Borne présente le nouveau plan du gouvernement contre les violences aux enfants

La cheffe du gouvernement a rencontré des écoutants de l'association d'aide aux victimes L'enfant bleu, à Issy-les-Moulineaux. (Photo, AFP)
La cheffe du gouvernement a rencontré des écoutants de l'association d'aide aux victimes L'enfant bleu, à Issy-les-Moulineaux. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 21 novembre 2023

Borne présente le nouveau plan du gouvernement contre les violences aux enfants

  • La Première ministre a visité dans la matinée l'Office central pour les mineurs (Ofmin), chargé de coordonner l'activité opérationnelle des services de police et de gendarmerie, à Nanterre
  • Le 10 novembre, lors des Assises des Départements de France, Élisabeth Borne a appelé à une «mobilisation générale pour l'enfance protégée»

PARIS: Visite de terrain puis réunion ministérielle, Elisabeth Borne présente lundi le nouveau plan du gouvernement contre les violences faites aux enfants pour 2023-2027, à l'occasion de la journée internationale des droits de l'enfant.

Avant de présider dans l'après-midi à Matignon le troisième Comité interministériel à l'enfance (CIE), la Première ministre a visité dans la matinée l'Office central pour les mineurs (Ofmin), chargé de coordonner l'activité opérationnelle des services de police et de gendarmerie, à Nanterre.

"Il faut affirmer haut et fort que nous entendons les victimes. Il faut donner un coup pour donner le sentiment qu'on casse la reproduction des violences", a déclaré la secrétaire d'État à l'Enfance, Charlotte Caubel, lors de cette visite durant laquelle Élisabeth Borne a échangé avec les équipes.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui les accompagnait a assuré que sur la question des cyberviolences aux mineurs, la France est "un peu seule". Il a souhaité "qu'on se batte au niveau européen pour que des directives et règlements protègent un peu moins les libertés individuelles" et davantage les enfants.

Ensuite, la cheffe du gouvernement a rencontré des écoutants de l'association d'aide aux victimes L'enfant bleu, à Issy-les-Moulineaux.

Moyens élargis

Le CIE, instance lancée en novembre 2022 pour se doter d'une "vision transversale de la politique de l'enfance", doit se tenir en présence de onze membres du gouvernement. Deux thèmes prioritaires ont été définis: le plan 2023-2027 contre les violences, qui succède au plan lancé en 2020, et le renforcement de l'action de l'État en faveur des enfants protégés et vulnérables.

Le plan annoncé lundi pourrait revoir l'objectif du nombre d'enquêteurs de l'Ofmin, annoncé lors du premier Comité interministériel de novembre 2022 et comptant actuellement 35 enquêteurs. Le plan pourrait également revoir les moyens alloués à la prévention de ces violences, notamment s'agissant des plateformes des numéros d'appel et d'écoute.

Le gouvernement devrait par ailleurs créer dix postes de délégués départementaux "dédiés au pilotage de la protection de l'enfance", recrutés à titre expérimental pour être les interlocuteurs des conseils départementaux, selon Matignon.

Deuxième thème abordé lundi: l'action de l'État en faveur des enfants protégés et vulnérables. Le 10 novembre, lors des Assises des Départements de France, Élisabeth Borne a appelé à une "mobilisation générale pour l'enfance protégée", un dossier brûlant pour ces collectivités, et dans leurs rapports avec l’État.

Près de 370.000 enfants font l'objet d'une mesure de protection au titre de l'aide sociale à l'enfance (ASE), dont les services sont, depuis les grandes lois de décentralisation de 1982 et 1983, passés sous l'autorité et la responsabilité du président du conseil départemental.

La Première ministre avait évoqué "de nouveaux engagements" à concrétiser lundi lors du CIE, "en particulier en matière de santé ou de scolarité" pour ces enfants.

Par ailleurs, Mme Borne devrait annoncer lundi un nouveau "pack autonomie jeune majeur" pour les jeunes sortant de l'ASE à 18 ans, comprenant notamment un "coup de pouce financier" désormais automatique de 1.500 euros versé à la majorité.

