Crédit Agricole ne financera plus de nouveau projet d'extraction d'énergies fossiles

 La banque Crédit Agricole s'est engagée jeudi à ne plus financer de nouveau projet d'extraction d'énergies fossiles et à réduire de 75% le CO2 émis par les projets financés sur le pétrole et le gaz d'ici 2030, au lendemain de l'accord trouvé par la COP28 à Dubaï. (AFP)
 La banque Crédit Agricole s'est engagée jeudi à ne plus financer de nouveau projet d'extraction d'énergies fossiles et à réduire de 75% le CO2 émis par les projets financés sur le pétrole et le gaz d'ici 2030, au lendemain de l'accord trouvé par la COP28 à Dubaï. (AFP)
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Publié le Jeudi 14 décembre 2023

Crédit Agricole ne financera plus de nouveau projet d'extraction d'énergies fossiles

  • Une décision qui aura «pour conséquence de réduire les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur deux fois plus vite que le scénario Net Zero 2050 publié par l'Agence internationale de l'énergie»
  • Dans une enquête sur les «bombes carbone», les sites d'extraction de pétrole, gaz et charbon super-émetteurs en CO2, Crédit Agricole était classée au septième rang des banques apportant un important soutien indirect à ses projets

PARIS: La banque Crédit Agricole s'est engagée jeudi à ne plus financer de nouveau projet d'extraction d'énergies fossiles et à réduire de 75% le CO2 émis par les projets financés sur le pétrole et le gaz d'ici 2030, au lendemain de l'accord trouvé par la COP28 à Dubaï.

"Nous décidons (...) de cesser tout financement de nouveaux projets d'extraction d'énergies fossiles et d'adopter une approche sélective dans l'accompagnement des énergéticiens inscrits dans cette transition", a indiqué Philippe Brassac, le directeur général du groupe bancaire, l'un des principaux en France et en Europe, dans un communiqué annonçant la mise à jour de la politique climatique.

Cela aura "pour conséquence de réduire les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur deux fois plus vite que le scénario Net Zero 2050 publié par l'Agence internationale de l'énergie", a-t-il indiqué.

Dans le détail, le groupe s'engage à une "baisse des émissions financées de -75% sur le secteur pétrole et gaz d'ici 2030 (vs 2020) contre -30% annoncés en 2022", est-il précisé dans sa nouvelle politique climatique.

En décembre dernier, Crédit Agricole avait déjà annoncé l'arrêt des financements de nouveaux projets d'extraction de pétrole et précisé certains de ses objectifs climat.

Dans une enquête du Monde sur les "bombes carbone", les sites d'extraction de pétrole, gaz et charbon super-émetteurs en CO2, Crédit Agricole était classée au septième rang des banques apportant un important soutien indirect à ses projets.

"Le marché bancaire est ainsi fait que les banques ne financent que très rarement les projets d'extraction fossile directement. Elles préfèrent accorder des prêts aux entreprises extractrices", indiquait alors le quotidien.

Crédit Agricole s'est par ailleurs engagée jeudi à tripler les "financements annuels en France" sur "les énergies renouvelables entre 2020 et 2030". Un engagement en ligne avec l'accord de Dubaï signé la veille, qui appelle lui à "tripler la capacité des énergies renouvelables au niveau mondial" d'ici à 2030.

La banque a par ailleurs dévoilé des objectifs climatiques pour cinq nouveaux secteurs: le transport maritime, l'aviation, l'acier, l'immobilier résidentiel et l'agriculture.

Souvent critiquées par les ONG pour leur soutien aux énergies fossiles, les banques mettent régulièrement à jour leur politique limitant leur impact sur le réchauffement climatique.

Plusieurs banques ont profité de la COP28 pour le faire: ainsi BNP Paribas a annoncé le 23 novembre qu'elle ne financerait plus le charbon métallurgique, destiné essentiellement à la sidérurgie, et Société Générale a précisé quelques jours plus tôt des engagements pris en septembre, en ajoutant un volet sur la décarbonation du secteur de l'immobilier commercial.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.