Après l'union résolue sur les retraites, l'intersyndicale a du plomb dans l'aile

La secrétaire générale du syndicat français CGT Sophie Binet (au centre) se tient à côté de la représentante de l'Autorité palestinienne en France Hala Abou-Hassira (à gauche) alors qu'elles participent à une manifestation pour exiger un "cessez-le-feu immédiat à Gaza" organisée par les syndicats français CGT, Solidaires et FSU à Paris, le 18 novembre 2023. (Photo par Bertrand Guay AFP)
La secrétaire générale du syndicat français CGT Sophie Binet (au centre) se tient à côté de la représentante de l'Autorité palestinienne en France Hala Abou-Hassira (à gauche) alors qu'elles participent à une manifestation pour exiger un "cessez-le-feu immédiat à Gaza" organisée par les syndicats français CGT, Solidaires et FSU à Paris, le 18 novembre 2023. (Photo par Bertrand Guay AFP)
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Après l'union résolue sur les retraites, l'intersyndicale a du plomb dans l'aile

  • «On a toujours dit que l'intersyndicale telle qu'elle existait pendant les retraites était utile et importante», mais «on est dans un autre moment aujourd'hui» a déclaré Marylise Léon, à la tête de la CFDT depuis juin
  • Au-delà de ce contexte électoral, certaines initiatives irritent, à l'instar de la dernière mobilisation unitaire sur les salaires, loin des records de celles sur les retraites

PARIS : Il est peut-être loin le temps de l'union sans faille affichée par les syndicats lors de la réforme des retraites: amenés à se retrouver le 1er décembre au siège de la CFDT, plusieurs leaders veulent prendre leurs distances.

«On a eu du mal à trouver la date et on s'était déjà vus beaucoup. Je crois qu'on n'avait pas tout à fait envie de se voir tous», confie Frédéric Souillot, numéro un de Force ouvrière.

Pour Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT depuis le 31 mars, «c'est une intersyndicale pour faire le point, (...) sans enjeu immédiat, pour avoir la possibilité d'avoir une discussion large sans pression médiatique».

Il n'y aura «pas de temps +presse ou com+ particulier (...). L'ordre du jour, c'est la mobilisation européenne du 12 décembre» pour les salaires, abonde Marylise Léon, à la tête de la CFDT depuis juin.

Néanmoins, l'intersyndicale «aura un débat sur les prochaines étapes, sur ce qui est possible de faire ensemble ou pas», ajoute-t-elle. «On a toujours dit que l'intersyndicale telle qu'elle existait pendant les retraites était utile et importante», mais «on est dans un autre moment aujourd'hui».

«Quand on peut travailler ensemble», on le fait, «parce que l'union fait la force», a encore souligné cette semaine devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) Cyril Chabanier (CFTC).

Selon lui, ces dernières années, à force de travailler ensemble, les liens se sont «renforcés» et il n'y a plus «un leader syndical qui +met une cartouche directe ou indirecte+ à un autre».

- Des initiatives qui irritent -

Mais l'ambiance sur le terrain est moins fraternelle qu'il y a six mois: 70% des CSE (Comité social et économique) sont renouvelés depuis septembre jusqu'en février et les militants ferraillent localement, tandis que leurs dirigeants nationaux font la tournée des entreprises.

«Oui», le contexte des élections professionnelles torpille l'intersyndicale, déclare sous couvert d'anonymat un responsable, qui peste contre la CGT, «revenue à des pratiques des années 1970, lorsqu'ils jouaient des bras» contre les militants des autres organisations.

Au-delà de ce contexte électoral, certaines initiatives irritent, à l'instar de la dernière mobilisation unitaire sur les salaires, loin des records de celles sur les retraites.

«Le 13 octobre, ça a +déconné+ plein pot», se navre un leader. Sophie Binet avait alors tenu un point-presse seule en tête de cortège, sous les yeux médusés de ses homologues.

«Elle ne sait pas ce que c'est l'intersyndicale», mais elle tient à cette union, «avec ses supplétifs FSU et Solidaires», persifle ce responsable.

Un autre y voit «une façon de tenir une ligne en interne» et de «mieux contenir ses extrêmes». Sophie Binet avait pris la tête de l'organisation à l'issue d'un congrès houleux.

- Une demande d'unité -

«Peut-être que ce qu'on partage moins, c'est cette volonté de mettre en scène cette intersyndicale», relève un responsable.

Et la CGT n'a pas «totalement intégré» qu'elle «n'est plus la première organisation», rappellent sèchement deux leaders syndicaux.

Il faut «inventer autre chose en termes de relation intersyndicale», estime l'un d'eux. «Ça ne veut pas dire qu'on ne (fera) rien ensemble ni que l'on (fera) tout ensemble».

Pour Sophie Binet, il faut «garder la dynamique unitaire» née du mouvement des retraites et «ne pas revenir aux tensions qui préexistaient». «L'intersyndicale ne continue évidemment pas sous la même forme» que lors des retraites «puisqu'on n'est plus sur cette temporalité».

Mais cette unité reste précieuse et s'est encore manifestée, rappelle-t-elle auprès de l'AFP, lors de la conférence sociale du 16 octobre sur les bas salaires. «Tous les syndicats sont arrivés unis, et tous les syndicats sont sortis unis. On a eu des mots différents mais globalement la tonalité était très partagée».

«On sait qu'il y a une demande d'unité très forte» de la part des salariés «et c'est ça l'aiguillon».


