L'emploi bien plus solide qu'attendu en novembre aux Etats-Unis

Le marché de l'emploi s'est montré bien plus solide qu'attendu en novembre aux Etats-Unis (Photo, AFP).
Le marché de l'emploi s'est montré bien plus solide qu'attendu en novembre aux Etats-Unis (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 09 décembre 2023

L'emploi bien plus solide qu'attendu en novembre aux Etats-Unis

  • En novembre, 199 000 emplois ont été créés, en hausse par rapport aux 150 000 d'octobre, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail
  • Cette hausse est notamment due à la reprise du travail chez les constructeurs automobiles

WASHINGTON: Le marché de l'emploi s'est montré bien plus solide qu'attendu en novembre aux Etats-Unis, ce qui ne semble néanmoins pas contrarier les espoirs d'une baisse durable de l'inflation, à quatre jours de la réunion de la Fed.

En novembre, 199.000 emplois ont été créés, en hausse par rapport aux 150.000 d'octobre, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail.

C'est aussi plus que les 175.000 créations d'emplois qui étaient attendues, selon le consensus de Briefing.com.

Cette hausse est notamment due à la reprise du travail chez les constructeurs automobiles, après une grève historique de six semaines. Aux Etats-Unis en effet, les grévistes sont comptabilisés comme demandeurs d'emploi.

Les secteurs de la santé et la fonction publique ont également recruté. Le commerce de détail, en revanche, a détruit des emplois.

"Le marché du travail reste solide, avec une croissance de l'emploi toujours robuste et un taux de chômage à des niveaux extraordinairement bas", a commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour High Frequency Economics, dans une note.

Le taux de chômage, en effet, repart à la baisse, à 3,7%, après avoir grimpé en octobre à 3,9%.

Le président Joe Biden a mis en avant le fait que ce sont, depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2021, "plus de 14 millions d'Américains supplémentaires qui connaissent la dignité et la tranquillité d'esprit que procure un salaire".

Et d'ajouter que "les salaires des travailleurs et la richesse des ménages sont plus élevés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient avant la pandémie, après ajustement de l'inflation".

Résilient mais plus tempéré

"La plupart des économistes anticipent une vigueur continue du marché du travail", a déclaré à des journalistes la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, cette semaine en marge d'un déplacement au Mexique.

"Les économistes qui ont dit qu'il faudrait un taux de chômage très élevé pour parvenir (à faire baisser l'inflation, NDLR) mangent leur chapeau", a-t-elle ajouté.

Car un ralentissement de l'emploi est attendu pour espérer voir l'inflation baisser durablement, alors que la pénurie de main d'oeuvre qu'a connue le marché du travail américain pendant plus de deux ans a fait flamber les salaires, contribuant à alimenter la forte hausse des prix.

En novembre, les salaires ont "accéléré" sur un mois, "mais sont restés stables sur un an", ajoute Rubeela Farooqi.

Néanmoins, "l'image qui se dessine est celle d'un marché du travail résilient mais plus tempéré", souligne Lydia Boussour, économiste pour EY.

Ralentissement «probable»

C'est aussi la direction voulue par la banque centrale américaine (Fed), qui relève progressivement ses taux d'intérêt depuis mars 2022, pour faire ralentir l'activité économique.

Sa prochaine réunion aura lieu mardi et mercredi. Un maintien des taux à leur niveau actuel, pour la troisième fois d'affilée, est majoritairement attendu.

Car le risque, à trop resserrer, est de faire plonger le pays dans la récession.

Mme Farooqi n'anticipe plus de hausse des taux dans les mois à venir, et pense que "la prochaine mesure de la Fed sera une réduction des taux, probablement d'ici le milieu de l'année prochaine".

Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment averti qu'il est trop tôt pour anticiper une baisse, et qu'une hausse supplémentaire reste sur la table si nécessaire.

"Bien que des chiffres d'inflation plus faibles ces derniers mois soient les bienvenus, ces progrès doivent se poursuivre si nous voulons atteindre notre objectif de 2%", avait-il commenté.

"La situation de l'emploi semble toujours excellente et l'inflation diminue très rapidement. Et c'est exactement ce que nous avons promis et que nous voulons qu'il se produise", avait dit de son côté le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com