Plan de relance US: les détails des $900 milliards censés dynamiser l’économie

Donald Trump a ratifié le texte dimanche au terme d'une semaine de doutes (Photo, AFP).
Donald Trump a ratifié le texte dimanche au terme d'une semaine de doutes (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 29 décembre 2020

Plan de relance US: les détails des $900 milliards censés dynamiser l’économie

  • Une autre mesure, qui avait, elle, expiré fin juillet, a été restaurée: le versement de 300 dollars supplémentaires par semaine pour tous les chômeurs
  • Le programme de prêts aux petites et moyennes entreprises, dit PPP, est reconduit, pour les entreprises n'ayant pas plus de 300 salariés

WASHINGTON: Les 900 milliards de dollars du nouveau plan de soutien à l'économie américaine vont être débloqués, Donald Trump ayant ratifié le texte dimanche au terme d'une semaine de doutes. En voici les principales mesures:

Ménages

Les ménages les moins riches vont recevoir un chèque de 600 dollars par adulte et par enfant, sous condition de revenus (jusqu'à 75.000 dollars annuels par personne, ou 150.000 dollars pour un couple marié), pour un montant total de 166 milliards de dollars.

Le versement des allocations chômage va être prolongé jusqu'au 14 mars (avec quatre semaines supplémentaires pour ceux qui n'ont pas épuisé leurs droits), et il sera de nouveau étendu aux travailleurs qui ne peuvent habituellement pas y prétendre, notamment les chauffeurs et livreurs de la "gig economy" (économie à la tâche).

Ces mesures avaient été adoptées fin mars, car les allocations chômage classiques sont versées par chaque Etat, pendant six mois pour les plus généreux. Mais ces mesures ont pris fin le 26 décembre, et plus de 12 millions d'Américains s'étaient retrouvés sans revenu du jour au lendemain.

Une autre mesure, qui avait, elle, expiré fin juillet, a été restaurée: le versement de 300 dollars supplémentaires par semaine pour tous les chômeurs. C'est toutefois moitié moins que ce qui avait été accordé d'avril à juillet.

Enfin, les expulsions locatives sont suspendues jusqu'à fin janvier 2021, et une enveloppe de 25 milliards de dollars est prévue pour des prêts bancaires aux collectivités locales, afin qu'elles aident les locataires à payer leur loyer.

Enfance et éducation

Alors que les cours sont toujours virtuels, au moins une partie de la semaine, pour une majorité d'élèves américains, 82 milliards de dollars seront débloqués, notamment pour permettre aux écoles publiques et privées de s'équiper afin d'accueillir de nouveau leurs élèves, tout en garantissant leur sécurité et celle des enseignants.

Une enveloppe d'un peu plus de 10 milliards de dollars est par ailleurs prévue pour les crèches et autres établissements qui accueillent les plus petits. Elle doit aussi financer un programme d'aide, alimentaire entre autres, pour les enfants des familles aux plus faibles revenus.

Lutte contre le coronavirus

Le texte prévoit un peu plus de 55 milliards de dollars pour financer les tests, le traçage, mais aussi accélérer la vaccination, et continuer la recherche, à travers plusieurs programmes.

Entreprises

Un total de 325 milliards de dollars sera dédié aux petites et moyennes entreprises.

Mesure phare du premier plan de relance au printemps, le programme de prêts aux petites et moyennes entreprises, dit PPP, est reconduit, pour les entreprises n'ayant pas plus de 300 salariés, dont le chiffre d'affaires a chuté d'au moins 25% sur un trimestre en 2020 comparé à la même période en 2019.

Dans la première version, la dette pouvait être effacée si l'argent était utilisé pour payer les salaires. Les usages possibles ont, dans cette deuxième mouture, été élargis aux factures, mais aussi aux dommages subis lors des manifestations contre les violences policières et les inégalités raciales et économiques de l'été aux Etats-Unis.

Des aides de 16 milliards de dollars doivent sauver des dizaines de milliers d'emplois dans les compagnies aériennes et leurs sous-traitants. Et 2 milliards de dollars doivent aider les aéroports.

Pour continuer à assurer la maintenance des autoroutes malgré la baisse de revenus liée à la Covid, les Etats et autorités locales recevront un total de 10 milliards de dollars.

Et 15 milliards de dollars seront affectés au transport ferroviaire et réseaux de bus et métros, qui ont vu leur fréquentation plonger depuis le mois de mars.

Lourdement pénalisés par la pandémie, les cinémas indépendants, théâtre, salles de concert, institutions culturelles, bénéficient de 15 milliards de dollars.

Et 10 milliards de dollars iront soutenir la poste américaine, l'USPS, dont les difficultés financières sont anciennes mais ont été accentuées avec la pandémie et la campagne électorale.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.