Les 25 ans de «Notre-Dame de Paris», comédie musicale culte

Le chanteur italien Angelo Del Vecchio dans le rôle de Quasimodo se produit sur scène lors de "Notre Dame De Paris" au David H. Koch Theatre du Lincoln Center le 13 juillet 2022 à New York (Photo, AFP).
Le chanteur italien Angelo Del Vecchio dans le rôle de Quasimodo se produit sur scène lors de "Notre Dame De Paris" au David H. Koch Theatre du Lincoln Center le 13 juillet 2022 à New York (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 29 novembre 2023

Les 25 ans de «Notre-Dame de Paris», comédie musicale culte

  • A contre-courant de la promotion habituelle des comédies musicales, l'album est sorti neuf mois avant le spectacle
  • Succès critique et public, la comédie musicale, créée en septembre 1998, est directement inspirée du roman du monument de la littérature française Victor Hugo

PARIS: Plus de 15 millions de spectateurs dans 27 pays: traduite en 20 langues, "Notre-Dame de Paris", comédie musicale culte, fête son 25e anniversaire au Palais des Congrès de Paris, "là où tout a commencé, comme dans un rêve", confie à l'AFP le compositeur Richard Cocciante.

"Avec Luc Plamondon (auteur du livret, ndlr), nous sommes très émus de vivre un tel succès aussi longtemps. C'est un grand privilège de voir +Notre-Dame de Paris" à nouveau à l'affiche 25 ans après...", ajoute le musicien franco-italien.

"Depuis le début, Notre-Dame-de Paris attire toutes les générations. Aujourd'hui, ce sont les enfants de nos plus jeunes spectateurs en 1998", se réjouit-il.

Succès critique et public, la comédie musicale, créée en septembre 1998, est directement inspirée du roman du monument de la littérature française Victor Hugo: l'histoire d'Esmeralda et de la passion funeste nourrie pour elle par le bossu Quasimodo et le prêtre Frollo, avec en toile de fond la célèbre cathédrale qui s'élève au cœur de la capitale française, en plein Moyen Age.

Pour Luc Plamondon, une grande partie du succès repose sur "une histoire connue du plus grand nombre qui n'a pas besoin d'être expliquée, avec des personnages qui pourraient avoir été inventés aujourd'hui".

Parolier québécois à succès (Diane Dufresne, Julien Clerc, Céline Dion...), Luc Plamondon a connu la gloire dès 1978 avec le livret de "Starmania", autre spectacle culte composé par le musicien français Michel Berger, remis au goût du jour l'an dernier.

"Depuis plusieurs années, Luc avait le projet de transposer le roman de Victor Hugo. Il m'a proposé de composer les musiques. J'ai hésité face à un tel défi...", se souvient Richard Cocciante.

"J'ai fait écouter en premier la musique de ce qui allait devenir la chanson +Belle+. Luc a écrit les paroles presque aussitôt. On s'est regardés. L'alchimie était là. On a compris qu'on pouvait le faire!", ajoute le musicien.

Les deux auteurs ont pourtant eu toutes les difficultés à trouver une maison de disques: "on disait que j'allais détruire ma carrière avec +Notre-Dame de Paris+, mais les plus belles chansons du monde sont finalement celles que le public choisit", estime M. Cocciante.

A contre-courant 

A contre-courant de la promotion habituelle des comédies musicales, l'album est sorti neuf mois avant le spectacle. La chanson +Belle+ s'était déjà écoulée à un million d'exemplaires.

Réunissant plus de 450.000 spectateurs en quelques mois au Palais des Congrès, "Notre-Dame de Paris" a remis en selle les spectacles musicaux en France. La première troupe a révélé Hélène Ségara dans le rôle d'Esméralda, Garou en Quasimodo, Bruno Pelletier en Gringoire, Daniel Lavoie en Frollo, Patrick Fiori en Phoebus, Luck Mervil en Clopin et Julie Zenatti en Fleur de Lys.

Seul le Canadien Daniel Lavoie, 74 ans aujourd'hui, campe toujours l'archidiacre de Notre-Dame, amoureux de la "reine des gitanes". Dans le même décor épuré symbolisant les abords de la cathédrale, la troupe réunit une trentaine de comédiens, danseurs et acrobates.

