Poursuite des frappes israéliennes à Gaza, le Hamas discute d'un cessez-le-feu au Caire

Une femme pleure un proche tué lors d'un bombardement israélien à l'hôpital Nasser, dans le sud de la bande de Gaza, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP)
Une femme pleure un proche tué lors d'un bombardement israélien à l'hôpital Nasser, dans le sud de la bande de Gaza, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (AFP)
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Publié le Samedi 30 décembre 2023

Poursuite des frappes israéliennes à Gaza, le Hamas discute d'un cessez-le-feu au Caire

  • Au 84e jour de la guerre, si les opérations militaires israéliennes se poursuivent sans répit, une délégation du Hamas était attendue au Caire pour discuter d'un plan égyptien devant aboutir à un cessez-le-feu
  • Jeudi soir, des centaines d'Israéliens, juifs et arabes, se sont rassemblés à Tel-Aviv, brandissant pancartes et banderoles en hébreu et arabe exhortant à un cessez-le-feu

BANDE DE GAZA : L'armée israélienne poursuit ses bombardements massifs dans le sud de la bande de Gaza, au moment où une délégation du Hamas palestinien est attendue au Caire pour discuter d'un projet égyptien visant à mettre un terme progressif à la guerre dévastatrice.

Après une nouvelle nuit de bombardements meurtriers, qui se concentrent dans le centre et le sud de la bande de Gaza, des Palestiniens ont accouru pour identifier les corps de proches décédés, à l'hôpital al-Aqsa de Rafah, dans l'extrême sud du territoire assiégé où ont trouvé refuge nombre d'habitants ayant fui le nord en grande partie détruit.

Des secouristes portent des blessés --hommes, femmes et enfants--, aux vêtements tachés de sang. Certains sont soignés à même le sol.

Ces derniers jours, outre les déplacés venus du nord et du centre du territoire, "au moins 100.000 personnes" ont rejoint Rafah du fait de l'intensification des opérations militaires israéliennes à Khan Younès (sud), a indiqué jeudi le bureau de coordination de l'aide humanitaire de l'ONU (Ocha).

La guerre entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007 dans la bande de Gaza, a été déclenchée par l'attaque d'une ampleur sans précédent lancée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.

Cette attaque a entraîné la mort d'environ 1.140 personnes en Israël, en majorité des civils tués le 7 octobre, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir des derniers chiffres officiels israéliens disponibles. Environ 250 personnes ont aussi été enlevées ce jour-là, dont 129 sont toujours détenues à Gaza, selon l'armée israélienne.

En représailles, Israël a juré de détruire le Hamas et pilonne le territoire palestinien. Il y mène aussi des opérations terrestres depuis fin octobre.

Au moins 21.507 personnes ont été tuées depuis le 7 octobre dans la bande de Gaza, dont une majorité de femmes et de mineurs, selon le dernier bilan vendredi du ministère de la Santé du Hamas.

Cessez-le-feu total

L'armée israélienne a publié vendredi une nouvelle vidéo montrant des soldats échangeant des coups de feu, à couvert dans un fossé, dans un secteur non précisé de Gaza. On voit ensuite des soldats prendre possession d'un petit immeuble, après avoir vérifié qu'aucun ennemi ne se trouvait à l'intérieur.

D'après l'armée, 168 soldats israéliens sont morts à Gaza depuis le début de l'offensive terrestre.

Au 84e jour de la guerre, si les opérations militaires israéliennes se poursuivent sans répit, une délégation du Hamas était attendue au Caire pour discuter d'un plan égyptien devant aboutir à un cessez-le-feu, une mince lueur d'espoir.

"Nous espérons un cessez-le-feu total (...). Le peuple palestinien espère que la sécurité sera rétablie, afin de vivre en paix comme les autres nations du monde", a dit à l'AFP Aburahman al-Ghabris, un habitant de Rafah.

Jeudi soir, des centaines d'Israéliens, juifs et arabes, se sont rassemblés à Tel-Aviv, brandissant pancartes et banderoles en hébreu et arabe exhortant à un cessez-le-feu.

