En 2023, l’Arabie saoudite s’impose dans la technologie, le tourisme, la diplomatie et le divertissement

Au cours des douze derniers mois, le Royaume a accueilli des stars du sport, des experts en technologie, des fashionistas et des légendes de la musique et du cinéma (Photo, Arab News).
Au cours des douze derniers mois, le Royaume a accueilli des stars du sport, des experts en technologie, des fashionistas et des légendes de la musique et du cinéma (Photo, Arab News).
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Publié le Lundi 01 janvier 2024

En 2023, l’Arabie saoudite s’impose dans la technologie, le tourisme, la diplomatie et le divertissement

  • L’organisation de l’Exposition universelle de 2030 et les ambitieux projets d’infrastructure font du Royaume une destination incontournable
  • L’Arabie saoudite a accueilli certaines des plus grandes icônes de la musique et du sport, la conférence technologique Leap et la Riyadh Fashion Week

DJEDDAH/ATHÈNES: L’Arabie saoudite se souviendra de 2023 comme d’une année de triomphes, ayant accueilli des événements majeurs dans les domaines de la technologie, de la culture, du sport et de la diplomatie, tout en continuant sur la voie d’une expansion et d’une diversification économiques impressionnantes.

Au cours des douze derniers mois, le Royaume a accueilli des stars du sport, des experts en technologie, des fashionistas et des légendes de la musique et du cinéma. L’Arabie saoudite, qui va organiser l’Exposition universelle de 2030, a de nombreuses raisons de célébrer à l’aube de cette nouvelle année.

Diplomatie

Reflétant la confiance croissante du Royaume sur la scène internationale, le prince héritier Mohammed ben Salmane a accordé une longue interview en anglais à la chaîne américaine Fox News le 21 septembre, recevant des éloges pour la clarté de sa pensée et son ambition.

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Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane,interviewé par le correspondant politique de Fox News, Bret Baier. (SPA)

La conversation avec le correspondant politique de Fox News, Bret Baier, portait sur des sujets tels que les relations avec Israël, le programme nucléaire iranien et les nombreux changements positifs qui s’opèrent dans le Royaume.

Une semaine avant l’interview, le prince héritier avait effectué une visite d’État en Inde à l’invitation du Premier ministre Narendra Modi. Après avoir présidé la délégation saoudienne lors du sommet du G20 à New Delhi, il y a été accueilli en grande pompe.

Le prince héritier a supervisé la signature de plusieurs accords conjoints entre le Royaume et l’Inde dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et de la pétrochimie, entre autres, consolidant ainsi les relations avec l’une des économies à la croissance la plus rapide au monde.

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane avec le Premier ministre indien, Narendra Modi. (SPA)

En juillet, l’Arabie saoudite est également devenue le 51e pays à adhérer au Traité d’amitié et de coopération (TAC). Établi en 1976, ce traité incarne les principes universels de coexistence pacifique et de coopération amicale entre les États d’Asie du Sud-Est.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisalben Farhane, a signé le traité lors de la réunion ministérielle de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), dans lacapitale indonésienne, Djakarta.

En octobre, Riyad a organisé un sommet conjoint réunissant les dirigeants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les membres de l’Asean.

Exposition universelle de 2030

En novembre, l’Arabie saoudite a été désignée comme pays hôte de l’Exposition universelle de 2030, remportant une victoire écrasante lors du vote du Bureau international des expositions(BIE) avec 119 voix, contre 29 pour la Corée du Sud et 17 pour l’Italie.

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Le Bureau international des expositions, basé à Paris, a déclaré que la candidature de l’Arabie saoudite à l’organisation de l’Exposition universelle de 2030 était la meilleure, face à la Corée du Sud et à l’Italie. (SPA)

Cet événement très attendu aura lieu dans la capitale saoudienne, Riyad, et aura pour thème «L’ère du changement : Ensemble pour un avenir clairvoyant», Il se focalisera sur la technologie, l’innovation, l’action climatique et la lutte contre les inégalités dans le monde, idées qui s’inscrivent toutes dans le droit-fil de la Vision 2030.

