Séisme de magnitude 6,4 en Croatie,  7 morts au moins

La localité de Petrinja et ses alentours ont été durement touchés par la secousse de magnitude 6,4, également ressentie dans les pays voisins (Photo, AFP).
La localité de Petrinja et ses alentours ont été durement touchés par la secousse de magnitude 6,4, également ressentie dans les pays voisins (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 30 décembre 2020

Séisme de magnitude 6,4 en Croatie,  7 morts au moins

  • Le Premier ministre  Andrej Plenkovic a annoncé que sept corps sans vie avaient été trouvés dans les décombres et "qu'il y aurait probablement d'autres" victimes
  • Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l'épicentre se situait à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Zagreb, dans la région de Sisak

PETRINJA, CROATIE : Les sauveteurs continuaient mardi soir à chercher des survivants du violent séisme qui a frappé le centre de la Croatie, semant la panique, rasant des maisons et faisant au moins sept morts, selon un bilan provisoire.

La localité de Petrinja et ses alentours ont été durement touchés par la secousse de magnitude 6,4, également ressentie dans les pays voisins et même jusqu'à Vienne. Certains des 20.000 habitants s'apprêtaient à passer la nuit dehors par peur d'éventuelles répliques.

Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l'épicentre se situait à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Zagreb, dans la région de Sisak, secouée la veille par un tremblement de terre moins puissant.

"La recherche de survivants dans les décombres se poursuit", a déclaré tard mardi soir le ministère de l'Intérieur.

Le Premier ministre  Andrej Plenkovic a annoncé que sept corps sans vie avaient été trouvés dans les décombres et "qu'il y aurait probablement d'autres" victimes.

Selon le responsable de la gestion des crises pour l'Union européenne, Janez Lenarcic, l'UE a prévu d'envoyer des secours dont "des tentes hivernales, des lits et des sacs de couchage, ainsi que des conteneurs utilisables comme abris". Il a annoncé qu'il se rendrait sur place mercredi.

Selon la police croate, une jeune fille a trouvé la mort à Petrinja et cinq personnes dans le village voisin de Glina. Une vingtaine de personnes sont blessées dont six grièvement.

L'électricité a été coupée à Petrinja et, à la nuit tombée, le centre-ville était encore plongé dans le noir. Sur la place principale, plusieurs bâtiments ont été complètement détruits. La police et l'armée s'affairaient à déblayer les débris à l'aide de pelleteuses. 

"C'est un désastre", a dit Josip Horvat, un artiste de 44 ans qui vit dans la banlieue de Petrinja. Lorsque le séisme a frappé vers midi, il se trouvait dans le centre-ville en train de réparer la cheminée d'un ami endommagée dans la secousse de la veille. "Je me suis agrippé à la gouttière et j'ai prié Dieu que ça se termine aussi vite que possible".

"Ce n'est pas sûr ici, c'est clair comme le jour", a déclaré sur les lieux le Premier ministre Andrej Plenkovic, expliquant que les autorités allaient installer des conteneurs pour abriter les personnes dont les maisons étaient à risque.

Nuit dans la voiture

Craignant une nouvelle secousse, des habitants comme Vesna, retraitée de 70 ans, s'apprêtaient cependant à passer la nuit dans leur voiture. "Mes petites-filles y sont déjà. On a peur de rentrer chez nous", dit-elle.

Des retraités se sont rassemblés dans un parc, enveloppés dans des couvertures.  "Tous les carreaux de la salle de bain sont cassés, toute la vaisselle est par terre", a raconté Marica Pavlovic, ancienne ouvrière de 72 ans. "Même si on voulait rentrer, on ne le pourrait pas, il n'y a plus d'électricité".

"La ville n'est plus qu'un champ de ruines. C'est la panique générale", a commenté le maire, Darinko Dumbovic. 

L'hôpital de la ville était également privé d'électricité. La chaîne de télévision N1 a diffusé des images montrant des patients en train de s'éclairer avec leur téléphone portable. 

Centrale nucléaire à l'arrêt

Le séisme a aussi secoué la capitale Zagreb, où des habitants se sont précipités dans les rues et des tuiles de toits d'habitations se sont écrasées sur la chaussée, affirment les correspondants sur place.

Dans un supermarché, des marchandises sont tombées des rayonnages et des bouteilles se sont brisées au sol, selon des images postées sur les réseaux sociaux.

Le séisme a été ressenti jusqu'en Slovénie, en Serbie et en Bosnie mais aussi en Autriche et en Hongrie. 

La centrale nucléaire slovène de Krsko a été mise à l'arrêt "par précaution".

En mars, Zagreb avait été frappée par un tremblement de terre de magnitude 5,3 qui avait provoqué d'importants dommages.

Les Balkans sont une zone de forte activité sismique et les tremblements de terre y sont fréquents. En novembre 2019, plus de 50 personnes avaient été tuées en Albanie dans un séisme qui avait également fait des milliers de sans abri.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.


Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse

Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
Le vice-président américain JD Vance est arrivé en Suisse dimanche, atterrissant à la base aérienne d’Emmen à 5 h 59 (03 h 59 GMT), selon son porte-parole. (AFP)
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  • Les négociations américano-iraniennes s’ouvrent en Suisse dans un contexte tendu, marqué par la poursuite des violences au Liban et des divergences sur l’application du protocole d’accord, notamment sur le nucléaire et un cessez-le-feu
  • L’escalade régionale s’intensifie avec la fermeture annoncée du détroit d’Ormuz par l’Iran, tandis que les États-Unis appellent à la retenue et poursuivent les discussions diplomatiques

BURGENSTOCK: Les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.

Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain JD Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'Etat iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer "quelques jours", a affirmé JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu'il ne pourrait rester en Suisse "qu'un jour ou deux".

"J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer", a-t-il déclaré.

L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon JD Vance.

Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

- Protocole "en danger" -

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois prévenu samedi les Etats-Unis que le protocole d'accord serait "en danger" si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, en référence à la situation au Liban.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout "optimisme", affirmant sur X que "l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre.

Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.

L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient "pas de frappes proactives", mais qu'elles opéreraient "de manière défensive" au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation "s'améliore" au Liban.

"Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'oeuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire", a-t-il dit.

- Ormuz fermé -

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que "le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime", une "première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi". Il a menacé "d'autres mesures" si nécessaire "pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations".

La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient "vigilantes". Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a également évoqué la possible mise en place de "frais" de service maritime pour les navires voulant y transiter. Le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.