La BCE réduit un peu le sourire des marchés

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, s'adresse à la presse en compagnie du gouverneur de la Banque centrale grecque après la réunion du Conseil des gouverneurs à Athènes, le 26 octobre 2023. (Photo, AFP)
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, s'adresse à la presse en compagnie du gouverneur de la Banque centrale grecque après la réunion du Conseil des gouverneurs à Athènes, le 26 octobre 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 décembre 2023

La BCE réduit un peu le sourire des marchés

  • Après la banque centrale américaine mercredi, les banques centrales européenne, anglaise et suisse ont toutes maintenu leurs taux directeurs inchangés
  • Christine Lagarde a annoncé son intention de davantage réduire la taille de son bilan à compter de la mi-2024, soit six mois plus tôt que prévu

PARIS: Les Bourses mondiales sont en hausse jeudi, même si la Banque centrale européenne s'est montrée un peu moins favorable aux investisseurs que son homologue américaine la veille, ce qui a provoqué un changement de tendance en Europe.

Après la banque centrale américaine mercredi, les banques centrales européenne, anglaise et suisse ont toutes maintenu leurs taux directeurs inchangés. Seule la Banque de Norvège a continué de relever les siens, tout en signalant que ce serait sans doute la dernière fois avant une pause.

Mais la progression en Europe au terme de la séance a été moins impressionnante que lors des premiers échanges: Si Londres a pris 1,33%, Paris n'a gagné que 0,59% et Francfort a même terminé dans le rouge (-0,08%).

Wall Street, qui at déjà terminé en nette hausse mercredi, poursuit sur sa lancée après des données de ventes au détail solides: le Dow Jones a pris 0,31%, le S&P 500 0,41% et le Nasdaq 0,30% vers 16H45 GMT.

Contrairement à la Banque centrale américaine, "le moment des discussions sur les baisses de taux n'est pas encore venu" pour la Banque centrale européenne (BCE) retient Juliette Cohen, stratégiste de CPRAM après la conférence de presse de la présidente de l'institution Christine Lagarde.

"Il manque encore des données sur les salaires et plus généralement sur le marché du travail" explique Mme Cohen.

Christine Lagarde a même annoncé son intention de davantage réduire la taille de son bilan à compter de la mi-2024, soit six mois plus tôt que prévu, une mesure pas favorable à l'activité économique.

Mercredi, les investisseurs ont notamment salué le fait que les responsables de la Fed prévoient entre trois et quatre baisses de taux pendant l'année prochaine, un mouvement significatif même si les marchés en projettent encore davantage.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt de la dette des États-Unis à dix ans est repassé sous les 4%, une première depuis juillet. Vers 16H40 GMT, il s'établissait à 3,88%.

Le rendement de la dette de l'Allemagne à dix ans reculait nettement à 2,11%, navigant à un niveau proche de son plus bas depuis mars 2023, contre 2,17% à la clôture de mercredi, avant les annonces de la Fed.

Le dollar en souffrance

La monnaie verte souffrait après les tons plus offensifs des banques centrales en Angleterre et en zone euro, par rapport à celles de la Fed.

L'euro gagnait 1,14% à 1,0998 dollar, la livre 1,19% à 1,2768 dollar, le yen 0,94% à 141,53 yens pour un dollars.

L'immobilier fête une possible baisse des taux

Les actions des entreprises du secteur immobilier profitent des perspectives de baisses de taux.

A Paris, Unibail-Rodamco-Westfield grimpait de 5,50%, Nexity de 9,56%. A Francfort, Vonovia a pris 8,62%, LEG immobilien 6,85%. A Londres, IWG montait de 5,74%.

D'autres entreprises sensibles aux taux d'intérêt, comme Alstom en France, en ont profité (+8,88%).

Adobe déçoit, Moderna espère

Le groupe de logiciels Adobe chutait de plus de 5%. Si l'entreprise a affiché de bons résultats pour le quatrième trimestre avec un chiffre d'affaires de 5,05 milliards de dollars, le groupe table sur des ventes inférieures aux attentes.

Moderna s'envolait de 12,70%. Le laboratoire espère que son vaccin thérapeutique contre le cancer de la peau soit approuvé dès 2025, après de nouveaux résultats positifs annoncés jeudi. Son concurrent Pfizer reculait lui de 0,93% après avoir perdu presque 7% la veille pour avoir dévoilé des prévisions 2024 décevantes.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".