Maroc: Le Festival International du Film de Marrakech lance sa 20e édition

Le Festival, qui souffle cette année sa vingtième bougie, célèbre le cinéma dans toutes ses facettes avec une programmation éclectique en présence des plus grandes vedettes du cinéma mondial et marocain. (Photo, MAP)
Le Festival, qui souffle cette année sa vingtième bougie, célèbre le cinéma dans toutes ses facettes avec une programmation éclectique en présence des plus grandes vedettes du cinéma mondial et marocain. (Photo, MAP)
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Publié le Samedi 25 novembre 2023

Maroc: Le Festival International du Film de Marrakech lance sa 20e édition

  • Cette édition a débuté par le traditionnel défilé des invités du festival et des stars du cinéma marocain et international qui ont foulé le tapis rouge sous les acclamations du public et les objectifs de photographes
  • Parmi les 14 œuvres cinématographiques sélectionnées, 5 sont les représentants officiels de leur pays aux Oscars

MARRAKECH: Le rideau s’est levé, vendredi soir au Palais des Congrès de la cité ocre, sur la 20ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM), en présence d’éminentes personnalités du monde du cinéma, de l’art, de la culture et des médias, du Maroc et de l’étranger.

Organisée sous le Haut patronage du roi Mohammed VI, cette édition a débuté par le traditionnel défilé des invités du festival et des stars du cinéma marocain et international qui ont foulé le tapis rouge sous les acclamations du public et les objectifs de photographes représentant différents supports médiatiques marocains et étrangers.

Pour cette édition, le FIFM présente 15 films marocains parmi lesquels on retrouve des auteurs reconnus comme Faouzi Bensaïdi à qui le festival rend hommage, la documentariste Izza Genini, dont les œuvres ne cessent d’explorer la culture marocaine ou encore Hicham Lasri, réalisateur éclectique qui viendra présenter en première mondiale son dernier film.

Rémi Bonhomme, directeur artistique du Festival International du Film de Marrakech, est revenu, dans un entretien avec le quotidien marocain, Le Matin, sur l’importance de cet événement culturel international dans la promotion de l’industrie du cinéma au Maroc et dans le continent africain, notant que le festival accompagne une génération de cinéastes marocains, arabes et africains à travers son programme professionnel, “les Ateliers de l’Atlas”.

Il a précisé que cette année, plusieurs longs métrages ayant participé à ce programme ont été sélectionnés dans les prestigieux festivals de Cannes, Venise, Berlin ou Sundance. 

Parmi les 14 œuvres cinématographiques sélectionnées, 5 sont les représentants officiels de leur pays aux Oscars. Ces dernières années, selon son directeur artistique, le Festival de Marrakech a ajouté de nouvelles sections à sa programmation pour “diversifier son public”.

Le Festival, qui souffle cette année sa vingtième bougie, célèbre le cinéma dans toutes ses facettes avec une programmation éclectique en présence des plus grandes vedettes du cinéma mondial et marocain.

Par ailleurs, cette année. l’Étoile d’or du Festival sera remise à deux personnalités d’exception, en reconnaissance de leurs contributions significatives à l’art cinématographique : le grand acteur danois à la carrière internationale Mads Mikkelsen et le talentueux et poétique réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi. 
 

(Avec MAP)


Lancement officiel du Festival de la francophonie 2024: un programme plus riche et plus varié

Durant sa conférence, Ludovic Pouille a rappelé aux médias les «fidèles partenaires» que sont «le Consulat général de Djeddah, les nombreuses écoles, les nombreuses universités, les centres de langues, les associations». (Photo: X)
Durant sa conférence, Ludovic Pouille a rappelé aux médias les «fidèles partenaires» que sont «le Consulat général de Djeddah, les nombreuses écoles, les nombreuses universités, les centres de langues, les associations». (Photo: X)
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  • L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a annoncé hier le lancement officiel du Festival de la francophonie
  • «La langue française est internationale, diversifiée et parlée dans le monde par 321 millions de personnes, dont la majorité a moins de 30 ans»

RIYAD: L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a annoncé hier le lancement officiel du Festival de la francophonie lors d’une conférence de presse à la Résidence de France. Les principales villes du pays ara, Djeddah, Khobar, AlUla seront donc en fête du 25 février au 27 avril.

