Bilan de l’année: Le retour de la Syrie, ravagée par la crise, dans le giron arabe

Ces évolutions interviennent dans le contexte d’une crise économique qui s’aggrave, de défis humanitaires, d’une insurrection en plein essor de Daech et de violences associées à la guerre civile non résolue en Syrie (Photo, Arab News).
Ces évolutions interviennent dans le contexte d’une crise économique qui s’aggrave, de défis humanitaires, d’une insurrection en plein essor de Daech et de violences associées à la guerre civile non résolue en Syrie (Photo, Arab News).
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Publié le Mardi 26 décembre 2023

Bilan de l’année: Le retour de la Syrie, ravagée par la crise, dans le giron arabe

  • C’est en partie la réponse du monde arabe aux tremblements de terre qui a favorisé le dialogue entre les gouvernements de la région et le régime de Bachar al-Assad
  • Après des années d’isolement et de dépendance pour sa survie à l’égard de la Russie, de l’Iran et des mandataires régionaux du régime iranien, M. Al-Assad a finalement fait son retour dans le giron arabe

LONDRES: Du tremblement de terre meurtrier dans le nord-ouest du pays aux manifestations dans le sud du pays, en passant par le retour dans le giron arabe après une décennie d’absence, la Syrie a été témoin de plusieurs événements et changements majeurs au cours de l’année écoulée.

Ces évolutions interviennent dans le contexte d’une crise économique qui s’aggrave, de défis humanitaires, d’une insurrection en plein essor de Daech et de violences associées à la guerre civile non résolue en Syrie.

Manifestations de Soueïda

Des manifestations contre le régime ont éclaté en août dans le sud de la Syrie, principalement dans le gouvernorat de Soueïda, à la suite de décisions gouvernementales qui ont contribué à aggraver la crise du coût de la vie.

Faisant écho aux manifestations de Deraa en 2011, qui ont déclenché une guerre civile à l’échelle du pays, les manifestants de Soueïda ont appelé au renversement du régime de Bachar al-Assad – la première contestation de son pouvoir depuis des années et certes la plus déterminée.

Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres régions de Syrie, notamment à Deraa, Idlib, Raqqa, Deir Ezzor et Alep.

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Des manifestations contre le régime ont éclaté en août dans le sud de la Syrie, principalement dans le gouvernorat de Soueïda. (AFP)

En août, le gouvernement Al-Assad a réduit les subventions aux carburants et augmenté les prix de l’essence de près de 250%. Et bien que le gouvernement ait doublé les salaires et les retraites dans le secteur public, le chef de famille syrien moyen a toujours du mal à joindre les deux bouts dans un contexte de hausse des prix.

Des années de conflit et de sanctions imposées par l’Occident ont complètement démolil’économie syrienne. L’hyperinflation, les pénuries de carburant, les coupures d’électricité prolongées et les infrastructures dévastées ne sont que quelques-uns des défis auxquels les habitants de ce pays ravagé par la guerre sont confrontés quotidiennement.

En mai, le Programme alimentaire mondial des nations unies (PAM) estime que près de12,1 millions de personnes en Syrie – soit plus de la moitié de la population – souffrent d’insécurité alimentaire. La Syrie se trouvait déjà dans une situation désastreuse au début de l’année 2023.

Mais le pire était encore à venir. Le nord du pays a été frappé par deux tremblements de terre considérables le 6 février, ce qui a entraîné des répercussions sur 8,8 millions de personnes et détruit une grande partie des infrastructures restantes.

Les tremblements de terre

Le 6 février, aux premières heures, des habitants du sud de la Turquie et du nord de la Syrie ont été réveillés par un séisme de magnitude 7,8 – le plus important dans la région depuis le tremblement de terre d’Erzincan en 1939. Neuf heures plus tard, un deuxième séisme de magnitude 7,5 a secoué la région.

En Syrie, les deux séismes ont tué plus de 8 000 personnes, détruit quelque 1 900 bâtiments, occasionné près de 5,1 milliards de dollars (1 dollar = 0,91 euro) de dégâts matériels directs et déplacé des milliers de personnes, dont une grande partie avait déjà été déplacée à plusieurs reprises à cause du conflit.

