Les plus riches mieux préservés de l'inflation par la hausse du niveau de vie en 2022, selon l'Insee

A comportement de consommation inchangé, l'inflation a représenté en moyenne une perte de 1.320 euros par personne en 2022 en France (Photo d'illustration, AFP).
A comportement de consommation inchangé, l'inflation a représenté en moyenne une perte de 1.320 euros par personne en 2022 en France (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Samedi 25 novembre 2023

Les plus riches mieux préservés de l'inflation par la hausse du niveau de vie en 2022, selon l'Insee

  • L'Insee souligne que «près de 60% de la hausse des dépenses provient de l'alimentation, du chauffage, de l’électricité et des carburants»
  • A comportement de consommation inchangé, l'inflation a représenté en moyenne une perte de 1320 euros par personne en 2022

PARIS: L'inflation a été en grande partie compensée par la hausse des niveaux de vie en 2022, révèle l'Insee dans une étude parue cette semaine, avec des disparités puisqu'elle a été plus que compensée pour les plus aisés des Parisiens.

A comportement de consommation inchangé, l'inflation a représenté en moyenne une perte de 1.320 euros par personne en 2022, remarque l'Institut national de la statistique dans son étude "France, portrait social", s'échelonnant en moyenne de 780 euros pour les 10% les plus modestes à 2.250 euros pour les 10% les plus aisés.

L'Insee souligne que "près de 60% de la hausse des dépenses provient de l'alimentation, du chauffage, de l’électricité et des carburants", et que l'inflation a "systématiquement" pesé de manière plus forte sur les personnes les plus modestes.

Ainsi, pour les 10% les plus modestes, la hausse des dépenses de chauffage et d’électricité représente -1,9% rapportés à leur niveau de vie, -1,0% pour les carburants et -1,6% pour l’alimentation, contre respectivement -0,8%, -0,4% et -0,6% pour les 10% les plus aisés.

L'inflation a cependant été "compensée à 90% par la hausse du niveau de vie" l'an dernier, grâce à différentes mesures, dont certaines spécifiquement anti-inflation, de la suppression de la redevance audiovisuelle, des hausses de salaires ou des revenus du patrimoine (loyer, intérêts, plus-values diverses...).

Les plus modestes ont le plus bénéficié des mesures sociales et fiscales, qui ont permis aux 30% des personnes les moins aisées de compenser en moyenne plus de 40% de la perte liée à l'inflation.

Les hausses de salaires et de revenus du patrimoine ont amorti pour leur part près de 85% du choc pour les 10% les plus aisés.

L’écart, souligne l'Insee, est également marqué selon le lieu d’habitation: un peu moins de 85% des frais supplémentaires liés à l'inflation ont été couverts en moyenne par la hausse du niveau de vie pour les habitants des communes "hors unité urbaine" (commune d'au moins 2.000 habitants), 90% pour ceux des communes de plus de 200.000 habitants et 100% pour ceux de l'agglomération parisienne.

Et ces écarts s'accentuent quand les effets se conjuguent. Ainsi, dans les communes hors unité urbaine, seules 75% des dépenses nouvelles ont été compensées pour les 20% les plus modestes, alors que dans l'agglomération de Paris, les 10% les plus aisés ont vu la hausse plus que compensée en moyenne, autour de 120%.


Le ministère de l'Économie et de la Planification signe un protocole d'accord avec l'Institut national saoudien de la santé

Des représentants du ministère saoudien de l’Économie et de la Planification, et de l’Institut national saoudien de la santé signant un protocole d’accord. (Ministère de l'Économie et du Plan)
Des représentants du ministère saoudien de l’Économie et de la Planification, et de l’Institut national saoudien de la santé signant un protocole d’accord. (Ministère de l'Économie et du Plan)
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  • Le protocole d'accord vise à développer et à harmoniser l'orientation stratégique des priorités de développement nationales et des politiques économiques
  • Il vise également à faciliter le processus de prise de décision à travers la préparation de méthodologies et d'études, a indiqué le ministère

RIYAD: Le ministère saoudien de l'Économie et de la planification a signé un protocole d'accord avec l'Institut national saoudien de la santé, a annoncé jeudi le ministère.

Ce protocole d'accord vise à développer et à harmoniser l'orientation stratégique des priorités de développement nationales et des politiques économiques, conformément aux objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

Il vise également à faciliter le processus de prise de décision à travers la préparation de méthodologies et d'études, a indiqué le ministère.

Dans le cadre de ce protocole d'accord, des expériences scientifiques et pratiques seront échangées, et les deux parties préparent des études et des recherches liées à leur travail en vue d'améliorer la qualité.

