COP28: 60 grands patrons appellent à accélérer la transition écologique

Des manifestants tiennent des pancartes lors d'une action à l'appel de plusieurs organisations environnementales pour dénoncer les choix énergétiques du gouvernement devant le ministère de la transition écologique à Paris le 6 novembre 2023. (Photo de Miguel Medina AFP)
Des manifestants tiennent des pancartes lors d'une action à l'appel de plusieurs organisations environnementales pour dénoncer les choix énergétiques du gouvernement devant le ministère de la transition écologique à Paris le 6 novembre 2023. (Photo de Miguel Medina AFP)
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Publié le Dimanche 26 novembre 2023

COP28: 60 grands patrons appellent à accélérer la transition écologique

  • «Nous croyons possible de combiner accroissement du bien-être et allègement de notre empreinte matérielle», exposent ces capitaines d'industries
  • Concernant leurs entreprises, souvent pointées du doigt pour leur contribution massive aux émissions de gaz à effet de serre, ils soulignent toutefois combien celles-ci ont des solutions

PARIS : A quelques jours de la COP28 de Dubaï, 60 dirigeants de grandes entreprises françaises des secteurs de l'énergie, des transports ou du BTP ont lancé un appel à «accélérer les investissements» dans la transition écologique, dans une tribune publiée par La Tribune Dimanche.

Ce serait, écrivent-ils, le gage d'une «nouvelle prospérité créatrice d'emplois» à condition de susciter l'adhésion de tous.

La trajectoire actuelle d'émissions de gaz à effet de serre «n'est pas compatible» avec la neutralité carbone visée pour 2050, constatent-ils.

«Il est indispensable d'accélérer encore les investissements de transition, déjà considérables, faits par les pouvoirs publics, les Français et nos entreprises pour réduire nos émissions, changer d’énergie et investir rapidement dans un modèle de production et consommation décarboné, nous adapter, former les acteurs», plaident ces grands patrons.

«Il y a urgence (...) nous sommes mobilisés, à votre écoute, montrons ensemble que c'est possible», insistent-ils.

Parmi eux figurent Benoit Bazin (Saint-Gobain), Jean Laurent Bonnafé (BNP Paribas), Catherine McGregor (Engie), Florent Menegaux (Michelin), Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Luc Rémont (EDF), Anne Rigail (Air France), Rodolphe Saadé (CMA CGM) et Jean-Dominique Senard (Renault Group).

«Nous croyons possible de combiner accroissement du bien-être et allègement de notre empreinte matérielle», exposent ces capitaines d'industries, évoquant une «nouvelle prospérité compatible avec les limites de notre planète» et «créatrice d'emplois».

Concernant leurs entreprises, souvent pointées du doigt pour leur contribution massive aux émissions de gaz à effet de serre, ils soulignent toutefois combien celles-ci ont «des solutions et une capacité d'innovation, d'entraînement, de financement et d'actions collectives».

«L'adhésion de la majorité à cette transformation est une condition de son succès», ajoutent-ils, et pour cela, il faut qu'elle soit «perçue comme conduisant à plus d’équité».


Priorité FII: les dirigeants de Miami et du Royaume suscitent un environnement propice à la croissance et aux talents

Conformément à sa Vision 2030, l’Arabie saoudite a entrepris d’importantes réformes politiques, plaçant la diversité et l’intégration au premier plan de son programme de développement. (Capture d'écran)
Conformément à sa Vision 2030, l’Arabie saoudite a entrepris d’importantes réformes politiques, plaçant la diversité et l’intégration au premier plan de son programme de développement. (Capture d'écran)
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  • La diversité et l'intégration sont des composantes importantes pour rendre un lieu attrayant, a déclaré l’un des intervenants
  • Le Royaume a apporté de grandes améliorations pour devenir un centre mondial de talents

MIAMI: Les dirigeants d'Arabie saoudite et de Miami ont un point commun dans leurs efforts visant à favoriser des environnements propices à la croissance et aux talents, ont souligné les experts lors de la conférence FII Priority à Miami vendredi.