Organisé en étroite collaboration avec l’Alliance française, les ambassades francophones accréditées en Arabie saoudite – notamment celles du Canada, de la Côte d'Ivoire, de Djibouti, du Liban, du Maroc et de la Suisse –, ce festival représente une véritable opportunité pour promouvoir les valeurs humaines véhiculées par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF): la diversité, la tolérance, la solidarité, la fraternité, l’harmonie et le partage.

Durant sa conférence, Ludovic Pouille a rappelé aux médias les «fidèles partenaires» que sont «le Consulat général de Djeddah, les nombreuses écoles, les nombreuses universités, les centres de langues, les associations».

«La langue française est internationale, diversifiée et parlée dans le monde par 321 millions de personnes, dont la majorité a moins de 30 ans. C'est la cinquième langue du monde et la langue officielle de 28 États et gouvernements, ainsi que de nombreuses organisations internationales telles que l'ONU, l'Union européenne, le Comité international olympique et, bien sûr, de l'Organisation internationale de la francophonie, qui compte aujourd'hui plus de 80 pays membres», a ajouté l’ambassadeur. 

«Le français est aussi une langue professionnelle et technologique. C’est la deuxième langue la plus utilisée dans la diplomatie, la troisième dans les affaires. C'est également la quatrième langue la plus utilisée sur Internet et sur les réseaux sociaux. C'est pourquoi la langue française revêt aujourd'hui une importance mondiale. Ici, en Arabie saoudite, je voudrais saisir l'occasion qui m’est donnée de souligner les efforts de toutes nos institutions diplomatiques, futurs partenaires éducatifs, qui font de leur mieux pour que la langue française vive et rayonne, notamment à travers nos écoles internationales.»

«La langue française est très vivante en Arabie saoudite. Elle a une image positive et élégante dans le monde entier, et en particulier ici. Nous percevons également un attrait croissant pour elle à travers la demande croissante des écoles privées saoudiennes qui enseignent la langue française», a-t-il expliqué.

«L'un des objectifs du groupe des ambassadeurs francophones est de réintroduire la langue française dans les écoles publiques d'Arabie saoudite. Nous sommes en contact avec le ministère de l'Éducation et nous sommes très positifs à cet égard. Par ailleurs, même si l'Arabie saoudite n'est pas un État francophone, c'est un pays très ouvert aux diverses cultures des pays francophones. Ces dernières années, nous avons assisté à la création de nombreux groupes francophones menés par la société civile.»

Le célèbre café en français, le club des Saoudiennes francophones, le cercle des médecins francophones, le groupe des ambassadeurs francophones: toutes ces entités sont destinées à renforcer la position de la langue française dans le pays et à créer, bien sûr, de nombreux ponts entre toutes les communautés qui parlent le français en Arabie saoudite.»

«En outre, la langue française sera un moyen d'atteindre les nombreux futurs touristes du monde francophone qui viendront en Arabie saoudite. Comme vous le savez, nous avons plus de 320 millions de personnes qui parlent le français, et ce nombre va augmenter, car nous estimons qu'il pourrait atteindre 700 millions en 2050», a-t-il encore souligné. 

Les ambassadeurs francophones, les consuls, les chargés d’affaires présents à cette conférence ont pris la parole également, affirmant qu’ils soutenaient vivement la promotion de la langue française, la diversité culturelle et linguistique. L’objectif, ont-ils rappelé, est de renforcer et de propager la paix, la démocratie et les droits de l’homme, de soutenir l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche.