Elles organiseront également des ateliers et des cours de formation communs afin de renforcer les capacités et les compétences, et bénéficier des infrastructures et des équipements publics des deux parties.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les investissements privés dans les secteurs émergents créeront de «formidables opportunités», affirme un ministre saoudien

Le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh, prenant la parole lors de la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines à Riyad. (Shutterstock)
Le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh, prenant la parole lors de la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines à Riyad. (Shutterstock)
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  • Le ministre de l’Investissement saoudien a indiqué que d’ici à la fin de la décennie, l’économie visait à multiplier par 2,5 son niveau d’avant la Vision 2030, avec une participation du secteur privé passant de 40% à 65%
  • Selon le ministre, une part importante des investissements du secteur privé sera réalisée dans des secteurs économiques nouveaux, notamment l’économie numérique, le tourisme et les services financiers et professionnels

RIYAD: Les investissements du secteur privé en Arabie saoudite sont sur le point de créer de «formidables opportunités» dans les secteurs de l’économie numérique, du tourisme, des services financiers et des biotechnologies, a déclaré un ministre de premier plan.

Lors de la deuxième journée de l’Initiative sur les capacités humaines à Riyad, le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh, a indiqué que d’ici à la fin de la décennie, l’économie visait à multiplier par 2,5 son niveau d’avant la Vision 2030, avec une participation du secteur privé passant de 40% à 65%.

«Grâce à ça, la taille et l’ampleur du secteur privé seront quatre fois supérieures à ce qu’elles étaient au cours de cette seule décennie, ajoutant plus de 3 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro) d’investissements à l’économie nationale par le biais de la stratégie nationale d’investissement et d’autres initiatives», a-t-il ajouté. 

Le ministre a affirmé qu’une part importante de ces investissements serait réalisée dans des secteurs économiques nouveaux et en développement, notamment l’économie numérique, le tourisme et les services financiers et professionnels. Les secteurs de la santé, de la pharmacie et de la biotechnologie ont également été mis en avant.

«Ces secteurs créeront de formidables opportunités pour le développement du capital humain, car ils nécessiteront un ensemble de compétences complètement différent ainsi qu’une vision du monde et des perspectives nouvelles», a précisé M. Al-Faleh, ajoutant que «le monde connaît des changements structurels importants marqués par la transition énergétique, l’automatisation et la numérisation, par des chaînes d’approvisionnement nouvelles et changeantes, et par l’émergence de technologies de rupture». 

Le ministre a expliqué que s’il n’est peut-être pas possible de prédire avec précision dans quelle mesure ces tendances macroéconomiques affecteront le capital humain et quels emplois seront demandés, il est clair qu’elles auront un impact considérable.

«Depuis le début, nous observons de près ce qui se passe lorsque les investissements catalysent le potentiel humain. Les quatre-vint-dix années de développement du secteur de l’énergie, déclenchées par les investissements d’Aramco, constituent peut-être le meilleur exemple, mais pas le seul», a déclaré M. Al-Faleh. 

«Ainsi, lorsqu’un nouveau secteur émerge, comme les énergies renouvelables, la fintech ou la biotechnologie, le déficit de compétences qui en découle sera comblé par la formation, le perfectionnement ou, dans le cas de l’Arabie saoudite, l’ouverture du pays en invitant des personnes qualifiées du monde entier à répondre à cette demande. Avant même de s’en rendre compte, nous disposerons d’un vivier de compétences entièrement nouveau, prêt à être déployé», a-t-il poursuivi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


France: les 10% des ménages les plus fortunés possèdent la moitié du patrimoine

Ce prix photographique le 6 décembre 2022 montre l'inscription "Banque de France" sur la façade du siège de la Banque de France à Paris (Photo, AFP).
Ce prix photographique le 6 décembre 2022 montre l'inscription "Banque de France" sur la façade du siège de la Banque de France à Paris (Photo, AFP).
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  • Le patrimoine des ménages a fortement augmenté en valeur entre fin 2009 et fin 2021, de 23% en euros constants
  • La moitié des ménages détient toutefois un patrimoine inférieur à 185 000 euros

PARIS: Les 10% des ménages les plus fortunés vivant en France possèdent 54% du patrimoine total, un chiffre stable depuis 2019, a indiqué jeudi le Bulletin de la Banque de France.

Ce rapport souligne aussi que la moitié des ménages vivant en France détiennent 95% du patrimoine total, des inégalités de patrimoine qui restent toutefois un peu moins élevées qu'en zone euro.

Augmentation 

Le patrimoine des ménages a fortement augmenté en valeur entre fin 2009 et fin 2021, de 23% en euros constants (corrigé de la variation des prix sur la période, NDLR). Il atteignait 14.041 milliards d'euros au deuxième trimestre 2023, selon la Banque de France.

En moyenne, le patrimoine net d'un ménage en France est de 446.000 euros, soit une augmentation de 13% en euros constants par rapport à 2009, et est composé en majorité d'immobilier (55%) et d'actifs financiers (32%).

La moitié des ménages détient toutefois un patrimoine inférieur à 185.000 euros (+5% en euros constants sur la période).