Un représentant de Microsoft va intégrer le conseil d'administration d'OpenAI

Le logo de la société multinationale américaine de technologie Microsoft est visible au Mobile World Congress (MWC), le plus grand rassemblement annuel de l'industrie des télécommunications, à Barcelone le 2 mars 2023 (Photo de Josep LAGO / AFP).
Le logo de la société multinationale américaine de technologie Microsoft est visible au Mobile World Congress (MWC), le plus grand rassemblement annuel de l'industrie des télécommunications, à Barcelone le 2 mars 2023 (Photo de Josep LAGO / AFP).
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Publié le Jeudi 30 novembre 2023

Un représentant de Microsoft va intégrer le conseil d'administration d'OpenAI

  • La désignation de cet observateur, annoncée mercredi soir, fait suite à la saga qui a vu, en moins d'une semaine, l'ancien conseil débarquer le directeur général Sam Altman, puis le réintégrer après que la plupart des employés ont menacé de quitter
  • Dans un message posté mercredi soir sur le site d'OpenAI, Sam Altman a entériné son retour au poste de directeur général

NEW YORK: Un représentant de Microsoft va rejoindre le conseil d'administration du développeur d'intelligence artificielle (IA) OpenAI en qualité d'observateur, a indiqué le groupe, au sein duquel Sam Altman a officiellement fait son retour.

La désignation de cet observateur, annoncée mercredi soir, fait suite à la saga qui a vu, en moins d'une semaine, l'ancien conseil débarquer le directeur général Sam Altman, puis le réintégrer après que la plupart des employés ont menacé de quitter le groupe.

Lors de cette séquence, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, avait estimé "très clair que quelque chose (devait) changer dans la gouvernance" d'OpenAI.

Le conseil a finalement été renouvelé, seul un administrateur conservant son siège, à savoir le patron du réseau social Quora, Adam D'Angelo.

Le géant des logiciels et de l'informatique à distance (cloud) a investi environ 13 milliards de dollars dans OpenAI, mais n'avait pas de représentation au conseil jusqu'ici.

Désigné président, en remplacement de Greg Brockman, Bret Taylor a confirmé que le nouveau conseil, qui ne compte que trois administrateurs, accueillerait d'autres membres à l'avenir.

Outre Bret Taylor, le conseil est actuellement composé de l'ancien secrétaire au Trésor Larry Summers et d'Adam D'Angelo.

Dans un message posté mercredi soir sur le site d'OpenAI, Sam Altman a entériné son retour au poste de directeur général.

Brièvement nommée pour lui succéder avant d'être elle-même remerciée, Mira Murati va redevenir responsable technique, fonction qu'elle occupait auparavant, a indiqué Sam Altman.

Ce dernier a assuré n'avoir "pas de rancune" vis-à-vis d'Ilya Sutskever, responsable scientifique d'OpenAI et ancien administrateur, qui a joué un rôle déterminant dans le limogeage de Sam Altman, selon plusieurs médias américains.

L'informaticien avait, par la suite, exprimé publiquement des regrets.

"Ilya ne siègera plus au conseil, mais nous espérons poursuivre notre collaboration avec lui", a précisé Sam Altman.

Si les raisons exactes du licenciement de Sam Altman n'ont pas été révélées, plusieurs médias ont rapporté que des administrateurs s'inquiétaient de le voir placer la sécurité des logiciels d'IA au second plan.

Dans son message, posté mercredi, le dirigeant a mentionné, parmi ses trois priorités, un investissement renforcé dans la sécurité, "qui a toujours été essentielle dans notre travail".

De nombreux observateurs s'inquiètent de possibles dérives de l'intelligence artificielle dite générative, en matière de désinformation, d'emploi (suppressions de postes) ou d'utilisation à des fins militaires.


Le ministère saoudien de l'Investissement signe un accord avec le groupe français CMA CGM

Le ministre de l'Investissement, Khalid al-Falih, a supervisé la signature (Photo, X/@MISA).
Le ministre de l'Investissement, Khalid al-Falih, a supervisé la signature (Photo, X/@MISA).
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  • Le communiqué a indiqué que cela contribuera à atteindre les objectifs de la stratégie nationale de transport dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume
  • Le communiqué a indiqué que cela contribuera à atteindre les objectifs de la stratégie nationale de transport dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume Le mois dernier, la Commission royale d'AlUla a pris des mesures en faveur du transport durable en sig

RIYAD: Les investissements durables dans le secteur des transports et des services logistiques en Arabie saoudite vont être stimulés après que le ministère de l'Investissement a signé un accord avec une grande société de transport maritime française.

