Les Nations unies lèvent un quart de milliard de dollars pour le fonds alloué aux victimes du tremblement de terre en Turquie
  • Le 6 février, un tremblement de terre de magnitude 7,8 a fait plus de 50 000 morts en Turquie et près de 6 000 en Syrie, laissant des villes entières en ruines

RIYAD: Le Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies a remercié vendredi l'Arabie saoudite et les autres pays donateurs qui ont contribué à réunir plus d'un quart de l'appel éclair lancé par les Nations Unies à la suite des tremblements de terre dévastateurs survenus en Turquie, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les Nations unies ont déclaré avoir recueilli 268 millions de dollars américains (1 dollar américain = 0,92 euro) en réponse à l'appel de fonds humanitaire d'un milliard de dollars pour les opérations de secours en Turquie, à la suite du tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu le 6 février et de ses répliques qui ont dévasté des zones entières du sud-est de la Turquie et des parties de la Syrie ravagée par la guerre.

Le porte-parole du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), Jens Laerke, a déclaré que 27% de l'appel avait été financé et que les principaux donateurs étaient l'Arabie saoudite, les États-Unis, le Koweït, la Commission européenne et le Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires des Nations unies, tout en exhortant les pays à apporter leur soutien et à contribuer au financement de cet appel.

Il a indiqué que l'aide venait en soutien à la réponse menée par le gouvernement turc, ajoutant que 9 millions de personnes avaient été directement touchées par les tremblements de terre et que 3 millions de personnes avaient été déplacées.

Le 16 février, les Nations unies ont lancé un appel de fonds d'un milliard de dollars pour aider plus de cinq millions de personnes en Turquie et un appel éclair jumelé pour la Syrie afin d'aider les survivants au cours des trois premiers mois. Ce dernier a recueilli 364 millions de dollars sur les 398 millions demandés.

Les Nations unies et d'autres agences humanitaires ont distribué à plus de 4,1 millions de personnes des articles ménagers de base et des vêtements, et ont de même distribué à 3 millions de personnes une aide alimentaire d'urgence, tandis que plus de 700 000 personnes ont reçu une aide afin d’améliorer leurs conditions de vie, notamment des tentes, des unités de logement d'urgence et des outils pour réparer les tentes, a indiqué Laerke.

Il a signalé que 1,6 million de personnes ont reçu une aide en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement et qu'environ 1 million de litres d'eau potable ont été livrés.

Le porte-parole de l'agence humanitaire des Nations unies a souligné que le ministère turc de la Santé avait reçu 4,6 millions de doses de vaccins et 16 cliniques mobiles, ainsi que des médicaments et des fournitures médicales pour la santé génésique et le traitement des traumatismes et des blessures.

«Nous sommes maintenant engagés dans la phase d'urgence humanitaire, où nous examinons les besoins des survivants», a déclaré Laerke aux journalistes à Genève.

 

Avec l'AFP

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".