«Durant les prochaines semaines, les principales villes du Royaume vont découvrir la richesse d’un programme culturel et artistique ambitieux et varié de cet espace francophone transrégional et transcontinental à travers ses 88 États et gouvernements.» 

Les organisateurs proposent un éventail d’activités et de festivités, avec notamment des concerts de Benjamin Piat, des projections de films, des compétitions éducatives, des compétitions sportives et des expériences gastronomiques. La Semaine du film francophone se tiendra du 21 au 27 avril; l’ouverture de l’exposition de Catherine Gellert Daniah al-Salah aura lieu le 4 mars; une table ronde sur la qualité de vie des femmes en Arabie saoudite se tiendra le 8 mars.

 


Nayirian Blossoms célèbre l'héritage arménien au Liban

Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes. (Fournie)
Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes. (Fournie)
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  • La troupe, qui compte cent danseurs de tous âges, est célèbre pour ses costumes traditionnels et authentiques
  • Nayirian Blossoms est bien plus qu'un simple spectacle. C'est un témoignage vibrant de l'unité dans la diversité

BEYROUTH: Le Groupe de Danse Arine de l'AGBU-AYA célèbre l'héritage arménien. Il a présenté son spectacle les 24 et 25 février derniers au palais des congrès de Naccache, dans le Caza du Metn, au Mont-Liban. 

Sous la houlette de Jirayr Ketchejian, le groupe tisse un tableau vivant de la culture arménienne, mélangeant la grâce des danses traditionnelles à des thèmes modernes. Nayirian Blossoms incarne la renaissance et le renouveau. Ce spectacle va au-delà d’un événement artistique: c’est un symbole de la résilience et de la fierté culturelle de la communauté arménienne au Liban. 

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Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes. (Fournie)

La troupe, qui compte cent danseurs de tous âges, est célèbre pour ses costumes traditionnels et authentiques. «Réaliser Nayirian Blossoms est l’occasion de faire voyager l’esprit de l’Arménie au cœur du Liban», affirme M. Ketchejian dans un communiqué de presse. Avec vingt danses variées, ce spectacle est une véritable mosaïque culturelle.

Cette représentation, hommage vibrant à l'héritage arménien, est le fruit d'une passion et d'un dévouement sans faille de la part des danseurs et de leur mentor, Jirayr Ketchejian.

Les mouvements fluides des danseurs, vêtus de costumes aux couleurs rouges éclatantes, transportent le public dans un voyage à travers l'histoire et la tradition arméniennes.

Après une pause forcée de trois ans en raison des défis posés par la pandémie de Covid-19 et par les réalités du Liban, le retour de la troupe sur scène a été accueilli avec enthousiasme. Les danseurs ont consacré quatre à cinq ans de travail intense à la création de ce spectacle.

Nayirian Blossoms dépasse le simple cadre d'un événement artistique pour devenir un symbole puissant de la résilience et de la fierté culturelle de la communauté arménienne au Liban.  

Dans un entretien accordé à Arab News en français, Hagop Djeghelian, secrétaire du comité central de l'AGBU-AYA, a souligné l'influence libanaise dans la performance du groupe de danse, malgré son engagement principal envers le patrimoine arménien: «Étant donné que le groupe est basé au Liban, il y a naturellement une influence libanaise dans notre performance.»

Il a également expliqué que le groupe s'efforçait de fusionner différentes cultures à travers sa performance en incorporant des musiques qui viennent des États-Unis, de la Russie, de l'Arménie et du Liban.

La musique joue un rôle central dans cette célébration de la culture arménienne. Bien que les danses traditionnelles arméniennes soient à l'honneur, le spectacle intègre également des éléments de musique libanaise, américaine et russe. Une forme de fusion harmonieuse des cultures.

«Au fil des années, nous avons vécu au Liban et nous sommes reconnaissants vis-à-vis de ce pays. Nous commémorons ainsi notre ascendance arménienne et libanaise à travers l'art et la culture», a souligné Hagop Djeghelian. 

