Le Niger attend les résultats de la présidentielle

Amadou Taïrou, cultivateur, était plus sceptique : «Dire que ces élections sont saines, je ne donne pas cette garantie. On peut voter plusieurs fois».(AFP)
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Publié le Lundi 28 décembre 2020

Le Niger attend les résultats de la présidentielle

  • «Pour le moment, les résultats n'ont pas encore commencé à tomber. Dès que ce sera le cas, on commencera à les annoncer»
  • Un responsable de la Céni avait indiqué dimanche que les premières estimations étaient attendues lundi et les résultats espérés mercredi ou jeudi. Aucun «incident grave» n'a été recensé par la Céni dimanche

NIAMEY : Le dépouillement terminé dans les bureaux de vote, les Nigériens attendaient lundi les résultats de l'élection présidentielle qui doit marquer la première transition démocratique entre deux présidents élus dans ce pays habitué aux coups d'Etat et en proie à des attaques jihadistes récurrentes. 

«Pour le moment, les résultats n'ont pas encore commencé à tomber. Dès que ce sera le cas, on commencera à les annoncer», a déclaré lundi à la mi-journée à l'AFP Wadou Nanon, rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui compile les chiffres transmis par les bureaux de vote après le scrutin dimanche. 

Un responsable de la Céni avait indiqué dimanche que les premières estimations étaient attendues lundi et les résultats espérés mercredi ou jeudi. Aucun «incident grave» n'a été recensé par la Céni dimanche.

«Il faut attendre les résultats, mais j'ai confiance en l'organisation et dans les résultats», a affirmé Djabril, vendeur de boissons.

Amadou Taïrou, cultivateur, était plus sceptique : «Dire que ces élections sont saines, je ne donne pas cette garantie. On peut voter plusieurs fois», accuse-t-il, assurant que l'encre dans lequel les votants trempent leur doigt peut être retirée.

7,4 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes (sur 23 millions d’habitants) pour cette présidentielle couplée à des législatives.

Le président sortant Mahamadou Issoufou avait affirmé dimanche: «Quel que soit le vainqueur, la victoire appartiendra au peuple nigérien. C'est un jour spécial pour le Niger qui va connaitre pour la première fois une alternance démocratique».

M. Issoufou, 68 ans, ne se représentait pas à l'issue de ses deux mandats constitutionnels. Après dix ans au pouvoir, il espère une victoire au premier tour de son bras droit Mohamed Bazoum, 60 ans, en compétition avec 29 autres candidats.

«Une élection à un seul tour n'est pas possible. L'état de santé de leur parti et le niveau de frustration des Nigériens empêchent toute perspective de faire +un coup KO+. Il y aura un second tour» le 20 février, a assuré le candidat et ancien ministre des Affaires étrangères Ibrahim Yacouba. 

Un des principaux défis du prochain président sera de juguler les attaques jihadistes qui ont fait des centaines de morts depuis 2010, et fait fuir de leurs foyers environ 500 000 réfugiés et déplacés, selon l'ONU.

 


Blinken révèle l'incertitude qui assombrit les négociations nucléaires américano-iraniennes

Blinken a déclaré que Téhéran pourrait acquérir des armes nucléaires dans quelques mois. (AFP)
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  • Le Secrétaire d’État américain: «Nous ne savons pas encore si Téhéran envisage sérieusement de conclure un accord à Vienne »
  • Blinken a averti, qu'après s’être progressivement éloigné des contraintes sur le nucléaire, élaborées dans le cadre de l'accord de 2015 conclu avec les puissances mondiales, Téhéran pourrait acquérir des armes nucléaires en quelques mois

LONDRES: Les négociateurs, dans les pourparlers avec l’Iran sur les restrictions concernant son programme nucléaire, ne savent pas encore si Téhéran est disposé à conclure un accord, selon lui.

«Nous sommes engagés à Vienne depuis quelques semaines avec nos partenaires européens, avec la Russie, la Chine et indirectement… avec l’Iran», a déclaré jeudi le Secrétaire d’État Antony Blinken à la BBC.

«Nous avons prouvé le sérieux de nos intentions en termes de volonté de revenir à ce que l’on appelle le PAGC (Plan d'action global conjoint)», a-t-il ajouté.

«Ce que nous ne savons pas encore, c’est si l’Iran est prêt à prendre la même décision et à aller de l’avant.»

Blinken a averti, qu'après s’être progressivement éloigné des contraintes sur le nucléaire, élaborées dans le cadre de l'accord de 2015 conclu avec les puissances mondiales, Téhéran pourrait acquérir des armes nucléaires en quelques mois.

En vertu de l'accord initial, dont l'ancien président américain Donald Trump s'est retiré en 2018, l'Iran a reçu des milliards de dollars d'allégement des sanctions en échange de restrictions sévères et d'une surveillance stricte de son programme nucléaire.

«À l'heure actuelle, malheureusement, l'Iran a lui-même levé bon nombre des contraintes qui lui étaient imposées par l'accord, du fait que nous nous en étions retirés», a précisé Blinken.