Même si le nombre de morts et les dégâts matériels ont été bien plus importants en Turquie, où les secousses les plus violentes ont été ressenties, l’isolement politique de la Syrie et ses années d’appauvrissement ont intensifié les souffrances de sa population.

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Un habitant de Jindayris se repose parmi les décombres après un tremblement de terre meurtrier qui a frappé certaines parties de la Syrie. (AFP)

Peu après les tremblements de terre, l’Agence des nations unies pour les réfugiés (HCR) a estimé que près de 5,37 millions de personnes en Syrie avaient besoin d’un abri.

Trois jours après la catastrophe, le Trésor américain a annoncé une exemption de sanctions de cent quatre-vingts jours sur «toutes les transactions en lien avec les efforts de secours après le tremblement de terre», envoyées en Syrie par des donateurs étrangers.

Plusieurs États arabes ont envoyé des convois d’aide avant même l’assouplissement des sanctions, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, l’Algérie et Bahreïn.

Cependant, de nombreux Syriens et organisations non gouvernementales locales se sont plaints de ne pas avoir reçu le même niveau d’aide internationale que la Turquie.

En effet, les équipes de secours dans le nord-ouest de la Syrie, contrôlé par l’opposition, ont dû se frayer un chemin pour retirer les personnes coincées sous les décombres, sans l’aide de machines, en raison du manque de carburant et d’équipements.

Retour dans le giron arabe

C’est en partie la réponse du monde arabe aux tremblements de terre qui a favorisé ledialogue entre les gouvernements de la région et le régime de Bachar al-Assad.

Après des années d’isolement et de dépendance pour sa survie à l’égard de la Russie, de l’Iran et des mandataires régionaux du régime iranien, M. Al-Assad a finalement fait son retour dans le giron arabe le 7 mai, lorsque la Ligue arabe lui a réservé un accueil chaleureux lors du Sommet de Djeddah ce mois-là.

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Le président syrien, Bachar al-Assad, participe au sommet de la Ligue arabe à Djeddah. (agence de presse saoudienne)

Après la répression des manifestations antigouvernementales en 2011, qui a déclenché la guerre civile, le régime syrien est devenu un paria international, ostracisé par de nombreux États arabes et suspendu de la Ligue arabe.

Si le retour de Bachar al-Assad dans le giron arabe a marqué la fin de l'isolement du régime, il était conditionné à son engagement de freiner le trafic de drogue vers les pays voisins et au rapatriement des réfugiés.

Avant le Sommet de Djeddah, lors d’une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, dont le Syrien Faisal Mekdad, à Amman, la capitale jordanienne, Damas a accepté de lutter contre le trafic de drogue sur ses frontières communes avec la Jordanie et l’Irak.

Mesures répressives contre le Captagon

Le 8 mai, un jour après la réintégration de Damas dans la Ligue arabe, des avions de chassejordaniens ont ciblé l’un des plus importants trafiquants de drogue de la région, Marai al-Ramthan, dans la province de Deraa, au sud de la Syrie, le tuant ainsi que sa famille.

Depuis le début de la guerre civile syrienne, la Jordanie est un point de transit majeur pour le commerce du Captagon, une amphétamine très addictive, qui jouit d’un marché important dans les pays riches du Golfe.

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Le gouvernement syrien avait précédemment nié les accusations selon lesquelles il serait impliqué dans le commerce et la fabrication de Captagon. (AFP)

Lors de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, qui s’est tenue à Amman le 1er mai, le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a déclaré que son pays prendrait les mesures nécessaires si le trafic de drogue en provenance de Syrie se poursuivait.

Depuis 2014, Amman a lancé plusieurs raids contre les trafiquants de drogue en Syrie. L’armée jordanienne a déclaré, en février 2022, avoir tué 30 criminels depuis le début de l’année.

