Chine: Un séisme fait au moins 127 morts dans le Nord-Ouest

Une vue générale montre un bâtiment effondré après un tremblement de terre à Dahejia, dans le comté de Jishishan, dans la province du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine, le 19 décembre 2023 (Photo, AFP).
Une vue générale montre un bâtiment effondré après un tremblement de terre à Dahejia, dans le comté de Jishishan, dans la province du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine, le 19 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 20 décembre 2023

Chine: Un séisme fait au moins 127 morts dans le Nord-Ouest

  • Le tremblement de terre est survenu juste avant minuit lundi, à environ 1300 km au sud-ouest de Pékin dans la province de Gansu près de la frontière avec la province de Qinghai
  • Le tremblement de terre a endommagé plus de 155000 habitations

DAHEJIA: Les secours s'activent mardi par un froid glacial à la tombée du soir pour retrouver des survivants dans les décombres de villages reculés après un puissant séisme qui a tué au moins 127 personnes la nuit précédente dans le Nord-Ouest de la Chine, le plus meurtrier depuis près de dix ans dans le pays.

Le tremblement de terre est survenu juste avant minuit lundi, à environ 1.300 km au sud-ouest de Pékin dans la province de Gansu près de la frontière avec la province de Qinghai.

Au moins 113 personnes ont été tuées et plus de 530 blessées dans la province de Gansu après le violent tremblement de terre, selon un nouveau décompte fourni mardi soir par les médias d'Etat.

La catastrophe a aussi fait 14 morts et 198 blessés à Haidong, ville de la province voisine de Qinghai, précise le journal étatique le Quotidien du Peuple.

Le tremblement de terre a endommagé plus de 155.000 habitations, selon la télévision publique CCTV, et poussé les habitants à courir dans le froid pour se mettre à l'abri.

Dans un village près de l'épicentre, une équipe de l'AFP a vu une maison de briques traversée d'énormes fissures et le toit d'un immeuble complètement effondré.

"J'ai 70 ans et je n'ai jamais connu de séisme aussi puissant de ma vie", confie à l'AFP Ma Wenchang qui vit là. "Je ne peux plus vivre (dans cette maison). Mes proches ont tous été relogés ailleurs".

Plus loin, le toit d'une mosquée s'est affaissé de guingois et un bâtiment est réduit en ruines.

L'AFP a vu des routes remplies de véhicules militaires et d'urgence, avec des camions couverts de banderoles rouges portant l'inscription "secours pour le tremblement de terre".

Sur une place, des bénévoles se dépêchent d'installer des tentes pour servir de camp aux secouristes. Une vingtaine de camions militaires sont garés tout près.

"Le plus urgent pour nous c'est de tout préparer rapidement parce que les températures vont descendre à -17°C ce soir" explique à l'AFP l'un des bénévoles.

Pire bilan depuis 2014

C'est le séisme le plus meurtrier en Chine depuis depuis 2014, lorsque plus de 600 personnes avaient trouvé la mort dans la province du Yunnan (Sud-Ouest).

Selon l'agence Chine Nouvelle, la secousse de magnitude 6,2 a été ressentie jusque dans la grande ville de Xi'an, à environ 570 kilomètres de l'épicentre.

L'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS) a, lui, mesuré un séisme de faible profondeur avec une magnitude de 5,9 à 23H59 locales (15H59 GMT) et situé l'épicentre à une centaine de km de Lanzhou, capitale régionale du Gansu.

Le séisme a été suivi par plusieurs dizaines d'autres secousses, les autorités prévenant que de nouveaux séismes de magnitude supérieure à 5 étaient à craindre dans les prochains jours.

Une autre secousse, de magnitude 5,2 selon l'USGS, a été détectée en matinée dans la province du Xinjiang qui jouxte le Gansu à l'ouest.

Le président chinois Xi Jinping a appelé à "déployer tous les efforts possibles" dans les opérations de recherche et de secours et à assurer la sécurité des survivants et de leurs biens.

Le président russe Vladimir Poutine, allié de Pékin, a présenté ses "profondes" condoléances à M. Xi.

Températures glaciales

Le fort séisme du Gansu a aussi causé d'importants dégâts. L'approvisionnement en eau et en électricité a été interrompu dans les villages autour de l'épicentre, selon les médias officiels affirmant que l'électricité a été partiellement rétablie par la suite.

Les températures ont chuté bien en dessous de zéro dans le Nord de la Chine. Des images de l'une des zones les plus touchées diffusées sur CCTV montraient des habitants se réchauffant près d'un feu pendant que les services d'urgence installaient des tentes.

Des centaines de personnes ont été évacuées du Gansu, selon les autorités.

Des milliers de pompiers et secouristes ont été dépêchés sur la zone sinistrée, selon les médias étatiques qui ont fait état de l'envoi de 2.500 tentes, 20.000 manteaux et 5.000 lits pliants au Gansu.

Selon CCTV, le gouvernement central a déjà affecté 200 millions de yuans (26 millions d'euros) à l'aide d'urgence.

La Chine est régulièrement le théâtre de tremblements de terre, parfois très meurtriers: en 2008, une énorme secousse survenue dans la province du Sichuan avait fait plus de 87.000 morts ou disparus, dont 5.335 écoliers.

En août, un tremblement de terre d'une magnitude de 5,4 dans l'Est a fait 23 blessés et détruit des dizaines de bâtiments.

En septembre 2022, un séisme de magnitude 6,6 dans la province du Sichuan avait causé la mort de près de 100 personnes. En 2010, un séisme de 6,9 à Qinghai avait fait 3.000 morts et disparus.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.