Plamondon et Cocciante ont pris quelques libertés avec le classique de Hugo, tout en maintenant l'action au XVe siècle: la cour des Miracles est transformée en "cour des sans-papiers", en résonance toujours très actuelle.

Récompensée en France par deux trophées aux Victoires de la Musique (chanson de l'année pour "Belle" et meilleur spectacle), "Notre-Dame de Paris", qui s'offrira une nouvelle tournée des Zéniths au printemps, reste à ce jour la comédie musicale française la plus exportée, de Barcelone à Moscou, en passant par Las Vegas, Rome, Londres, Séoul, Pékin ou Montréal, sans compter deux résidences récentes pour la première fois à Broadway.


Les Golden Globes conquis par «Une bataille après l'autre»

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
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  • Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson
  • "Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans

BEVERLY HILLS: La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses qui ont confirmé son statut d'ultra-favori en vue des Oscars dans deux mois.

Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson.

"Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est en revanche incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du cœur, je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

"Hamnet" surprend "Sinners" 

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film.

Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleur actrice.

Côté comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Succès international pour "L'Agent Secret" 

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées.

Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gage sous la dictature brésilienne des années 70, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leurs valeurs dans les moments difficiles."

Un discours à la tonalité politique qui s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la Justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".


Le festival de Taif célèbre les icônes littéraires de l'Arabie saoudite

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
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  • Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible
  • Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer

TAIF : Une section spéciale mettant en lumière les principales figures littéraires saoudiennes fait partie du festival des écrivains et des lecteurs de Taif.

Cette section explore la vie d'écrivains, de poètes et d'auteurs éminents qui ont façonné le paysage créatif du Royaume, influençant la littérature, le journalisme, le théâtre et la pensée intellectuelle.

Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible, a rapporté dimanche l'agence de presse saoudienne.

Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer, offrant aux visiteurs la possibilité d'explorer les dernières œuvres en matière de littérature, de philosophie et de connaissances générales.

Par ailleurs, la section des peintures murales interactives du festival invite les visiteurs à découvrir des panneaux d'art ouverts, leur permettant ainsi de contribuer aux caractéristiques et à l'identité de la ville.

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région.

Conçues par un artiste plasticien, elles mêlent des éléments d'inspiration folklorique à une expression imaginative, créant une expérience de collaboration qui célèbre la beauté de la ville et rapproche l'art du public.


Qu’est-ce qui fait de la rose de Taïf un produit de parfumerie aussi précieux ?

La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
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  • La rose de Taïf est l’un des produits de parfumerie naturels les plus précieux du Royaume, reconnue pour son arôme exceptionnel et son lien étroit avec le patrimoine, l’agriculture et le tourisme de la région
  • Cultivée sur plus de 910 fermes, sa production repose sur une récolte manuelle très brève (45 jours), nécessitant environ 12 000 roses pour obtenir un seul tola d’huile

TAÏF : Réputées pour leur arôme exceptionnel et le soin minutieux exigé à chaque étape de leur culture, de leur récolte et de leur transformation, les roses de Taïf comptent parmi les produits naturels de parfumerie les plus précieux du Royaume. Elles constituent également des symboles agricoles et culturels majeurs, profondément liés au patrimoine et au tourisme de la région.

Les fermes de roses de Taïf — plus de 910 exploitations réparties entre Al-Hada, Al-Shafa, Wadi Muharram, Al-Wahat, Al-Wahit et Wadi Liya — abritent environ 1 144 000 rosiers, cultivés sur près de 270 hectares de terres agricoles.

Ces exploitations produisent près de 550 millions de roses chaque année, toutes récoltées sur une période très courte n’excédant pas 45 jours, de début mars à fin avril.

Cette récolte permet d’obtenir environ 20 000 tolas d’huile de rose de Taïf. La production d’un seul tola nécessite près de 12 000 roses, cueillies manuellement à l’aube puis distillées dans les 24 heures afin de préserver la pureté et la qualité du parfum avant sa mise sur le marché. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com