Au cours des dernières années, les deux ont donné la priorité aux initiatives visant à améliorer le niveau de vie de leurs résidents, en se concentrant sur la politique socio-économique qui favorise la diversité et l'intégration.

«Il y a tellement de similitudes entre ce qui se passe ici (à Miami) et ce qui se passe là-bas (en Arabie Saoudite)», a indiqué Jeff Zalaznick, restaurateur et directeur associé de la société hôtelière Major Food Group.

Lors d’une séance intitulée «La sauce spéciale: quelle est la recette d’une ville dynamique?», il a ajouté: «Les deux suscitent un environnement où les gens peuvent progresser et exceller dans leur domaine. Ils veulent attirer les talents.

Zalaznick a indiqué que les deux régions parvenaient à un équilibre entre la culture de la diversité et des talents au niveau local tout en attirant les meilleurs du monde, en renforçant leur potentiel dans divers domaines tels que le sport, la musique et les arts culinaires.

Conformément à sa Vision 2030, l’Arabie saoudite a entrepris d’importantes réformes politiques, plaçant la diversité et l’intégration au premier plan de son programme de développement.

Ce changement a été surtout vital pour la population jeune du Royaume, qui aspire à tirer parti de cet élan et à développer différents créneaux dans divers secteurs.

«(Lorsque vous incitez) les jeunes à se sentir optimistes quant à ce qu'ils peuvent faire, vous écrivez essentiellement l'avenir», a affirmé Steve Stoute, PDG de l'agence de marketing Translation et du label de musique UnitedMasters.

«Je crois que cette idée du multiculturalisme, de l'adhésion aux sous-cultures émergentes et la contribution à leur application, sont des ingrédients (fondamentaux) dont dispose cette ville et (seulement) deux ou trois autres villes.»

Il a mis en relief le fait que les endroits manquant de diversité et de systèmes de soutien intégratifs ne parvenaient pas à attirer les jeunes talents les plus brillants, car ils n’arrivent pas à créer le cadre dynamique et évolutif nécessaire à la croissance et à l'innovation.

Réputée être un paradis pour les retraités, Miami a connu une transformation ces dernières années, attirant une population plus jeune avec une combinaison de perspectives d'emploi et d'obligations fiscales réduites.

De la même manière, l’Arabie saoudite s’est lancée dans une campagne visant à se redéfinir non seulement comme un pôle régional, mais aussi comme un pôle mondial d’attraction pour les jeunes talents.

Avec une population de plus de 32 millions d'habitants, selon un recensement réalisé en 2022 par l'Autorité générale des statistiques, l'Arabie saoudite possède une majorité de jeunes, les moins de 30 ans constituant 63 % du total de la population.

Faisant des parallèles entre ces deux «renaissances», Zalaznick a observé l’évolution des critères de villes dynamiques et l’évolution des préférences des citadins.

Il a souligné l'importance croissante du dynamisme culturel et du multiculturalisme dans la sélection des villes, en particulier pour les entreprises à la recherche de réserves de talents diversifiés et d'environnements innovants.

«Il s'agit des jeunes», a affirmé Tom Garfinkel, vice-président, président et PDG de Miami Dolphins et du Hard Rock Stadium, et directeur associé du Grand Prix de Formule 1 de Miami.

«Nous devons attirer les jeunes, nous devons avoir une dynamique culturelle où les jeunes peuvent se permettre de vivre, où les opportunités d’affaires existent, où il est facile de démarrer une entreprise et de créer.

«Les talents se rendent dans la ville attrayante, qui a la culture qui attire les jeunes talents, et les entreprises y vont alors, et non l'inverse», a-t-il conclu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le géant des puces TSMC ouvre une méga-usine au Japon, mitigeant le risque taïwanais

