Maroc: Neuf firmes pétrolières sanctionnées pour pratiques anticoncurrentielles

Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence (Photo, MAP).
Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence (Photo, MAP).
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Maroc: Neuf firmes pétrolières sanctionnées pour pratiques anticoncurrentielles

  • «Ces accords portent sur le paiement d'un montant global de 1,84 milliards de dirhams», a indiqué le Conseil de la concurrence
  • Le Conseil de la concurrence a fait état d'accords avec ces neuf entreprises qui mettent un terme à une affaire qui a fait couler beaucoup d'encre au Maroc

RABAT: Neuf sociétés pétrolières, parmi lesquelles le géant français TotalEnergies, devront payer l'équivalent de plus de 165 millions d'euros d'amendement pour pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la distribution d'hydrocarbures au Maroc, selon un communiqué officiel publié jeudi.

Le Conseil de la concurrence a fait état d'accords avec ces neuf entreprises qui mettent un terme à une affaire qui a fait couler beaucoup d'encre au Maroc, l'une des sociétés étant détenues par le Premier ministre Aziz Akhannouch.

"Ces accords portent sur le paiement, à titre de règlement transactionnel, d'un montant global de 1,84 milliards de dirhams", a indiqué le Conseil de la concurrence.

Les accords portent également sur "un ensemble d'engagements comportementaux impliquant ces sociétés ainsi que leur organisation professionnelle ont souscrit afin d'améliorer le fonctionnement compétitif du marché des hydrocarbures à l'avenir, de prévenir les risques d'atteinte à la concurrence au bénéfice des consommateurs", d'après cette source.

En 2020, l'autorité de la concurrence avait conclu à une entente entre trois sociétés pétrolières dominant le marché marocain --le géant français Total, Afriquia et Vivo Energy, distributeur exclusif de Shell au Maroc-- et les avait sanctionnées financièrement, ce qui n'avait jamais été suivi d'effet.

Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 qui a fait flamber les prix pétroliers, l'affaire a pris une tournure plus politique puisque l'Afriquia, le leader du marché des hydrocarbures au Maroc, est propriété de l'actuel chef du gouvernement (arrivé au pouvoir en 2021) et homme d'affaires Aziz Akhannouch.

Dépourvu d'hydrocarbures, le Maroc importe la totalité de ses besoins en produits pétroliers. Après avoir longtemps subventionné les carburants, le pays a libéralisé le secteur en 2015, laissant aux importateurs le soin de fixer librement le prix des carburants à la pompe.

Depuis, les importateurs de carburants ont considérablement augmenté leurs marges. Et surtout, les prix sont restés quasiment inchangés d'une station à une autre, nourrissant des critiques et des soupçons d'entente sur les prix.

En 2018, un rapport présenté en commission parlementaire avait suscité la polémique concernant les marges à la pompe -entre 1,2 et 1,5 milliard d'euros de surgain depuis 2015 selon les estimations.

Troisième distributeur de produits et services pétroliers dans le pays maghrébin, TotalEnergies Marketing détient une part de marché estimée à 15%.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.