Selon le site Web de l’Expo 2030 de Riyad, l’événement devrait accueillir 40 millions de visiteurs sur un site de plus de 6 millions de mètres carrés, ainsi qu’un milliard de visiteurs sur le métavers.

Projets et innovation

En janvier, l’Arabie saoudite s’est imposée comme futur chef de file dans le domaine de la technologie avec le lancement de sa toute nouvelle ville intelligente, The Line, qui réinvente complètement la vie urbaine durable.

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The Line, en Arabie saoudite, est envisagée comme une «ville intelligente» qui fonctionnera sans voitures, sans routes et sans émissions, en utilisant 100% d’énergie renouvelable ainsi quedes jardins hydroponiques. (SPA)

Lors d’une exposition à Riyad, le Royaume a présenté plusieurs des projets qui seront mis en œuvre à The Line, actuellement en construction dans le cadre du projet Neom, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Cette ville de 200 m de large, 500 m de haut et 170 km de long, qui devrait pouvoir accueillir 9 millions de personnes, fonctionnera sans voitures, sans routes et sans émissions, en utilisant 100% d’énergie renouvelable ainsi que des jardins hydroponiques.

Technologie

En février, le Royaume a conquis le monde de la technologie avec la conférence Leap qui s’est tenue pendant quatre jours à Riyad.

La deuxième édition de la conférence annuelle, qui s’est tenue au Centre international de congrès et d’expositions de la ville, a enregistré plus de 250 millions d’inscriptions pour participer à la première journée.

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Plus de 250 millions de personnes se sont inscrites pour participer à la première journée de la conférence Leap, qui s’est tenue pendant quatre jours à Riyad. (SPA)

Lors de la conférence, le ministre saoudien de l’Information,Abdallah al-Swaha, a annoncé plus de 9 milliards de dollars (1 dollar = 0,90 euro) d’investissements pour soutenir les startups technologiques et l’entrepreneuriat.

En mars, l’Arabie saoudite a réalisé une autre avancée majeure dans le monde des affaires, le prince héritier Mohammed ben Salmane ayant annoncé la création de la deuxième compagnie aérienne du pays, Riyadh Air. 

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La flotte de Boeing 787 de Riyadh Air devrait desservir plus de cent destinations nationales et internationales. (SPA)

Ayant déjà reçu son code de désignation de compagnie aérienne de l’Association du transport aérien international, la flotte de Boeing 787 de Riyadh Air desservira bientôt plus de centdestinations nationales et internationales.

De même, le prince héritier a dévoilé en février le lancement du projet New Murabba, un projet de 19 km² à Riyad qui comprenddes centaines de milliers d’unités résidentielles, de chambres d’hôtel, d’espaces commerciaux, d’actifs de loisirs et d’installations communautaires.

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Représentation artistique du New Murabba. (Photo fournie)

Sport

En 2023, le Royaume a accueilli une série d’événements sportifs, culturels et musicaux de renommée internationale. Le monde du football a changé à jamais lorsque la mégastar portugaise Cristiano Ronaldo a rejoint le club saoudien Al-Nassr.

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La superstar du football international Cristiano Ronaldo jouant pour le club Al-Nassr. (SPA)

Une vidéo promotionnelle montrant le quintuple Ballon d’Or vêtu d’une tenue traditionnelle saoudienne à l’occasion de la Fête nationale saoudienne est rapidement devenue virale.

En mars, Djeddah a organisé le Grand Prix automobile d'Arabie saoudite 2023, où une foule de 150 000 personnes a regardé certains des meilleurs pilotes du monde s’affronter sur la piste de 6 km.

Au cours de cet événement à sensations fortes, le ministre saoudien de l'investissement, Khaled al-Faleh, a supervisé la conclusion de quatorze accords visant à soutenir le secteur sportif.

