Irak: Frappe américaine «d'auto-défense», cinq combattants pro-Iran tués

Cinq combattants en Irak d'un groupe armé pro-Iran ont été tués dimanche soir par un bombardement dans la province de Kirkouk (Photo, AFP).
Cinq combattants en Irak d'un groupe armé pro-Iran ont été tués dimanche soir par un bombardement dans la province de Kirkouk (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 04 décembre 2023

Irak: Frappe américaine «d'auto-défense», cinq combattants pro-Iran tués

  • Dimanche, un «bombardement aérien» a visé un «site» tenu par une faction affiliée au Hachd al-Chaabi, coalition d'ex-paramilitaires désormais intégrés aux forces régulières
  • Le secteur visé se trouve près de la frontière avec le Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak

KIRKOUK: Cinq combattants en Irak d'un groupe armé pro-Iran ont été tués dimanche soir par un bombardement dans la province de Kirkouk, un responsable militaire américain reconnaissant une "frappe d'auto-défense" dans un contexte de tensions régionales accrues accompagnant le conflit entre Israël et le Hamas.

La frappe dans le nord de l'Irak intervient au lendemain d'une mise en garde adressée par le gouvernement irakien aux Etats-Unis contre toute "attaque" sur son territoire, même si de leur côté les groupes pro-Iran ont repris les tirs de roquettes et les frappes de drones contre les troupes américaines stationnées en Irak et en Syrie.

Dimanche, un "bombardement aérien" a visé un "site" tenu par une faction affiliée au Hachd al-Chaabi, coalition d'ex-paramilitaires désormais intégrés aux forces régulières, a indiqué à l'AFP un haut responsable de sécurité à Kirkouk faisant état de cinq morts.

De son côté, un responsable militaire américain, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a confirmé une "frappe d'auto-défense contre une menace imminente" menée dans les environs de Kirkouk contre "un site de lancement de drones".

Le secteur visé se trouve près de la frontière avec le Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak. Un officier de police irakien dans le secteur a assuré à l'AFP que "des débris appartenant apparemment à un drone" ont été retrouvés sur place.

Faisant état de "cinq morts et cinq blessés", un responsable de sécurité à Bagdad a évoqué une frappe de drone visant "une position du groupe al-Noujaba dans la région de Dibis".

Refus de toute attaque

Dimanche soir, la "Résistance islamique en Irak", nébuleuse formée par des groupes armés affiliés au Hachd al-Chaabi, a laconiquement confirmé dans un communiqué la mort de cinq combattants.

C'est ce mouvement qui revendique depuis plusieurs semaines les attaques menées contre les militaires américains en Irak et en Syrie.

Des bombardements illustrant les répercussions régionales de la guerre opposant Israël au Hamas palestinien dans la bande de Gaza: les groupes pro-Iran justifient leurs attaques en pointant du doigt le soutien apporté par Washington à Israël.

Samedi, lors d'un appel avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani avait insisté sur "le refus de l'Irak de toute attaque visant le territoire irakien".

M. Soudani avait réitéré "l'engagement du gouvernement irakien à protéger les conseillers de la coalition internationale présents en Irak", en référence aux militaires américains déployés dans son pays dans le cadre d'une coalition antidjihadiste pilotée par Washington.

Fin novembre, en représailles aux attaques récurrentes des groupes pro-Iran, des frappes américaines meurtrières ont visé à deux reprises en Irak des combattants pro-Iran.

76 attaques

Washington a aussi bombardé à trois reprises en Syrie des sites liés à l'Iran.

Les attaques contre les soldats américains avaient cependant cessé durant la trêve observée entre Israël et le Hamas, qui a volé en éclats vendredi matin, faisant craindre une escalade régionale.

Au total, Washington a recensé 76 attaques menées depuis le 17 octobre contre ses troupes en Irak et en Syrie, dix jours après le début de la guerre, selon un bilan actualisé fourni par un responsable militaire américain.

Dimanche encore, "plusieurs roquettes" ont visé "des forces américaines et de la coalition" stationnées sur une base dans l'Est de la Syrie, sans faire de victimes ou de dégâts, selon le responsable militaire américain.

La guerre Israël/Hamas a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre, qui a fait 1.200 morts, en majorité des civils, selon les autorités.

En représailles, Israël a mené des bombardements dévastateurs contre le territoire palestinien et lancé le 27 octobre une offensive terrestre. D'après le gouvernement du Hamas, plus de 15.500 personnes, dont 70% de femmes et d'enfants, ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le 7 octobre.


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.