Doté de trois étapes, le plan égyptien prévoit des trêves renouvelables, des libérations échelonnées d'otages et de prisonniers palestiniens et, à terme, une cessation des hostilités.

Réponse des factions palestiniennes

Au Caire, la délégation du Hamas, mouvement classé comme terroriste par l'Union européenne, les Etats-Unis et Israël notamment, doit transmettre "la réponse des factions palestiniennes". Elle "comporte plusieurs observations", notamment "sur les modalités des échanges prévus et le nombre de prisonniers palestiniens qui seront libérés, et sur l'obtention de garanties pour un retrait militaire israélien total" de Gaza, a affirmé à l'AFP un responsable du mouvement islamiste ayant requis l'anonymat.

"Nous sommes en contact (avec les médiateurs égyptiens)" et "nous travaillons à tous les ramener", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d'une rencontre jeudi à Tel-Aviv avec des proches d'otages.

Lors d'une interview sur une chaîne de télévision israélienne diffusée vendredi soir, une ex-otage du Hamas, Mia Shem, a raconté sa captivité et sa "peur d'être violée" par son geôlier. Cette Franco-israélienne avait été libérée fin novembre avec d'autres otages dans le cadre d'une trêve.

En attendant une éventuelle avancée dans les pourparlers, les quelque 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza, dont 85% ont dû fuir leur foyer selon l'ONU, continuent d'être confrontés à une situation humanitaire désastreuse.

Extrêmement chers

Vendredi, un vendeur du marché de Rafah, Muntasser al-Shaer, 30 ans, s'est réjoui de l'arrivée sur ses étals, pour la première fois, "d'oeufs et de quelques fruits" en provenance d'Egypte. Mais, pour le reste, "il manque de tout" et les "quelques sortes de légumes" disponibles "sont extrêmement chers".

Israël, qui craint notamment l'entrée d'armes de contrebande, a imposé un siège complet à la bande de Gaza depuis le 9 octobre, et l'aide humanitaire n'entre qu'au compte-gouttes, après inspection, via le poste-frontière de Rafah.

Face à l'insuffisante criante de l'aide, les Gazaouis sont en "grand danger", a averti l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Vendredi, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, l'Unrwa, a affirmé qu'un de ses convois d'aide avait été visé par des tirs de l'armée israélienne, sans faire de blessé. Interrogée, l'armée israélienne a indiqué "vérifier" l'information.

La guerre entre Israël et le Hamas exacerbe les tensions dans toute la région.

Quatre personnes ont été blessées vendredi dans une attaque à la voiture-bélier, dont l'auteur a été "neutralisé", en Cisjordanie occupée, ont indiqué l'armée israélienne et les services de secours.

Dans ce territoire, au moins 315 Palestiniens ont été tués par des soldats, et dans certains cas par des colons israéliens, depuis le 7 octobre, selon un décompte du ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.

En matinée, l'armée israélienne a de nouveau bombardé des positions du Hezbollah, dans le sud du Liban, à proximité de la frontière, d'où le mouvement chiite proche de l'Iran et qui soutient le Hamas effectue des tirs vers Israël.

Vendredi, des sirènes ont encore retenti à quatre reprises dans le nord du territoire israélien, selon l'armée israélienne.

Ces derniers jours, l'Iran a menacé Israël, son ennemi juré, "d'actions directes" après la mort lundi, dans un tir de missile en Syrie imputé à Israël, de Razi Moussavi, un général des Gardiens de la Révolution.

Autre front, le Yémen, d'où les rebelles Houthis, alliés de Téhéran, multiplient les tirs en direction de la mer Rouge pour freiner le trafic maritime international.

La marine américaine a dit jeudi avoir abattu un drone et un missile, dans la "22e tentative d'attaque" du genre des rebelles yéménites depuis mi-octobre.


