En Libye, ambiance morose à Tripoli pour l'Aïd al-Adha

Cette année, le prix d'un mouton moyen varie entre 1.200 (environ 740 euros) et 1.400 dinars (environ 860 euros) ce qui est dissuasif pour nombreux Libyens qui, même s'ils ont les moyens, ne peuvent retirer suffisamment d'espèces sur leurs comptes bancaires à cause des pénuries de liquidité. (Photo Mahmoud TURKIA/AFP).
Cette année, le prix d'un mouton moyen varie entre 1.200 (environ 740 euros) et 1.400 dinars (environ 860 euros) ce qui est dissuasif pour nombreux Libyens qui, même s'ils ont les moyens, ne peuvent retirer suffisamment d'espèces sur leurs comptes bancaires à cause des pénuries de liquidité. (Photo Mahmoud TURKIA/AFP).
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Publié le Vendredi 31 juillet 2020

En Libye, ambiance morose à Tripoli pour l'Aïd al-Adha

  • En Libye, la fête du sacrifice qui se déroule dans une atmosphère morose en pleine pandémie de coronavirus
  • Cette année, le prix d'un mouton moyen varie entre 1.200 (environ 740 euros) et 1.400 dinars (environ 860 euros) ce qui est dissuasif pour nombreux Libyens

TAJOURA : Le plus important marché de l'ouest libyen est très clairsemé pour la fête du sacrifice qui se déroule dans une atmosphère morose en pleine pandémie de coronavirus, et une double peine: les prix élevés et les pénuries de liquidité et de services.

Parti très tôt de Zliten, à 140 km à l'est de Tripoli, Suleiman Ertel s'est installé  sur le marché avec ses moutons qu’il espère vendre pour l'Aïd al-Adha.

C’est à Tajoura, en banlieue est de Tripoli, que les éleveurs des villes de l’ouest libyen se regroupent les jours précédant cette fête que les musulmans célèbrent en sacrifiant un mouton d’au moins un an. Ils le partagent ensuite avec leurs proches et en donnent une partie aux pauvres.

Sur ce marché en plein air, chaque vendeur installe un enclos rudimentaire avec du grillage métallique pour enfermer ses moutons et, comme la fête tombe en plein été cette année, il veille à protéger ses bêtes du soleil avec un simple voile.

"Tout est plus cher"

Mais cette année, l’humeur est morose parmi les éleveurs car les clients se font attendre: "D’habitude, les jours qui précèdent la fête, les gens s’empressent d’acheter leur mouton", dit-il en montrant un marché quasiment vide.

En effet, à quelques jours de la fête, il n'y a pas grand monde sur le marché qui s’étend sur plus de trois kilomètres carrés, sinon quelques rares acheteurs s'informant sur les prix sans conclure de transaction.

Pour M. Ertel, "la crainte des marchés bondés et la hausse des cas de contamination par le coronavirus dernièrement en plus des prix élevés du bétail", ont éloigné les clients cette année.

Pour les éleveurs aussi, "tout est plus cher", explique M. Ertel, debout devant son enclos. Le fourrage a doublé de prix mais aussi les coûts du transport entre les villes à cause de l’insécurité sur certains trajets.

"C’est décourageant", conclu-t-il dépité.

Pendant que d'autres clients inspectent les moutons en les tâtant sous leur laine épaisse, puis en les tournant et en les retournant plusieurs fois, Ahmed Al-Fallah hésite.

Le père de famille, qui se rend au marché depuis trois jours sans pouvoir acheter un mouton à un prix abordable, doit trouver un moyen pour ne pas briser la tradition d’une fête religieuse et familiale si importante.

"Je me renseigne sur les prix sans pouvoir acheter. La somme que j'ai ne suffit pas. Je pense que je vais devoir emprunter", confie-t-il à l’AFP gardant un oeil sur l'un de ses trois garçons qui pose pour une photo à côté d'un mouton.

Cette année, le prix d'un mouton moyen varie entre 1.200 (environ 740 euros) et 1.400 dinars (environ 860 euros) ce qui est dissuasif pour nombreux Libyens qui, même s'ils ont les moyens, ne peuvent retirer suffisamment d'espèces sur leurs comptes bancaires à cause des pénuries de liquidité.

"La plupart des banques ont plafonné les retraits à 1.000 dinars les jours précédant la fête, (...) ce qui est inférieur aux prix proposés", explique Mohamad Kecher. 

"Alors on hésite. Faut-il tout dépenser pour le mouton du sacrifice ou garder cet argent pour les dépenses de la famille pendant un mois?", se demande-t-il, se contentant d'observer les moutons qu'il ne peut se permettre. 

Après plus d'un an de combats meurtriers aux portes de la capitale entre les forces de l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar, qui a tenté de prendre Tripoli, siège du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU, les familles de l'ouest libyen sont moralement et financièrement épuisées.

En plus, à cause des longues coupures d'eau et d'électricité, il leur sera difficile de stocker la viande dans des congélateurs.

A cette situation déplorable vient s'ajouter la crise sanitaire due au Covid-19 où les autorités peinent à contenir la propagation du virus malgré les couvre-feux, la fermeture des écoles et des mosquées et l'interdiction de voyager.

Ces dernières semaines, le virus a rapidement progressé. Pour la première fois depuis le premier cas dépisté fin mars, plus de 100 cas ont été recensé en une journée portant le nombre de cas confirmés dans le pays à 3.017 les décès à 67.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.