En dansant sur des rythmes traditionnels arméniens, mais aussi sur des mélodies libanaises, les artistes célèbrent leur double héritage. À travers l'art et la culture, ils expriment leur gratitude envers le Liban, leur pays d'accueil, tout en honorant leurs racines arméniennes.

Nayirian Blossoms est bien plus qu'un simple spectacle. C'est un témoignage vibrant de l'unité dans la diversité, de la résilience face à l'adversité et de la beauté de l'héritage arménien. En rassemblant des spectateurs de tous horizons, cette représentation magistrale promet d'inspirer.


Politiques de Modi «fascistes»: la réponse de Gemini, le modèle d’IA de Google, déclenche une querelle diplomatique

Cette réponse contrastait avec les réponses à des questions similaires concernant l'ancien président américain Donald Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui ont obtenu des réponses plus bénignes. (AFP)
Cette réponse contrastait avec les réponses à des questions similaires concernant l'ancien président américain Donald Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui ont obtenu des réponses plus bénignes. (AFP)
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  • Le robot a répondu que Modi était «accusé de mettre en œuvre des politiques que certains experts ont qualifiées de fascistes»
  • Cet incident survient alors que Google a dû présenter ses excuses et suspendre certaines tâches de Gemini la semaine dernière

LONDRES: Gemini, le modèle d'intelligence artificielle (IA) de Google, a déclenché une polémique diplomatique en qualifiant de «fascistes» les politiques du gouvernement du Premier ministre indien, Narendra Modi.

La controverse est née lorsque l'auteur et journaliste indien Arnab Ray a interrogé Gemini sur l'idéologie de Modi. Le robot a répondu que Modi était «accusé de mettre en œuvre des politiques que certains experts ont qualifiées de fascistes».

Cette réponse contrastait avec les réponses à des questions similaires concernant l'ancien président américain Donald Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui ont obtenu des réponses plus bénignes.

La réponse controversée a immédiatement suscité des réactions négatives en Inde, où des accusations de partialité et de malveillance ont été lancées contre Google et son modèle d'IA.

Le ministre des Technologies de l'information, Rajeev Chandrasekhar, a soulevé la question. Il a accusé Google de violer les règles du pays en matière de technologie numérique et diverses dispositions du droit pénal indien. Il a souligné que le manque de fiabilité des plates-formes d'IA ne pouvait servir d'excuse pour les soustraire aux lois indiennes.

«Le gouvernement l'a déjà dit – je le répète à l'attention de @GoogleIndia –, nos nagriks [citoyens] numériques ne doivent pas faire l'objet d'expériences avec des plates-formes, algorithmes, modèles “non fiables”… Dire “Désolé, c’est peu fiable” n'exempte pas de la loi», a-t-il écrit sur X.

Google a répondu qu'il avait résolu le problème et qu'il travaillait à l'amélioration du système, précisant que «Gemini est conçu comme un outil de créativité et de productivité» et qu'«il n'est pas toujours fiable».

Cet incident survient alors que Google a dû présenter ses excuses et suspendre certaines tâches de Gemini la semaine dernière, lorsque le modèle a représenté des personnages blancs spécifiques, tels que les pères fondateurs des États-Unis ou des groupes tels que les soldats allemands de l’époque nazie, comme des personnes de couleur.

Cette décision a été perçue par les experts comme une correction excessive des problèmes de préjugés raciaux qui existent depuis longtemps avec l'IA, ce qui a suscité de nouvelles inquiétudes à son sujet.

Lors d'un incident similaire survenu au début du mois, la plate-forme de médias sociaux X a déclaré que le gouvernement indien lui avait ordonné de supprimer les messages qui exprimaient un soutien aux agriculteurs du nord de l'Inde qui réclamaient des prix plus élevés pour leurs récoltes.

Tout en se conformant aux ordres, X a exprimé son désaccord, citant des préoccupations relatives à la restriction de la liberté d'expression.