Discriminations à l'embauche: vers l'adoption à l'Assemblée d'un texte pour généraliser «les testings»

La Défenseure des droits Claire Hédon participe à une réunion le jour de l'inauguration du centre d'appel "Anti-discrimination" au siège du médiateur de France à Paris, le 12 février 2021 (Photo de Ludovic MARIN, AFP).
La Défenseure des droits Claire Hédon participe à une réunion le jour de l'inauguration du centre d'appel "Anti-discrimination" au siège du médiateur de France à Paris, le 12 février 2021 (Photo de Ludovic MARIN, AFP).
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Publié le Mercredi 22 novembre 2023

Discriminations à l'embauche: vers l'adoption à l'Assemblée d'un texte pour généraliser «les testings»

  • Composé de trois articles, le texte prévoit la création d'un service, placé sous la tutelle du Premier ministre, qui ferait partie de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme
  • Auditionnée à l'Assemblée nationale le 9 novembre, la Défenseure des droits Claire Hédon a salué les initiatives prises par ce texte, pointant tout de même ses limites

PARIS: Les députés devraient approuver dans la semaine du 4 décembre un texte visant à lutter contre les discriminations à l'embauche, en systématisant les "tests statistiques et individuels" dans les entreprises, après son adoption en commission des lois.

"Nombre de nos concitoyens qui se voient refuser un emploi ou un logement décident de changer de nom, de mentir sur leur âge ou sur leur adresse", a souligné en commission des lois mardi soir le député Marc Ferracci (Renaissance), rapporteur de la proposition de loi, décriant cette "violence symbolique".

L'élu des Français de l'étranger avait annoncé il y a plusieurs mois travailler sur le sujet du "testing", cette pratique visant à faire constater, afin qu'elle soit sanctionnée, toute forme de discrimination.

Cette proposition de loi, à laquelle s'est opposé le Rassemblement national en commission, sera examinée par les députés en séance publique à partir du 4 décembre.

Composé de trois articles, le texte prévoit la création d'un service, placé sous la tutelle du Premier ministre, qui ferait partie de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

Ces tests "consistent à mettre en évidence une discrimination subie par une personne réelle en adressant une candidature similaire à la sienne, dépourvue du critère de discrimination", a précisé Marc Ferracci. Admis par le code pénal, ils ouvrent un droit à réparation.

Le service serait également "chargé de réaliser des tests statistiques sur des entreprises et des organismes publics", avec l'envoi massif de CV similaires ne différant que par un critère de discrimination.

La publication de leurs résultats (+name and shame+ en anglais, +nommer et couvrir de honte+ en français) participerait, selon M. Ferracci, "à changer les comportements des acteurs".

En réponse, si l'entreprise n'élabore pas de solutions, celle-ci serait sanctionnée à hauteur de 1% du total des rémunérations versées par elle, un montant réévalué en commission.

Le texte prévoit aussi la création d'un "comité des parties prenantes", chargé "d'élaborer et de valider la méthodologie des tests, ainsi que la publication des résultats", au sein duquel siégerait un "représentant" de la Défenseure des droits, Claire Hédon.

Auditionnée à l'Assemblée nationale le 9 novembre, cette dernière a salué les initiatives prises par ce texte, pointant tout de même ses limites.

Elle s'est notamment opposée au traitement de ces contentieux par un organisme institutionnel, s'estimant comme "autorité compétente pour le traitement de ces réclamations".


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.