Selon un communiqué du ministère, l'accord a été signé avec le groupe français CMA CGM, l'une des plus grandes entreprises du secteur visé.

La signature, supervisée par le ministre de l’Investissement Khalid al-Falih, vise à soutenir les plans de projets d’investissement de l’entreprise en Arabie saoudite et à examiner davantage les opportunités financières potentielles.

Le protocole d'accord aborde également la question du développement durable en soulignant l'intention mutuelle d'examiner les possibilités de solutions en matière de carburants alternatifs afin de réduire les émissions, de transférer les connaissances et les meilleures pratiques mondiales, et de former les saoudiens dans ce domaine.

Le communiqué a indiqué que cela contribuera à atteindre les objectifs de la stratégie nationale de transport dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume.

La stratégie prévoit également de porter la part des transports publics à plus de 15% du total des déplacements et de réduire chaque année les émissions de carbone du secteur de 2% par habitant.

Réduction des émissions

L'Arabie saoudite fait des progrès considérables dans le secteur de la mobilité. TASARU Mobility, filiale du Fonds d'investissement public, a signé trois accords stratégiques pour introduire «la technologie du futur» en Arabie saoudite, afin d'améliorer l'efficacité du secteur.

Ces accords comprennent des investissements dans la société croate de solutions de mobilité P3, Holon, une filiale du groupe Benteler, et la société technologique américaine Recogni Inc. pour la production de véhicules de transport public automatisés.

Le mois dernier, la Commission royale d'AlUla a pris des mesures en faveur du transport durable en signant un accord avec Alstom, un leader mondial français de la mobilité intelligente et durable.

L'accord porte sur la livraison d'une ligne de tramway alimentée par des batteries, qui devrait devenir la plus longue ligne sans caténaire du monde.

S'adressant à Arab News à l'époque, Mohammed Khalil, directeur général d'Alstom KSA, a souligné que le projet mettait l'accent sur la réduction des émissions de carbone et la promotion des transports écologiques.

«Dans le cadre la Vision saoudienne 2030, le tramway soutient l'engagement de la nation en faveur de la gestion de l'environnement», a déclaré Khalil, soulignant que ce système de transport innovant joue un rôle essentiel dans la réduction des émissions de carbone et l'avancement des technologies vertes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Intelligence artificielle : ChatGPT débloque pendant des heures

Cette photographie prise à Mulhouse, dans l'est de la France, le 19 octobre 2023, montre des figurines à côté du logo ChatGPT (Photo, AFP).
Cette photographie prise à Mulhouse, dans l'est de la France, le 19 octobre 2023, montre des figurines à côté du logo ChatGPT (Photo, AFP).
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  • OpenAI, la start-up qui a lancé le programme fin 2022, a indiqué mercredi matin sur son site que ChatGPT fonctionnait à nouveau «normalement»
  • OpenAI n'a pas fourni plus de précisions sur la nature de l'incident, qui rappelle que l'IA, même générative, n'a pas de conscience ni de compréhension de ce qu'elle «dit»

SAN FRANCISCO: ChatGPT, la très populaire interface d'intelligence artificielle (IA) générative qui a fait connaître cette technologie, a débloqué pendant plusieurs heures mardi, répondant aux questions des utilisateurs avec des phrases sans queue ni tête, un rappel que ces systèmes sont encore balbutiants.

OpenAI, la start-up qui a lancé le programme fin 2022, a indiqué mercredi matin sur son site que ChatGPT fonctionnait à nouveau "normalement".

Mardi après-midi - à l'heure de San Francisco, où elle est basée - elle avait annoncé "enquêter sur des signalements de réponses inattendues de la part de ChatGPT". Quelques minutes plus tard, l'entreprise star de la Silicon Valley avait assuré avoir "identifié le problème" et "être en train de le résoudre".

De nombreux utilisateurs ont mis en ligne des captures d'écran montrant des réponses erratiques ou incompréhensibles du modèle d'IA générative. Cette technologie de pointe permet de produire toutes sortes de contenus (textes, sons, vidéos), d'ordinaire de qualité bluffante, sur simple requête en langage courant.