L'organisation de ce comité interministériel survient après la publication d'un rapport très attendu de la Ciivise, commission notamment chargée de lutter contre l'inceste. Dans un entretien au JDD, Charlotte Caubel a assuré que la Commission devrait continuer à exister avec "une nouvelle feuille de route", alors que les associations craignent pour la pérennité de cet organisme.


Liban: Barrot réplique à l'ambassadeur israélien à Washington

Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
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  • S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations"
  • Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

BERLIN: Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias.

S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien.

Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

"Il est apparemment déterminé à réduire au maximum le nombre de pays partenaires dont le Liban aura besoin pour se redresser", a-t-il encore grincé, en marge de la conférence internationale sur le Soudan à Berlin.

Il a aussi suggéré au diplomate israélien de se tenir éloigné "des micros et des caméras de télévision".

Sur le fond, il s'est dit "satisfait" que le gouvernement israélien ait répondu  "à la demande de la France" en saisissant "la main tendue" par Beyrouth afin de "parvenir à consolider un cessez-le-feu, à engager de manière coordonnée un processus de désarmement du Hezbollah, puis à régler le différend qui oppose les deux pays depuis des décennies".

Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, en particulier depuis que la France a reconnu un Etat palestinien.

 

 


Interpellation en Espagne de Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat

Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
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  • Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix
  • Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille

MARSEILLE: Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

L'homme de 39 ans, au lourd cursus délinquant, était en fuite et a été condamné en son absence par la cour d'assises d'Aix-en-Provence à une peine de 25 ans de réclusion pour son implication dans un double assassinat commis en 2019 sur fond de rivalités entre trafiquants de drogue.

Les circonstances de son interpellation n'ont pas été précisées.

Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix.

Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille mais qui a progressivement étendu son influence, Amine Oualane, a bénéficié d'un acquittement.

Le quotidien La Provence rapportait par ailleurs fin 2024 l'implication de Walid Bara dans un trafic de stupéfiants implanté dans le 15e arrondissement de Marseille. Identifié comme le "patron" de ce trafic, le cas de Walid Bara avait néanmoins été disjoint d'un procès fin 2024.

Interpellé en juillet 2021 et mis en examen dans quatre affaires dont trois de règlements de comptes, il avait été remis en liberté en mai 2024 après une succession de vices de procédure, selon le quotidien.


Armement: Macron et le président indonésien Prabowo discutent d'un renforcement des liens dans la défense

Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
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  • Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou
  • L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France

JAKARTA: Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi.

Prabowo Subianto a été reçu mardi par son homologue Emmanuel Macron à l'Elysée, et ont "discuté du renforcement de la coopération stratégique", selon un communiqué du gouvernement indonésien.

"Cela inclut l'acquisition d'équipements militaires et le renforcement de l'industrie de la défense", précise le document, citant la France comme un partenaire stratégique de l'Indonésie en Europe.

Les dirigeants sont également convenus de coopérer en matière de "transition énergétique et de développement des énergies nouvelles et renouvelables", peut-on y lire.

Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou.

L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto, l'Indonésie cherche à rajeunir son équipement militaire vieillissant.

Lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Jakarta l'année dernière, le ministre français des Armées de l'époque, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'Indonésie avait signé une lettre d'intention pour l'achat de nouveaux avions Rafale à la société française Dassault Aviation, sans préciser les chiffres ni le calendrier.

Selon lui, l'Indonésie s'est également engagée à acheter des frégates légères et des sous-marins Scorpène, ainsi que des obusiers Caesar et des munitions au groupe franco-allemand KNDS.

Lundi, le président indonésien s'est entretenu pendant cinq heures avec Vladimir Poutine au Kremlin, d'où il s'est envolé directement pour Paris, selon la même source.

Les deux ont discuté du "renforcement de leur partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales et du développement industriel national".

Prabowo Subianto, qui s'est récemment rendu en Corée du Sud et au Japon, multiplie les visites à l'étranger.

Jakarta défend une position diplomatique non alignée. Le pays a rejoint l'an dernier le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents, aux côtés de la Chine et de la Russie. L'Indonésie fait également partie du "Conseil de Paix" de Donald Trump.