Une vue générale montre la nouvelle usine de semi-conducteurs de Japan Advanced Semiconductor Manufacturing Company (JASM), une filiale du géant taïwanais des puces TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company), à Kikuyo du district de Kikuchi, dans la préfecture de Kumamoto, le 14 février 2024. (Photo Philip Fong AFP)
Une vue générale montre la nouvelle usine de semi-conducteurs de Japan Advanced Semiconductor Manufacturing Company (JASM), une filiale du géant taïwanais des puces TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company), à Kikuyo du district de Kikuchi, dans la préfecture de Kumamoto, le 14 février 2024. (Photo Philip Fong AFP)
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  • Le géant taïwanais, qui compte Apple et Nvidia parmi ses clients, contrôle plus de la moitié de la production mondiale de puces, utilisées dans tous les domaines, des smartphones aux voitures connectées en passant par les missiles et l'intelligence artifi
  • L’usine de Kumamoto, au Japon, «va consolider la relation politique entre Taïwan et le Japon, à un moment où Taïwan cherche à s'assurer qu'il a des alliés puissants pouvant l'aider à résister à la pression chinoise»

KIKUYO, Japon : Une nouvelle usine du géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a été inaugurée samedi au Japon, et devrait permettre de renforcer l'approvisionnement mondial en puces, devenues cruciales pour l'économie, selon le fondateur du groupe, Morris Chang.

Cette usine, la première de TSMC dans l'archipel, «va, je crois, améliorer la résilience de l'approvisionnement en puces pour le Japon et pour le monde», a souligné le vétéran de 92 ans au cours de la cérémonie d'inauguration de l'usine à Kikuyo, sur l'île méridionale de Kyushu.

«Cela provoquera également une renaissance de la fabrication de semi-conducteurs au Japon», a déclaré M. Chang, qui apparaît rarement en public.

Le géant taïwanais, qui compte Apple et Nvidia parmi ses clients, contrôle plus de la moitié de la production mondiale de puces, utilisées dans tous les domaines, des smartphones aux voitures connectées en passant par les missiles et l'intelligence artificielle (IA).

Mais les clients de TSMC, ainsi que les gouvernements, préoccupés par l'approvisionnement en puces vitales pour leur économie et leur défense, ont incité l'entreprise à fabriquer davantage de puces en dehors de l'île autonome.

TSMC a commencé à diversifier davantage ses capacités industrielles, sur fond de montée des craintes d'une invasion de Taïwan par la Chine, qui considère l'île comme une province chinoise dont elle doit reprendre le contrôle.

- Subventions -

La méga-usine de Kikuyo, d'un coût équivalent à 8 milliards d'euros, a été subventionnée à plus de 40% par le Japon.

C'est l'un des piliers de l'ambitieux plan du Japon de revitaliser son industrie des semi-conducteurs.

L'usine de Kumamoto est l'un des plus importants investissements industriels à l'étranger de TSMC, souligne Chris Miller, professeur à l'université Tufts près de Boston (nord-est des Etats-Unis) et auteur en 2022 de «Chip War», un livre remarqué sur la compétition dans les puces électroniques que se livrent désormais l'Asie, les Etats-Unis et l'Europe.

Cette usine «va aussi consolider la relation politique entre Taïwan et le Japon, à un moment où Taïwan cherche à s'assurer qu'il a des alliés puissants pouvant l'aider à résister à la pression chinoise», ajoute M. Miller, interrogé par l'AFP.

La nouvelle installation de TSMC constitue également un coup d'éclat pour le Japon, qui rivalise avec les Etats-Unis et l'Europe pour séduire les entreprises de semi-conducteurs avec d'énormes subventions.

Le Premier ministre Fumio Kishida a déclaré lors de la cérémonie d'ouverture que le Japon était «désormais positionné comme un point d'ancrage important dans la stratégie mondiale de TSMC».

Le gouvernement nippon prévoit d'investir jusqu'à 4.000 milliards de yens (environ 25 milliards d'euros) sur trois ans, dans le but de tripler les ventes de puces «made in Japan» d'ici 2030, à plus de 15.000 milliards de yens (plus de 90 milliards d'euros au cours actuel) par an.

- «Silicon Island» -

En février, TSMC a confirmé qu'il allait construire une deuxième méga-usine dans le département de Kumamoto, là aussi avec un important soutien financier de Tokyo et d'entreprises privées japonaises comme Sony et Toyota.