Sur le forum des développeurs qui utilisent les outils d'OpenAI, un utilisateur baptisé "IYAnepo" a ainsi relevé le comportement "étrange" de ChatGPT.

"Il génère des mots totalement inexistants, omet des mots et produit des séquences de petits mots-clés qui me sont inintelligibles, entre autres anomalies", a-t-il relaté. "On pourrait penser que j'ai spécifié de telles instructions, mais ce n'est pas le cas. J'ai l'impression que mon GPT est hanté (...)".

Un autre utilisateur, "scott.eskridge", s'est plaint sur ce même forum que toutes ses conversations avec le modèle de langage "se transforment rapidement en grand n'importe quoi depuis trois heures".

Il a copié un extrait d'une des réponses de l'interface : "L'argent pour le bit et la liste est l'un des étrangers et l'internet où la monnaie et la personne du coût est l'un des amis et la monnaie. La prochaine fois que vous regarderez le système, l'échange et le fait, n'oubliez pas de donner."

OpenAI n'a pas fourni plus de précisions sur la nature de l'incident, qui rappelle que l'IA, même générative, n'a pas de conscience ni de compréhension de ce qu'elle "dit".

Gary Marcus, spécialiste de l'IA, espère que l'incident sera perçu comme un "signal d'alarme".

"Ces systèmes n'ont jamais été stables. Personne n'a jamais été en mesure de mettre au point des garanties de sécurité autour de ces systèmes", a-t-il écrit dans sa newsletter mardi. "Le besoin de technologies totalement différentes, moins opaques, plus interprétables, plus faciles à entretenir et à déboguer - et donc plus faciles à mettre en œuvre - reste primordial", a-t-il ajouté.


Le Maroc souhaite faire payer les géants du numérique

En 2024, le Maroc franchit un cap décisif en matière de régulation fiscale, ciblant spécifiquement les mastodontes de la technologie, connus sous l'acronyme GAFAM (Photo, AFP).
En 2024, le Maroc franchit un cap décisif en matière de régulation fiscale, ciblant spécifiquement les mastodontes de la technologie, connus sous l'acronyme GAFAM (Photo, AFP).
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  • La Direction générale des impôts énonce clairement son intention de soumettre les GAFAM à la TVA
  • Cette réforme fiscale stipule que les prestations fournies par ces géants du numérique sont considérées comme réalisées sur le sol marocain

CASABLANCA: En 2024, le Maroc franchit un cap décisif en matière de régulation fiscale, ciblant spécifiquement les mastodontes de la technologie, connus sous l'acronyme GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, et Microsoft), ainsi que les plateformes de streaming et de gaming telles que YouTube et Spotify. 

La Direction générale des impôts (DGI), par le biais de sa circulaire rendue publique ce mardi sur les mesures fiscales de la loi de finances, énonce clairement son intention de soumettre ces entités à la TVA, en modifiant les règles de territorialité associées à cette taxe, comme le souligne le magazine Challenge.

Cette réforme fiscale stipule que les prestations fournies par ces géants du numérique sont considérées comme réalisées sur le sol marocain, indépendamment de la localisation du client lors de l'acquisition du service dématérialisé ou de son utilisation à l'étranger.

Cette mesure vise à assujettir à la TVA toute prestation de service à distance de nature dématérialisée, englobant les biens incorporels et autres biens immatériels, ce qui constitue une première pour le Maroc.

L’équité fiscale

Jusqu'à présent, ces entreprises technologiques, malgré leurs profits astronomiques et leur part significative dans les recettes publicitaires au Maroc, échappaient à toute forme de taxation locale.

Cette situation, jugée inéquitable par de nombreux acteurs économiques marocains, se voit en conséquence prise en compte par la DGI. L'objectif étant de redistribuer plus justement les bénéfices sur le territoire marocain et de permettre à l'État de percevoir les impôts dus.

L'initiative marocaine s'inscrit dans une tendance mondiale visant à rétablir l'équilibre fiscal avec les géants du numérique. Le Canada, par exemple, a récemment adopté une législation contraignant les plateformes numériques à rémunérer équitablement les médias pour l'utilisation de leur contenu, sous peine de sanctions.

Cette démarche, qui a mené à un bras de fer avec Meta, illustre la volonté croissante des gouvernements de défendre leurs intérêts nationaux face à la puissance des multinationales du secteur technologique.