Mohammed VI invité par Netanyahou à se rendre en Israël

Cette combinaison d'images de fichiers créées le 10 décembre 2020 montre Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g), le président américain Donald Trump (c) et le roi du Maroc Mohammed VI (d). (Tasos Katopodis, Maya Alleruzzo, Document / Getty images Amérique du nord /Pool / Palais Royal du Maroc /AFP)
Cette combinaison d'images de fichiers créées le 10 décembre 2020 montre Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g), le président américain Donald Trump (c) et le roi du Maroc Mohammed VI (d). (Tasos Katopodis, Maya Alleruzzo, Document / Getty images Amérique du nord /Pool / Palais Royal du Maroc /AFP)
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Publié le Vendredi 25 décembre 2020

Mohammed VI invité par Netanyahou à se rendre en Israël

  • Trois jours après la visite d'une délégation israélienne à Rabat pour signer une série d'accords officialisant la normalisation négociée sous l'égide des États-Unis, le roi du Maroc invité en Israël
  • Le Maroc est devenu le quatrième pays arabe à annoncer une normalisation de ses relations avec l'État hébreu cette année, après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan

JERUSALEM : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a invité le roi du Maroc Mohammed VI en Israël au cours d'un entretien téléphonique deux semaines après l'annonce de la normalisation des relations entre les deux pays, a indiqué vendredi le bureau du chef du gouvernement.

Cet appel intervient trois jours après la visite d'une délégation israélienne à Rabat pour signer une série d'accords officialisant la normalisation négociée sous l'égide des États-Unis. 

Le roi Mohammed VI s'est de son côté "félicité de la réactivation des mécanismes de coopération (...) et de la reprise des contacts réguliers, dans le cadre de relations diplomatiques pacifiques et amicales", selon un communiqué du cabinet royal, qui ne fait pas mention de l'invitation du Premier ministre israélien.

Le Maroc est devenu le quatrième pays arabe à annoncer une normalisation de ses relations avec l'État hébreu cette année, après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan.

"Les dirigeants se sont félicités mutuellement de la reprise des liens entre leurs deux pays, de la signature d'une déclaration commune avec les Etats-Unis et d'accords entre les deux pays", a indiqué le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué. 

"En plus de cela, les mécanismes pour appliquer ces accords ont été déterminés", est-il ajouté. 

Pendant cet entretien "amical", M. Netanyahu a invité le souverain marocain à venir en Israël tandis que Mohammed VI a lui rappelé "les liens chaleureux (existant) entre les juifs marocains et les expatriés marocains en Israël", selon le communiqué israélien.

"Le Premier ministre a dit que tout Israël était enthousiaste concernant la paix entre les pays", est-il indiqué dans le texte.

Le roi du Maroc a lui réitéré sa position sur la question palestinienne, à savoir son soutien à la création d'un Etat palestinien au côté de l'Etat hébreu, selon son cabinet.

Quatre accords bilatéraux ont été signés mardi entre Israël et le Maroc, centrés sur les liaisons aériennes directes, la gestion de l'eau, les connexions des systèmes financiers et un accord d'exemption de visa pour les diplomates. 

Israël et le Maroc doivent également rouvrir leurs bureaux diplomatiques. Le Maroc avait fermé son bureau de liaison à Tel Aviv en 2000 au début de la seconde intifada palestinienne.

Le Maroc abrite la plus importante communauté juive d'Afrique du Nord, avec quelques 3.000 personnes. Environ 700.000 juifs d'origine marocaine vivent en Israël.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.