Liban: 14 morts dans des frappes israéliennes dans le sud, bombardement près de Beyrouth

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  • C'est la seconde fois qu'Israël cible une localité tout près de Beyrouth depuis le début du cessez-le-feu, qui n'a jamais été respecté
  • Ces dernières frappes surviennent alors que le Liban et Israël doivent tenir vendredi une réunion militaire à Washington, avant une nouvelle session de négociations prévue les 2 et 3 juin

TYR: Des frappes israéliennes ont fait au moins 14 morts jeudi dans le sud du Liban, où Israël a étendu sa "zone de combat" contre le Hezbollah pro-iranien, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.

L'armée israélienne a en outre annoncé avoir mené une "frappe ciblée" à Beyrouth, qui, selon une source militaire libanaise à l'AFP, a visé un appartement à Choueifat, une ville en bordure de la banlieue sud de la capitale, fief du Hezbollah. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat.

C'est la seconde fois qu'Israël cible une localité tout près de Beyrouth depuis le début du cessez-le-feu, qui n'a jamais été respecté.

Ces dernières frappes surviennent alors que le Liban et Israël doivent tenir vendredi une réunion militaire à Washington, avant une nouvelle session de négociations prévue les 2 et 3 juin. Et en pleines négociations entre les Etats-Unis et l'Iran, qui veut inclure le front libanais du conflit dans tout accord.

Israël a intensifié ces derniers jours son offensive terrestre et aérienne dans l'est et le sud du Liban, avertissant mercredi soir qu'il considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Véhicule visé 

L'armée a bombardé jeudi dès l'aube plusieurs régions et villes dans le sud du Liban, faisant au moins 14 morts, selon les autorités.

A Saïda, ville côtière qui relie Beyrouth au sud, une frappe a visé vers 02H00 locales (mercredi 23H00 GMT) un immeuble résidentiel et fait cinq morts et 21 blessés, selon le ministère de la Santé.

Le raid a détruit les deux premiers étages du bâtiment, a constaté un correspondant de l'AFP. Les équipes de secours ont travaillé toute la nuit à évacuer les victimes.

Une autre attaque par drone a été menée à l'aube contre une voiture circulant sur une autoroute de la même région, tuant six personnes, dont deux enfants et leurs parents, a indiqué le ministère.

La Défense civile a par ailleurs fait état à l'AFP de plusieurs frappes plus au sud, en plein coeur de la ville côtière de Tyr et dans ses environs, à la suite d'ordres d'évacuation adressés aux habitants. L'une a touché une moto près d'une caserne de l'armée, tuant deux ressortissants syriens, dont un enfant, selon les autorités.

Un photographe de l'AFP a vu à l'aube un épais panache de feu et de fumée s'élever au-dessus de la ville, au milieu de détonations.

L'armée libanaise a de son côté annoncé la mort d'un militaire dans une frappe israélienne, "alors qu'il circulait" dans la région de Nabatiyé, plus à l'est.

"Nous restons ici" 

En frappant la ville millénaire de Tyr, "c'est son histoire et sa civilisation" qu'Israël veut viser, accuse Ghazouane Halawani, qui vit près d'un immeuble touché par une frappe.

Malgré les bombardements, il ne veut pas quitter sa ville. "Nous restons ici, c'est notre pays, notre terre, notre vie", dit-il à l'AFP.

Le Hezbollah continue de son côté de revendiquer des tirs et attaques de drone contre des forces israéliennes qui tentent d'avancer dans le sud.

Depuis le 17 avril, l'armée israélienne a continué ses frappes et ses opérations militaires au Liban.

Le Hezbollah, de son côté, a d'abord concentré ses tirs sur les soldats israéliens déployés dans le sud du Liban avant de multiplier les attaques de drones explosifs sur le nord d'Israël après l'assassinat d'un de ses chefs militaires dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth le 6 mai.

Une soldate israélienne a été tuée jeudi près de la frontière avec le Liban par l'explosion d'un drone tiré par le Hezbollah, a annoncé l'armée israélienne, ce qui porte à 24 le nombre de morts dans ses rangs depuis la reprise des hostilités début mars, quand le Hezbollah a tiré sur Israël en représailles à l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.

Les frappes israéliennes ont tué au Liban 3.269 personnes depuis, selon un dernier bilan officiel mercredi.