«Et il se rapproche maintenant de plus en plus du point où le temps imparti va être réduit à quelques mois, voire moins.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Covid: les brevets ne sont «pas le facteur limitant» la production de vaccins, selon BioNTech

Cette combinaison de photos d'archives créée le 30 avril 2021 montre le logo de la multinationale pharmaceutique américaine Pfizer (en haut) sur le site de production du vaccin Covid-19 à Puurs, Belgique, le 22 décembre 2020, et un logo de BioNTech (en bas) au siège de la société biopharmaceutique à Mayence, dans l'ouest de l'Allemagne. (Photo, AFP)
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  • «Les brevets ne sont pas le facteur limitant la production ou l'approvisionnement de notre vaccin»
  • BioNTech, qui tablait pour 2021 sur la fabrication de jusqu'à 2,5 milliards de doses de son vaccin, dit avoir désormais «la capacité» de produire jusqu'à 3 milliards de doses cette année et plus de 3 milliards l'année prochaine

BERLIN: Le laboratoire allemand BioNTech a estimé jeudi que la protection des brevets sur les vaccins anti-Covid n'était pas le facteur limitant la production et l'approvisionnement de son vaccin développé avec l'américain Pfizer.

«Les brevets ne sont pas le facteur limitant la production ou l'approvisionnement de notre vaccin», a déclaré à l'AFP le laboratoire après que les Etats-Unis se sont déclarés favorables à la levée des brevets pour accélérer la production et la distribution de doses dans le monde.

Pour BioNTech, une telle mesure n'aurait pas d'effet «à court et moyen terme». 

«Les experts ont déjà souligné que la mise en place et la validation de nouveaux sites de production prennent en général un an», argumente-t-il.

Par ailleurs, la production de vaccin à ARN messager, comme celui mis au point par BioNTech et l'américain Pfizer, «est un processus complexe développé sur plus d'une décennie. Toutes les étapes doivent être définies et exécutées de façon précise», par un «personnel expérimenté», a-t-il notamment expliqué.

Si toutes les exigences ne sont pas remplies, la qualité et l'efficacité du vaccin pourraient en être affectées. «Cela pourrait mettre la santé des personnes vaccinées en danger».

BioNTech, qui tablait pour 2021 sur la fabrication de jusqu'à 2,5 milliards de doses de son vaccin, dit avoir désormais «la capacité» de produire jusqu'à 3 milliards de doses cette année et plus de 3 milliards l'année prochaine.

Sur le territoire de l'UE, deux usines, en Belgique et en Allemagne, sont les plateformes centrales de la fabrication des doses du sérum à ARN messager.

Le laboratoire privilégie les transferts de technologie et la délivrance de licences ciblées pour augmenter la production de son vaccin, a-t-il réaffirmé, soulignant être en étroite collaboration avec plus de 15 partenaires, dont Merck, Novartis Sanofi et Baxter.

L'administration du président américain Joe Biden a annoncé mercredi soutenir l'idée d'une levée des brevets sur les vaccins, précisant que Washington participait «activement» aux négociations menées en ce sens à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

L'Union européenne s'est elle-même dite jeudi «prête à discuter» d'une levée des brevets, un sujet qui s'invitera au sommet des 27 à Porto vendredi, tout en se montrant sceptique sur l'efficacité d'une telle mesure pour accélérer la vaccination mondiale.

Jusqu'à présent, l'UE ne s'y disait pas favorable, arguant que cette solution prendrait du temps, faute de moyens de production immédiatement mobilisables.


Le pape rend hommage au travail des médecins indiens

Cette photo prise le 5 mai 2021 et publiée par le bureau de presse du Vatican – ainsi que les médias du Vatican – montre le pape François lors de son audience hebdomadaire diffusée en direct. (Photo, AFP)
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  • «Mes pensées vont avant tout à tous les malades et à leurs familles, à ceux qui les soignent et en particulier à ceux qui sont en deuil d'être chers»
  • L'Inde a annoncé jeudi un record de près de 4 000 décès dus au Covid-19 et 412 000 nouvelles contaminations en 24 heures

CITÉ DU VATICAN: Le pape François a exprimé jeudi sa «solidarité» à tous les Indiens confrontés à une épidémie ravageuse du coronavirus, saluant le «travail sans relâche» des médecins et travailleurs médicaux du pays.

Dans une lettre envoyée jeudi à la Conférence épiscopale indienne, le pape a souligné «sa solidarité venant du coeur et sa proximité spirituelle à tous les Indiens».

«Mes pensées vont avant tout à tous les malades et à leurs familles, à ceux qui les soignent et en particulier à ceux qui sont en deuil d'être chers», écrit le pape argentin.

«Je pense aussi aux nombreux médecins, infirmiers, travailleurs hospitaliers, conducteurs d'ambulances et ceux travaillant sans relâche pour répondre aux besoins urgents de leurs frères et soeurs», a-t-il ajouté en les encourageant à «la persévérance, la force et la paix».

Enfin le souverain pontife a eu aussi une pensée pour les prêtres, religieux et religieuses qui ont perdu leur vie en contractant le Covid-19.

L'Inde a annoncé jeudi un record de près de 4 000 décès dus au Covid-19 et 412 000 nouvelles contaminations en 24 heures, tandis que les autorités préviennent que le pays doit se préparer à affronter «de nouvelles vagues».