Conseiller à la sécurité de Biden: il ne serait «pas juste» qu'Israël occupe Gaza sur le long terme

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, s'exprime lors d'un point de presse, dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas, à tel Aviv, en Israël (Photo, Reuters).
Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, s'exprime lors d'un point de presse, dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas, à tel Aviv, en Israël (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 15 décembre 2023

Conseiller à la sécurité de Biden: il ne serait «pas juste» qu'Israël occupe Gaza sur le long terme

  • «Nous pensons que ça n'a pas de sens pour Israël, ou qu'il ne serait pas juste qu'Israël occupe Gaza, réoccupe Gaza sur le long terme» a déclaré Jake Sullivan
  • La visite de M. Sullivan intervient alors que d'apparentes divergences ont émergé entre Israël et les Etats-Unis

WASHINGTON: Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche a estimé vendredi à Tel-Aviv qu'il ne serait pas "juste" qu'Israël occupe la bande de Gaza sur le long terme à l'issue de la guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas.

"Nous pensons que ça n'a pas de sens pour Israël, ou qu'il ne serait pas juste qu'Israël occupe Gaza, réoccupe Gaza sur le long terme", a déclaré Jake Sullivan vendredi matin lors d'un point presse après avoir rencontré des responsables israéliens.

M. Sullivan doit se rendre dans la journée à Ramallah, en Cisjordanie occupée, pour des entretiens avec le président palestinien, Mahmoud Abbas.

Le gouvernement israélien, a souligné M. Sullivan, a lui-même "fait savoir qu'il n'avait pas l'intention d'occuper Gaza sur le long terme, et que le contrôle de Gaza, l'administration de Gaza et la sécurité de Gaza devaient revenir aux Palestiniens".

Le calendrier de cette transition fait l'objet de "discussions intensives" entre Israël et son allié américain, selon lui.

La visite de M. Sullivan intervient alors que d'apparentes divergences ont émergé entre Israël et les Etats-Unis sur l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, en riposte à l'attaque sans précédent commise par le Hamas le 7 octobre.

Ce jour-là, des commandos du mouvement islamiste palestinien sont entrés par le nord du territoire sur le sol israélien et ont perpétré des massacres dans plusieurs localités du sud, faisant 1.200 morts, en majorité des civils selon Israël.

En représailles, Israël s'est juré de "détruire" le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza depuis 2007. Dans la bande de Gaza, 18.787 personnes, à 70% des femmes, des enfants et des adolescents, ont été tuées par les bombardements israéliens, d'après le ministère de la Santé du Hamas.

Le président américain, Joe Biden, avait déclaré mardi qu'Israël risquait de perdre le soutien de la communauté internationale en raison de ses bombardements "aveugles" sur la bande de Gaza.

L'administration américaine souhaite que l'offensive israélienne bascule vers des "opérations de plus faible intensité" dans un "futur proche", selon un porte-parole de la Maison Blanche.

Alors que le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a prévenu jeudi que la guerre à Gaza se poursuivrait "plus que quelques mois" encore, à Tel-Aviv, M. Sullivan a refusé d'aborder publiquement la question.

"Je ne vais pas parler du calendrier, ni de conditions" à la poursuite de la guerre, a-t-il dit, ajoutant que ces échanges avec Israël devaient se tenir "à huis clos".


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.