COP28: Exiger la fin des énergies fossiles n'est pas une «demande frivole» de l'UE

Réclamer la sortie des énergies fossiles dans l'accord final de la COP28, attendu le 12 décembre à Dubaï, «n'est pas une demande frivole» mais une urgence établie par la science, «claire comme de l'eau de roche», a déclaré mardi le commissaire européen Wopke Hoekstra à Abou Dhabi (Photo, AFP).
Réclamer la sortie des énergies fossiles dans l'accord final de la COP28, attendu le 12 décembre à Dubaï, «n'est pas une demande frivole» mais une urgence établie par la science, «claire comme de l'eau de roche», a déclaré mardi le commissaire européen Wopke Hoekstra à Abou Dhabi (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 01 novembre 2023

COP28: Exiger la fin des énergies fossiles n'est pas une «demande frivole» de l'UE

  • Pour aider le pays en développement, l'Union européenne est «prête à faire des pas supplémentaires», notamment sur la compensation des dégâts climatiques
  • Mais à condition d'élargir la base des donateurs au-delà des pays développés

ABOU DHABI: Réclamer la sortie des énergies fossiles dans l'accord final de la COP28, attendu le 12 décembre à Dubaï, "n'est pas une demande frivole" mais une urgence établie par la science, "claire comme de l'eau de roche", a déclaré mardi à l'AFP le commissaire européen Wopke Hoekstra à Abou Dhabi.

Pour aider le pays en développement, l'Union européenne est "prête à faire des pas supplémentaires", notamment sur la compensation des dégâts climatiques, affirme le tout nouveau Monsieur Climat de l'UE, rencontré en marge de la pré-COP dans la capitale émiratie.

Mais à condition d'élargir la base des donateurs au-delà des pays développés, affirme avec force le Néerlandais, très scruté en raison de son expérience dans le secteur pétrolier.

Quels sont les principaux noeuds des négociations que vous avez abordé lors de la pré-COP8 ?

Tous les éléments clés qui détermineront le résultat et le succès de la COP: le bilan mondial des efforts d'atténuation (réduction des gaz à effet de serre, ndlr), le fonds pour les +pertes et dommages+ et l'adaptation au changement climatique. Pour l'atténuation, nous voulons un pic des émissions en 2025, sortie des fossiles, une accélération sur celle du charbon, le triplement des énergies renouvelables, le doublement de l'efficacité énergétique, résoudre les émissions de méthane, etc.

Bien sûr (...) il sera plus facile de se rassembler autour d'objectifs sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique que sur les combustibles fossiles.

Dans son discours, le président de la COP28 (Sultan Al Jaber, ndlr) a déclaré que +la science devrait nous guider+. Or la science est claire comme de l'eau de roche, ce n'est pas +à la carte+. Nous avons donc besoin de tout faire sur l'atténuation, de tout faire sur l'adaptation et nous devons également reconnaître qu'il faut plus d'argent. Les scientifiques nous disent que c'est nécessaire et que la fenêtre se referme.

Comment régler le problème de la finance climatique, très insuffisante pour les pays en développement ?

L'Union européenne a activement poussé dans ce sens. Sur les cent milliards (de dollars d'aide annuelle promis par les pays riches, ndlr), nous avons pris les devants en récoltant 26, ce qui est considérable si l'on regarde ce que devrait être notre juste part. Nous sommes tout à fait disposés et déterminés à faire un pas supplémentaire (pour concrétiser le nouveau fonds sur les pertes et dommages climatiques adopté à la COP27, ndlr).

Mais en même temps, il faut faire les choses correctement d'un coup: ce fonds doit être limité aux pays les plus nécessiteux et les plus vulnérables (et non pas à tous les pays en développement, ndlr). En particulier aux petits États insulaires, les plus touchés par le changement climatique, sans aucune responsabilité là-dedans.

Deuxièmement, nous devons nous assurer d'élargir (...) à toutes les nations qui ont la capacité de payer. D'un point de vue diplomatique, il n'est pas utile à ce stade de pointer des pays en particulier, mais tout le monde peut voir comment se situent les pays en termes de PIB, comment le monde a changé au cours des 20, 30, 40 dernières années. Le progrès économique, le fait d'être une puissance économique, implique de nombreuses responsabilités.

Nous sommes déterminés à faire fonctionner ce fonds. Non pas seulement pour résoudre le problème, mais aussi parce qu'il est lié à cette chose extraordinairement importante, et pourtant intangible, qui s'appelle la confiance.

L'UE veut un accord final à la COP28 avec des objectifs de sorties des énergies fossiles, est-ce une ligne rouge ?

Il ne s'agit pas d'une frivolité de l'Union européenne, ni de mener une expérience, ni une manœuvre politique. Non, ce sont les experts les plus réputés au monde qui nous disent que nous avons besoin de plus d'action, de plus d'ambition. Et pas dans dix ans. Nous en avons besoin maintenant, car la fenêtre favorable se referme.

Bien sûr, il serait beaucoup plus facile de continuer comme avant ou de prendre un petit détour. Mais les générations futures ont besoin que nous agissions maintenant. Et cela inclut la sortie rapide des énergies fossiles en général, et du charbon en particulier.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.