Mondial-2026: «On est là où on voulait être», se réjouit Didier Deschamps

  • Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0
  • "Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien"

FOXBOROUGH: Réaction de Didier Deschamps jeudi sur M6 après la victoire de la France contre le Maroc 2-0 en quart de finale de la Coupe du monde:

"Je pense que c'est trois (demi-finales) consécutives, donc déjà ça c'est bien. Ça semble logique et naturel mais il faut y arriver. Evidemment j'ai des super joueurs autrement on n'arrive pas là mais c'est bien. C'était compliqué parce qu'aujourd'hui en ratant le penalty, les occasions qu'on ne met pas. Quand c'est Kylian, pas de soucis, il ne doute jamais, même s'il a eu une occasion avant de marquer aussi. C'est super, on est là où on voulait être donc on va bien récupérer et puis on va voir notre adversaire demain.

"Kylian (Mbappé) c'est un peu la cheville, il ressentait un peu une douleur. Et Manu (Koné) il avait eu un coup au genou et un peu de crampes aussi mais c'est normal, les matchs enchaînent. C'est bien, Warren (Zaïre-Emery) qui n'avait pas joué du tout jusqu'à maintenant a fait une très très bonne rentrée. Il faut qu'ils se tiennent tous prêts, je ne peux pas faire plaisir à tous mais je fais en sorte qu'ils se sentent tous concernés. Et ceux qui ne jouent pas, ils sont là aussi avec l'ensemble du groupe.

"C'est la particularité du sport, surtout le football - c'est un sport populaire -, c'est de fabriquer les émotions et de les partager. J'imagine qu'il y a beaucoup de ferveur et de passion en France. Ici on est dans notre bulle (...) On est là pour ça et les joueurs ont ce devoir-là de tout faire - après on réussit, on ne réussit pas toujours - mais de tout faire pour aller le plus haut possible. On passe une étape importante aujourd'hui, on se retrouve encore dans le dernier carré, ça veut dire qu'on est là."


Nouvelle canicule: le gouvernement déclenche un plan inédit Orsec «chaleurs extrêmes»

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule. (AFP)
  • "L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues"
  • La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé"

PARIS: La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé vendredi le déclenchement d'un "plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé" dans les départements placés par Météo France en vigilance rouge canicule.

"L'objectif de ce plan Orsec chaleurs extrêmes qui n'existait pas par le passé, c'est de tenir compte du retour d'expérience des dernières vagues", notamment que "les personnes les plus vulnérables, celles qui sont seules, souvent en ville, souvent âgées, subissent davantage de surmortalité que le reste de la population", a expliqué la porte-parole sur TF1. Météo France a prévu de placer 24 départements en vigilance rouge samedi.


Paris accueillera le Global Investment Summit 2026, plateforme de coopération entre l'Europe et le Golfe

Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
Le Palais des Congrès de Paris accueillera les 1er et 2 septembre 2026 la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026. (Fournie)
  • Le Global Investment Summit 2026, organisé à Paris les 1er et 2 septembre, réunira plus de 2 000 participants et 80 intervenants internationaux pour renforcer les investissements entre l’Europe et les pays du CCG
  • L’événement ambitionne de mobiliser 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans un premier temps, avec un objectif de 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce à des partenariats stratégiques et des projets durables

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PARIS: Les 1er et 2 septembre 2026, le Palais des Congrès de Paris accueillera la première édition du Global Investment Summit (GIS) 2026, un rendez-vous international lancé par le groupe saoudien B&S Investments afin de renforcer les liens d’investissement entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les marchés internationaux.

Pensé comme le point de départ d’une série mondiale de sommets, le GIS débutera à Paris avant de faire étape en Espagne, à Londres et à Genève, puis de s’achever à Riyad en 2030. L’initiative vise à créer une plateforme internationale réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprise et décideurs publics afin de transformer les opportunités d’investissement en partenariats durables et en projets concrets.

Les organisateurs estiment que le sommet pourrait contribuer à mobiliser un premier volume d’environ 28,59 milliards de dollars d’investissements européens dans la région du Golfe, avec l’ambition de porter ce montant à 50 milliards de dollars d’ici 2030 grâce au développement des investissements directs et des partenariats stratégiques.

Plus de 2 000 participants sont attendus à Paris, parmi lesquels des investisseurs internationaux, des chefs d’entreprise, des représentants gouvernementaux et des acteurs des secteurs public et privé. Plus de 80 intervenants internationaux prendront part aux conférences consacrées aux grandes tendances économiques et financières qui façonnent les marchés mondiaux.

Au-delà des sessions plénières, le GIS 2026 mettra l’accent sur la mise en relation des participants à travers des réunions d’affaires ciblées, des rencontres bilatérales et un espace d’exposition destiné à présenter des projets d’investissement et à favoriser la conclusion de nouveaux accords commerciaux.

« Le GIS 2026 représente le premier chapitre d’une série mondiale institutionnalisée conçue pour présenter le CCG non pas comme un ensemble de marchés concurrents, mais comme une architecture d’investissement coordonnée », a déclaré Bader Al-Nofai, directeur général de B&S Investments. Selon lui, l’objectif est de passer « du dialogue à la mise en œuvre » en créant des mécanismes permettant aux investisseurs et aux décideurs d’aboutir à des résultats mesurables dans un délai de 12 à 24 mois.

À travers cette initiative, B&S Investments entend renforcer les flux de capitaux entre l’Europe et le Golfe tout en soutenant une croissance économique durable fondée sur des partenariats de long terme.