Le gouvernement syrien avait précédemment nié les accusations selon lesquelles il serait impliqué dans le commerce et la fabrication de Captagon, malgré un ensemble de preuves indiquant que des personnes proches du régime d’Al-Assad étaient impliquées dans cette industrie.

Frappes aériennes israéliennes

En octobre, Israël a mené des frappes aériennes contre les aéroports civils de Damas, la capitale, et d’Alep, dans le nord du pays, les mettant tous deux hors service.

Bien qu’Israël ait frappé à plusieurs reprises des cibles en Syrie ces dernières années, affirmant qu’il bombardait des cibles liées à l’Iran, ces raids particuliers ont eu lieu à la suite de l’attaque meurtrière du Hamas contre le sud d’Israël.

Le 7 octobre, le groupe militant palestinien, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a mené une attaque surprise contre Israël, tuant au moins 1 200 personnes, pour la plupart des civils, alors que 240 personnes ont été retenues en otage.

Israël a répondu à cette attaque sans précédent en programmant une campagne de bombardements massive et une opération terrestre contre Gaza.

À la date du 20 décembre, au moins 20 000 Palestiniens, dont 70% de femmes et d’enfants, ont été tués, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza.

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Les frappes contre des cibles en Syrie font partie d’une guerre fantôme entre Israël et les mandataires de l’Iran. (AFP)

Les avions de combat israéliens ont élargi leurs frappes pour inclure des cibles en Syrie et au Liban, où se trouvent des milices pro-Hamas soutenues par l’Iran.

Depuis le 7 octobre, des attaques aériennes contre la Syrie auraient touché des sites militaires et civils, notamment la base de défense aérienne de l’armée syrienne et une station radar à Tel Qoulaib et Tel Maseeh, dans la ville de Soueïda.

Les frappes contre des cibles en Syrie font partie d’une guerre fantôme entre Israël et les mandataires de l’Iran dans la région, accusés depuis longtemps de transférer des armes iraniennes, notamment des missiles et des drones, à des groupes armés au Liban et ailleurs.

Si les hostilités entre Israël et ces groupes s’intensifient dans les prochains jours, on craint que des pays arabes comme la Syrie, le Liban, l’Irak et le Yémen ne se retrouvent entraînés dans un conflit régional destructeur.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: un proche du Hezbollah arrêté pour espionnage au profit d'Israël 

Israeli Defense Minister Israel Katz said Wednesday that the United States has not demanded that Israel withdraw its troops from southern Lebanon, a condition set by Lebanon in ongoing ceasefire negotiations. (AFP/File)
Israeli Defense Minister Israel Katz said Wednesday that the United States has not demanded that Israel withdraw its troops from southern Lebanon, a condition set by Lebanon in ongoing ceasefire negotiations. (AFP/File)
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  • "Un agent de premier plan au service d'Israël a été arrêté à Beyrouth", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. Il est accusé d'avoir transmis "des informations détaillées à Israël"
  • Le suspect était "très proche de responsables du Hezbollah", ce qui lui permettait d'avoir accès à "un vaste éventail d'informations", selon cette source

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont arrêté un proche du Hezbollah pro-iranien soupçonné d'espionnage au profit d'Israël, a indiqué mardi à l'AFP un responsable judiciaire.

"Un agent de premier plan au service d'Israël a été arrêté à Beyrouth", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. Il est accusé d'avoir transmis "des informations détaillées à Israël ayant conduit à l'assassinat de cadres du Hezbollah, dont quatre hauts responsables sécuritaires".

Le suspect était "très proche de responsables du Hezbollah", ce qui lui permettait d'avoir accès à "un vaste éventail d'informations", selon cette source.

Il a été arrêté la semaine dernière à l'aéroport de Beyrouth, alors qu'il s'apprêtait à se rendre en Irak, puis déféré devant le tribunal militaire où il doit être jugé, a ajouté le responsable judiciaire.

Originaire du sud du Liban, il est marié à une Irakienne et faisait régulièrement la navette entre le Liban et l'Irak, avant de se rendre en Turquie "pour rencontrer des officiers et des agents liés au Mossad israélien", d'après la même source.

