Après la bataille des retraites, l'intersyndicale acte une nouvelle «phase»

"C'est la transformation de l'intersyndicale", a confié Cyril Chabanier (CFTC) après une rencontre entre syndicats (Photo d'illustration, AFP).
"C'est la transformation de l'intersyndicale", a confié Cyril Chabanier (CFTC) après une rencontre entre syndicats (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Samedi 02 décembre 2023

Après la bataille des retraites, l'intersyndicale acte une nouvelle «phase»

  • Une nouvelle série de négociations va s'ouvrir notamment sur l'emploi des seniors, le Compte épargne temps universel ou la pénibilité
  • La discussion entre les leaders syndicaux a été «calme, posée», ont assuré plusieurs participants

PARIS: Après les six mois d'union sans faille affichée au printemps par les syndicats lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, ces derniers ont acté vendredi une nouvelle "phase" de l'intersyndicale qui se réunira ponctuellement pour préparer l'agenda social.

"C'est la transformation de l'intersyndicale", a confié Cyril Chabanier (CFTC) après une rencontre entre syndicats, rappelant qu'"on n'est plus dans le même moment que pendant la mobilisation contre les retraites".

"On était d'accord pour se dire que ce qu'on a crée, cette confiance, ce respect... Il fallait le poursuivre" mais force est de constater, selon ce leader réélu en novembre, qu'"il n'y a plus de grande thématique en ce moment".

"On ne met pas tout dans un placard", insiste-t-il, mais "il n'y aura pas d'intersyndicale comme on en a connue pendant six mois".

Pour Frédéric Souillot (FO), "l'intersyndicale de mobilisation est un bel outil mais pour l'instant, le bel outil on le range dans la caisse à outils".

"On a acté qu'on n'était plus dans la même phase", a confirmé Simon Duteil, co-délégué général de Solidaires.

"Ça n'existe pas des intersyndicales permanentes, quand on en fait une, c'est sur un sujet précis", a rappelé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.

"On s'est demandé en intersyndicale comment avoir une nouvelle phase de travail unitaire", "en se disant clairement qu'il y a des sujets sur lesquels on ne sera pas tous signataires et ce n'est pas grave", a-t-elle ajouté.

La discussion entre les leaders syndicaux a été "calme, posée", ont assuré plusieurs participants alors que certains s'étaient quelque peu agacés en amont, accusant la CGT d'attitude parfois hégémonique.

Alors qu'une nouvelle série de négociations va s'ouvrir notamment sur l'emploi des seniors, le Compte épargne temps universel ou la pénibilité, l'intersyndicale a souligné "la nécessité d'essayer de travailler de façon unitaire entre organisations représentatives pour définir quelques lignes rouges communes et quelques revendications communes", rapporte Mme Binet.

Les leaders "continueront de se voir de façon régulière", assure-t-elle, et préparent la journée européenne de mobilisation du 12 décembre à Bruxelles pour les salaires et contre les politiques d'austérité, à laquelle devraient participer "plusieurs milliers de Français", selon les syndicats.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.