Début du dépouillement en Égypte: le président Al-Sissi se rapproche d’une nouvelle victoire

Des fonctionnaires électoraux comptent les bulletins à l’intérieur d’une école utilisée comme bureau de vote et comme centre de dépouillement, lors de l’élection présidentielle au Caire, en Égypte, le 12 décembre 2023. (Reuters)
Des fonctionnaires électoraux comptent les bulletins à l’intérieur d’une école utilisée comme bureau de vote et comme centre de dépouillement, lors de l’élection présidentielle au Caire, en Égypte, le 12 décembre 2023. (Reuters)
Des fonctionnaires électoraux comptent les bulletins à l’intérieur d’une école utilisée comme bureau de vote et comme centre de dépouillement, lors de l’élection présidentielle au Caire, en Égypte, le 12 décembre 2023. (Reuters)
Des fonctionnaires électoraux comptent les bulletins à l’intérieur d’une école utilisée comme bureau de vote et comme centre de dépouillement, lors de l’élection présidentielle au Caire, en Égypte, le 12 décembre 2023. (Reuters)
Des fonctionnaires électoraux comptent les bulletins à l’intérieur d’un bureau de vote dans le quartier d’Abedine, au centre-ville du Caire, le 12 décembre 2023. (Reuters)
Des fonctionnaires électoraux comptent les bulletins à l’intérieur d’un bureau de vote dans le quartier d’Abedine, au centre-ville du Caire, le 12 décembre 2023. (Reuters)
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Publié le Jeudi 14 décembre 2023

Début du dépouillement en Égypte: le président Al-Sissi se rapproche d’une nouvelle victoire

  • L’élection présidentielle intervient dans un contexte de crise économique et de guerre à Gaza
  • Les partisans du président affirment qu’il peut maintenir la sécurité et la stabilité en Égypte

LE CAIRE: Mardi, les Égyptiens ont voté lors du troisième et dernier jour d’une élection présidentielle qui devrait permettre au président Abdel Fattah al-Sissi de remporter une victoire écrasante et de commencer un nouveau mandat de six ans en l’absence de concurrence réelle.

L’Autorité électorale nationale d’Égypte (NEA) a annoncé que le vote pour les élections présidentielles de 2024 s’était achevé mardi soir et que le dépouillement avait commencé. Des bureaux de vote ont déjà commencé à trier les bulletins après la fermeture des bureaux à 21h. 

Chaque sous-commission annoncera la répartition détaillée des votes dans des rapports statistiques. Les résultats des élections devraient être annoncés le 18 décembre. De nombreux Égyptiens ont manifesté peu d’intérêt pour les élections, estimant que le vote ne changerait pas grand-chose, bien que les autorités et les commentateurs des médias locaux étroitement contrôlés aient continué à les appeler à voter par devoir national.

Trois autres candidats peu reconnus ont participé à l’élection. Le candidat potentiel le plus en vue a interrompu sa campagne en octobre, affirmant que des responsables et des voyous avaient pris ses partisans pour cible, des accusations rejetées par la NEA.

L’organe de presse du gouvernement a indiqué que le vote était un pas en avant vers le pluralisme politique, et les autorités ont nié toute violation des règles électorales. Les autorités ont cherché à répondre aux critiques formulées à l’encontre de leur bilan en prenant des mesures prévoyant l’ouverture d’un dialogue national et la libération de certains prisonniers importants.

M. Al-Sissi affirme que la stabilité et la sécurité sont primordiales. Ce message a trouvé un écho auprès de certains électeurs qui se sont adressés à Reuters à un moment où l’Égypte est confrontée à deux guerres à ses frontières, dans la bande de Gaza et au Soudan.

Lundi, la NEA a déclaré que la participation aux deux premiers jours de vote avait atteint environ 45%, dépassant celle de la dernière élection présidentielle de 2018.

 

(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.


Reprise des frappes iraniennes contre les Emirats

Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
Une vue d'ensemble de la 5e édition du salon « Make it in the Emirates » à Abu Dhabi, le 4 mai 2026. (Photo : FADEL SENNA / AFP)
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  • Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus
  • Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient.

Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que des missiles de croisière avaient été tirés vers "différentes zones du pays". "Trois ont été interceptés au-dessus des eaux territoriales, tandis qu'un est tombé en mer", a-t-il poursuivi dans un message sur ses réseaux sociaux.

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a réagi le ministère émirati des Affaires étrangères, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".

Les autorités émiraties ont diffusé plusieurs alertes sur téléphones portables, une première depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu irano-américain le 8 avril, qui avait stoppé les attaques iraniennes menées dans le Golfe, en représailles à l'attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Deux personnes ont par ailleurs été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes.

A Fujaïrah, qui abrite un important port, un oléoduc et d'autres installations permettant de contourner le détroit d'Ormuz, les équipes de secours s'employaient en début de soirée à maîtriser l'incendie, selon le bureau des médias de l'émirat.

Trois travailleurs indiens ont été hospitalisés pour des blessures modérées, a-t-il précisé.

Ces attaques surviennent au lendemain de l'annonce par Donald Trump du lancement d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Elles interviennet aussi alors que les Emirats accueillent à Abou Dhabi une importante conférence consacrée à l'industrie nationale et à la résilience économique.

Signe de l'impact du conflit sur l'économie, les autorités ont indiqué que le trafic de passagers à l'aéroport de Dubaï, grand hub international, avait chuté des deux tiers en mars sur un an.

Un pétrolier émirati a par ailleurs été touché par des drones dans le détroit d'Ormuz tard dimanche, suscitant une vive condamnation du ministère des Affaires étrangères.