Il leur "fournissait des informations sur des cibles potentielles dont il collectait des données à Beyrouth, avant qu'elles ne soient ensuite attaquées", a ajouté le responsable, sans préciser l'identité des responsables du Hezbollah visés ni la date de leur assassinat.

Israël a mené des opérations ciblées au Liban contre le Hezbollah depuis que le mouvement islamiste a ouvert un front en soutien au Hamas en octobre 2023, puis le 2 mars en soutien à l'Iran.

Ces opérations ont conduit à l'assassinat des principaux responsables du Hezbollah, dont son chef Hassan Nasrallah en septembre 2024, ainsi qu'à la destruction d'une grande partie de son arsenal.

En octobre 2025, un responsable judiciaire avait indiqué à l'AFP que les autorités libanaises avaient arrêté, au cours des mois précédents, 32 personnes reconnues coupables ou soupçonnées d'avoir transmis à Israël des informations sur des dirigeants du Hezbollah.

Au Liban, officiellement en état de guerre avec Israël, toute prise de contact avec le pays voisin est passible d'emprisonnement.

Au cours des années précédant les deux dernières guerres, des dizaines de personnes avaient été arrêtées et jugées pour collaboration avec Israël, dont plusieurs recrutées sur internet après la crise économique de 2019. Certaines ont été condamnées à des peines allant jusqu'à 25 ans de prison.


En pleines discussions à Rome, Israël se dit prêt à avancer sur deux «zones pilotes» au Liban

Israël s'est dit prêt à avancer dans le projet de retrait de ses troupes de deux zones du sud du Liban, au moment où se tiennent mardi de nouvelles négociations à Rome dans l'ombre d'une reprise des hostilités au Moyen-Orient. (AFP)
Israël s'est dit prêt à avancer dans le projet de retrait de ses troupes de deux zones du sud du Liban, au moment où se tiennent mardi de nouvelles négociations à Rome dans l'ombre d'une reprise des hostilités au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies, avaient conclu le 26 juin un accord-cadre en vue d'une "paix durable", à l'issue de cinq cycles de discussions à Washington
  • Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a déclaré que son pays était prêt à "aller de l'avant" dans la mise en oeuvre de deux "zones pilotes", revendication clé du pouvoir libanais

ROME: Israël s'est dit prêt à avancer dans le projet de retrait de ses troupes de deux zones du sud du Liban, au moment où se tiennent mardi de nouvelles négociations à Rome dans l'ombre d'une reprise des hostilités au Moyen-Orient.

Les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies, avaient conclu le 26 juin un accord-cadre en vue d'une "paix durable", à l'issue de cinq cycles de discussions à Washington.

Mais le Hezbollah, armé et financé par Téhéran, rejette ce texte dont l'application doit commencer par le retrait israélien de "zones pilotes" dans le sud du Liban.

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a déclaré que son pays était prêt à "aller de l'avant" dans la mise en oeuvre de deux "zones pilotes", revendication clé du pouvoir libanais.

"J'espère et j'ai bon espoir que cette série de discussions à Rome y contribuera", a-t-il déclaré depuis Jérusalem.

Aucune information n'a filtré à ce stade des pourparlers dans la capitale italienne.

Des journalistes de l'AFP ont vu les voitures des délégations entrer dans l'enceinte de l'ambassade américaine sous haute sécurité mardi matin, tandis que l'ambassade, sollicitée, s'est refusée à tout commentaire.

"Se retirer progressivement" 

La délégation libanaise "a reçu comme instruction de réclamer le début immédiat du retrait des forces israéliennes de deux zones pilotes avant toute autre discussion", avait fait savoir la présidence libanaise lundi soir.

Selon une source diplomatique libanaise informée de la teneur des négociations, "l'armée libanaise est prête à prendre progressivement le contrôle des localités dont l'armée israélienne se retirerait".

"Israël est disposé à se retirer progressivement, à condition que le Hezbollah ne soit pas présent dans les zones évacuées et que l'armée libanaise dispose des capacités nécessaires pour maintenir ces secteurs démilitarisés et empêcher tout retour du mouvement", explique l'analyste israélienne Orna Mizrahi.