TSMC songe aussi à construire une troisième, voire une quatrième usine géante au Japon à plus long terme, selon la presse.

Le groupe est aussi en train de bâtir un gigantesque site de production en Arizona (sud-ouest des Etats-Unis), un chantier qui a pris du retard, et en prévoit un autre en Allemagne, son premier en Europe.

Mais le Japon a l'avantage d'être géographiquement proche de Taïwan, d'avoir une grande expérience dans la production de semi-conducteurs et d'être efficace: l'usine de TSMC a été achevée en seulement 22 mois.

L'île de Kyushu est surnommée «Silicon Island» depuis les années 1960, comme elle concentre plus d'un tiers des entreprises de semi-conducteurs au Japon.

Mais comme pour d'autres secteurs d'activité, le pays craint de manquer de main-d'œuvre pour redévelopper sa filière des semi-conducteurs, en raison de son déclin démographique prononcé.


Accord de prêt du Fonds saoudien pour le développement au secteur du transport tunisien

L'ambassadeur d’Arabie saoudite en Tunisie, Abdulaziz ben Ali Al-Saqr, le ministre tunisien des Transports Rabie El-Majidi, et des responsables des deux parties ont assisté à la cérémonie de signature. (SPA)
L'ambassadeur d’Arabie saoudite en Tunisie, Abdulaziz ben Ali Al-Saqr, le ministre tunisien des Transports Rabie El-Majidi, et des responsables des deux parties ont assisté à la cérémonie de signature. (SPA)
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  • Le financement vise à rénover 190 km environ du réseau ferroviaire, renforçant ainsi la capacité de transport du phosphate, et contribuant à la croissance économique de la Tunisie
  • Depuis 1975, le FSD a fourni des financements à la Tunisie, soutenant la mise en œuvre de 35 projets et programmes de développement à travers des prêts bonifiés et d’amples subventions

RIYAD: Le PDG du Fonds saoudien pour le développement, Sultan ben Abdulrahman Al-Marshad, a signé un accord de prêt bonifié d'une valeur de 55 millions de dollars avec la ministre tunisienne de l'Économie et de la Planification Feryel Ouerghi. Ce prêt financera la rénovation et le développement du réseau ferroviaire de transport du phosphate en Tunisie.

Le ministre tunisien des Transports Rabie El-Majidi, l'ambassadeur d’Arabie saoudite en Tunisie, Abdulaziz ben Ali Al-Saqr, ainsi que des responsables des deux parties ont assisté à la cérémonie de signature.

Ce financement vise à rénover 190 km environ de réseau ferroviaire, renforçant ainsi la capacité de transport du phosphate, et contribuant à la croissance économique de la Tunisie.

L'accord créera également des opportunités d'emplois directs et indirects, tout en réduisant la congestion du trafic.

Feryel Ouerghi a exprimé sa reconnaissance pour les efforts du FSD dans le suivi des projets de développement qu’il finance, ce qui facilite leur réalisation et contribue à lever les obstacles.

Elle a également salué le rôle du FSD dans l’obtention des résultats souhaités des projets, de même que dans l’ouverture de perspectives prometteuses de coopération pour de nouvelles initiatives.

Abdulrahman Al-Marshad, pour sa part, a souligné l'importance du secteur des transports dans le développement des pays aspirant à un avenir prospère pour leur peuple.

«Ce secteur contribue à accroître les opportunités vitales vers le développement durable, conduisant au bien-être et au progrès sociétal», a-t-il indiqué.

Il a réaffirmé la conviction du FDS selon laquelle le secteur des transports en Tunisie était essentiel pour le soutien du développement social et économique du pays, exprimant l'espoir que cet accord constituerait une contribution supplémentaire à cette fin.

Depuis 1975, le FSD a fourni des financements à la Tunisie, soutenant la mise en œuvre de 35 projets et programmes de développement à travers des prêts bonifiés et d’amples subventions totalisant plus de 1,3 milliard de dollars.

Ces fonds ont été alloués à des secteurs tels que les infrastructures sociales, les transports, l'énergie et le développement rural.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com