L'Ukraine revendique des attaques sur des trains dans l'Extrême-Orient russe

Des ouvriers marchent le long de la voie ferrée près de Sloviansk, le 30 janvier 2023, alors que la Russie envahit l'Ukraine. (Photo Yasuyoshi Chiba AFP)
Des ouvriers marchent le long de la voie ferrée près de Sloviansk, le 30 janvier 2023, alors que la Russie envahit l'Ukraine. (Photo Yasuyoshi Chiba AFP)
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Publié le Vendredi 01 décembre 2023

L'Ukraine revendique des attaques sur des trains dans l'Extrême-Orient russe

  • La première attaque a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans le tunnel Bessolov de Severomouïsk, le plus long en Russie, ont affirmé le SBU, selon lequel quatre engins explosifs ont été déclenchés lors du passage d'un train
  • Plus tôt dans la journée, les autorités russes ont annoncé l'arrestation d'un Russo-Italien «recruté» par le renseignement militaire ukrainien (GUR) et «soupçonné de «sabotage»

KIEV, Ukraine : Les services ukrainiens de sécurité (SBU) ont mené deux opérations de sabotage sur des trains transportant du carburant en Bouriatie, dans l'Extrême-Orient russe, a indiqué vendredi à l'AFP une source au sein des forces de l'ordre ukrainiennes.

Kiev a revendiqué nombre d'attaques sur le territoire russe depuis le début de l'invasion russe en février 2022, mais c'est la première fois qu'il s'agit opérations menées à des milliers de kilomètres du front.

La première attaque a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dans le tunnel Bessolov de Severomouïsk, le plus long en Russie, a affirmé cette source, selon laquelle quatre engins explosifs ont été déclenchés lors du passage d'un train.

Les Ukrainiens ont ensuite visé une section alternative de la voie ferrée vers laquelle le trafic ferroviaire a été détourné après la première attaque, a assuré la source.

«Les Russes sont tombés deux fois dans le piège du SBU: un autre train transportant du carburant a explosé sur la Magistrale ferroviaire Baïkal-Amour» au moment où il «passait sur un pont haut de 35 mètres de haut», a-t-elle ajouté.

C'est la «deuxième étape de l'opération spéciale du SBU visant à mettre hors service cette importante ligne de chemin de fer» traversant la région frontalière de la Chine et de la Mongolie, a souligné la source.

Le SBU a refusé de commenter ces affirmations.

Les chemins de fer russes se sont bornés à faire état jeudi sur Telegram d'un feu sur un train transportant du combustible dans le tunnel de Severomouïsk. Le trafic ferroviaire a été détourné vers une autre section, ont-ils ajouté.

Aucune information officielle n'a été publiée côté russe sur le deuxième incident.

Cependant, la chaine Telegram Baza proche des services de sécurité russes et suivie par plus d'un million de personnes a fait état vendredi de «sabotage» ayant causé des explosions sur deux trains «dans la même zone» de la Bouriatie.

Les autorités ont ouvert une enquête pour «acte terroriste», a affirmé Baza qui a également publié deux courtes vidéos sur lesquelles on peut voir des wagons-citernes en flammes en pleine nuit.

Plus tôt dans la journée, les autorités russes ont annoncé l'arrestation d'un Russo-Italien «recruté» par le renseignement militaire ukrainien (GUR) et «soupçonné de «sabotage».

L'homme est accusé d'avoir lancé une attaque de drones contre un aérodrome militaire russe en juillet dernier et d'avoir organisé l'explosion d'une voie ferrée ayant entraîné le déraillement d'un train de marchandises dans le centre de la Russie.

Contacté par l'AFP, le GUR n'a pas souhaité commenter.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.