Une délégation militaire américaine a d'ailleurs entamé samedi à Beyrouth des discussions avec l'armée libanaise sur les modalités de mise en oeuvre du retrait israélien de l'une de ces "zones pilotes".

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté début mars entre le Hezbollah et l'armée israélienne. Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans le conflit en bombardant Israël en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran.

L'armée israélienne poursuit cependant des frappes limitées dans le sud, où un drone a visé mardi la localité de Nabatiyé al-Fawqa et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

"Réfléchir à deux fois" 

Depuis le début de ce conflit, ces frappes israéliennes ont fait depuis plus de 4.300 morts, d'après les autorités libanaises. Sur la même période, l'armée israélienne a annoncé la mort de 38 soldats et d'un contractuel civil au Liban.

"Les chances d'une percée à Rome sont assez limitées", estime Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, qui voit plutôt dans cette réunion "l'opportunité de montrer que le processus est encore en place (...), qu'il y a des négociations qui perdurent malgré les oppositions et les obstacles qui commencent à apparaître".

Téhéran avait exigé l'arrêt des hostilités au Liban pour conclure un protocole d'accord avec Washington le 17 juin.

Mais ce texte semble avoir volé en éclats après des frappes américaines et iraniennes au Moyen-Orient d'une ampleur inédite depuis la mise en place d'un cessez-le-feu début avril.

"Les Iraniens veulent établir un lien entre les deux dossiers, tandis que nous souhaitons les dissocier", relève Orna Mizrahi.

"Chaque fois qu'ils en auront l'occasion, ils (les Iraniens) chercheront à faire échouer ce qui se passe sur la scène libanaise", ajoute cette chercheuse spécialiste du Liban à l'Institut pour les études de sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv. Même si Téhéran a actuellement d'autres priorités, notamment le contrôle du détroit d'Ormuz.

Karim Bitar souligne pour sa part que le risque d'une reprise des violences au Liban en raison du contexte régional "n'est bien évidemment pas négligeable".

"Mais je pense que l'Iran aujourd'hui y réfléchira à deux fois avant de demander au Hezbollah de lancer de nouvelles frappes contre Israël", dit-il.

Selon lui, Téhéran "souhaite maintenir le Hezbollah comme instrument de dissuasion à long terme et ne veut pas l'utiliser immédiatement pour ouvrir un nouveau front".


Netanyahu avertit les dirigeants iraniens qu'Israël ripostera en cas d'attaque

Un homme tient une pancarte sur laquelle figurent des photos du guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, aux côtés de l'officier militaire assassiné Qasem Soleimani, alors qu'il assiste à la cérémonie d'adieu organisée en l'honneur de l'équipe nationale iranienne de football avant son départ pour la Coupe du monde de la FIFA 2026, à Téhéran, le 13 mai 2026. (AFP)
Un homme tient une pancarte sur laquelle figurent des photos du guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, aux côtés de l'officier militaire assassiné Qasem Soleimani, alors qu'il assiste à la cérémonie d'adieu organisée en l'honneur de l'équipe nationale iranienne de football avant son départ pour la Coupe du monde de la FIFA 2026, à Téhéran, le 13 mai 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti mardi les dirigeants iraniens qu'Israël riposterait en cas d'attaque
  • "Je le dis aux dirigeants iraniens : ne comptez pas sur le calme si vous nous attaquez (...), l'époque où l'on pouvait nous frapper sans que nous ripostions de manière décisive est révolue"

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti mardi les dirigeants iraniens qu'Israël riposterait en cas d'attaque, alors que les frappes américaines et iraniennes ont repris avec une ampleur inédite depuis le cessez-le-feu d'avril.

"Je le dis aux dirigeants iraniens : ne comptez pas sur le calme si vous nous attaquez (...), l'époque où l'on pouvait nous frapper sans que nous ripostions de manière décisive est révolue", a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence, selon une vidéo diffusée par son cabinet.