 


L'armée du Koweït dit faire face à des attaques de missiles et de drones

Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran. (Reuters)
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  • Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran
  • "Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X

KOWEIT: Le Koweït fait face jeudi à des attaques de missiles et de drones, a fait savoir l'armée de l'émirat, peu après l'annonce par les Etats-Unis de frappes contre le sud de l'Iran.

"Les défenses aériennes koweïtiennes repoussent actuellement des attaques menées par des missiles et des drones ennemis", a écrit l'armée koweïtienne sur le réseau social X.


Israël bombarde Tyr après avoir déclaré «zone de combat» une vaste partie du sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr
  • L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir frappé la ville de Tyr, dans le sud du Liban, un jour après avoir averti qu'elle considérait comme une "zone de combat" tout le territoire libanais au sud du fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres de la frontière.

Après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de Tyr d'évacuer en prévision d'un "emploi de la force" à venir, l'armée israélienne a confirmé avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans la région de Tyr".

L'Agence nationale d'information (Ani) libanaise a rapporté deux séries de frappes jeudi matin sur la ville et une zone située à l'est de celle-ci, touchant un bâtiment et provoquant un incendie à Tyr.

L'armée israélienne a également annoncé jeudi matin avoir intercepté une "cible aérienne suspecte" se dirigeant vers ses forces dans le sud du Liban.

Israël intensifie ces derniers jours ses opérations terrestres et aériennes dans l'est et le sud du pays voisin, où le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah a fait état de combats "directs", en dépit du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, mais que les deux parties s'accusent de violer.

Alors que de nombreux Libanais tentent de célébrer l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane, l'armée israélienne, a appelé tous les habitants qui se trouveraient dans le sud du Liban à évacuer vers la rive nord du Zahrani.

Cette escalade intervient juste avant une réunion militaire entre les deux pays prévue vendredi au Pentagone, et à l'approche de nouvelles sessions de négociations sous parrainage américain les 2 et 3 juin.

"Affrontements directs" 

Des combattants "se sont livrés à des affrontements directs avec les forces ennemies" mercredi à Zawtar el-Charqiyé, a annoncé de son côté le Hezbollah, faisant aussi état de trois attaques de drones contre des troupes dans le nord d'Israël.

Il a revendiqué depuis mardi des tirs et attaques de drone contre des forces israéliennes tentant de s'infiltrer dans cette localité, stratégique pour sa proximité avec Nabatiyé.

Zawtar el-Charqiyé se situe à la lisière de la "ligne jaune" délimitant la bande d'une dizaine de kilomètres dont l'armée israélienne a pris le contrôle dans le sud du Liban, y interdisant l'accès aux habitants et y menant de larges opérations de démolition.

L'armée israélienne avait déclaré mardi étendre ses opérations au sol au-delà de la "ligne jaune".

"Etendre l'autorité de l'Etat"  

Le Liban a été aspiré dans la guerre au Moyen-Orient quand le Hezbollah a rouvert le 2 mars un front contre Israël, en soutien à l'Iran après l'attaque israélo-américaine du 28 février.

Les frappes israéliennes ont tué 3.269 personnes depuis, selon un nouveau bilan mercredi du ministère de la Santé.

Parmi elles, au moins 31 ont été tuées mardi, dont au moins 15 habitants de Burj al-Shemali, près de Tyr, selon le maire de cette localité. Un photographe de l'AFP a vu mercredi des secouristes extraire un corps des décombres, tandis qu'une pelleteuse dégageait des amas de gravats.

Dans l'ouest de la Bekaa, la localité de Machghara qui abritait des centaines de familles déplacées est désormais déserte après plusieurs jours de bombardements israéliens.

Son maire, Iskandar Barakeh, fait part à l'AFP de sa crainte de voir la région, par où transitent combattants et matériel du Hezbollah, "se transformer en arrière-front".

La délégation militaire dirigée par le général Georges Rizkallah qui doit rencontrer vendredi des militaires israéliens "insistera sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et présentera le plan de l'armée visant à restreindre les armes du Hezbollah et étendre l'autorité de l'Etat sur le territoire libanais", a indiqué une source militaire à l'AFP.