Il a été suivi en octobre par le Battle of the Baddest, un combat de boxe pour poids lourds entre Tyson Fury, champion de la WBC, et Francis Ngannou, ancien champion de l’UFC. Fury a remporté le combat, qui s’est déroulé à la Kingdom Arena de Riyad, par décision partagée en dix rounds.

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Tyson Fury, champion de la WBC, et Francis Ngannou, ancien champion de l’UFC, lors de l’événement «Battle of the Baddest». (AFP)

Culture

Pendant l’été, Riyad a accueilli le rappeur Macklemore, lauréat d’un Grammy Award, ainsi que le groupe Imagine Dragons, détenteur de plusieurs disques de platine, lors d’une étape de leur Mercury World Tour.

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Le groupe Imagine Dragons (Photo, Fournie). 

Coïncidant avec la 93e Fête nationale saoudienne, la troisième édition du festival Azimuth à AlUla, qui s’est déroulée en septembre, a captivé les visiteurs sur le site du patrimoine culturel de renommée mondiale, présentant des artistes internationaux, des DJ saoudiens et d’autres musiciens arabes.

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Des artistes locaux et internationaux se sont produits dans l’un des lieux les plus emblématiques du Royaume pour célébrer la 92e fête nationale de l’Arabie saoudite lors de la deuxième édition du festival Azimuth à AlUla. (Photo fournie)

En octobre, les fashionistas ont afflué à la première édition de laRiyadh Fashion Week, qui a présenté des dizaines de créateurs saoudiens et a ouvert la voie à l’émergence de la ville en tant que nouvelle capitale de la mode au Moyen-Orient.

Ensuite, en décembre, le festival de musique Soundstorm 2023, organisé par MDLBeast, a fait vibrer Riyad, avec des invités tels que 50 Cent, les Black Eyed Peas, David Guetta, Calvin Harris, Metallica et Wiz Khalifa.

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Le MDLBeast Soundstorm, qui s’est tenu à Banban, à Riyad, du 16 au 19 décembre, a réuni plus de 200 DJ et artistes du monde entier. (Photo fournie)

Au vu des offres des douze derniers mois en matière de technologie, d’investissement, de tourisme et de divertissement, l’Arabie saoudite est sur une excellente voie pour devenir une destination incontournable du Moyen-Orient.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud après la guerre

Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
Des civils et des secouristes se rassemblent sur le site d’une série de frappes israéliennes ayant visé la zone d’al Jnah, à la périphérie de la banlieue sud de Beyrouth, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur Beyrouth et ses environs ont fait au moins 7 morts supplémentaires, portant le bilan total à plus de 1 200 morts au Liban depuis le début du conflit avec le Hezbollah
  • Israël affirme vouloir occuper une partie du sud du Liban après la guerre, suscitant de fortes inquiétudes côté libanais et à l’ONU quant à une nouvelle occupation

BEYROUTH: Les autorités libanaises ont annoncé tôt mercredi que de nouvelles attaques israéliennes avaient fait sept morts dans Beyrouth et sa région, au moment où Israël dit vouloir occuper une partie du Sud-Liban une fois la guerre terminée.

Les frappes israéliennes ne cessent pas dans ce pays embarqué dans la guerre depuis le 2 mars par une attaque du mouvement pro-iranien Hezbollah contre Israël. Elles ont causé au total plus de 1.200 morts, selon le ministère de la Santé libanais.

"Le raid mené par l'ennemi israélien sur le quartier de Jnah à Beyrouth a, selon un premier bilan, fait cinq morts et 21 blessés" dans ce quartier situé près de la banlieue sud de la capitale, a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.

D'après une source sécuritaire à l'AFP, les frappes israéliennes sur Jnah ont visé quatre voitures garées dans une rue.

Tôt mercredi, des journalistes de l'AFP ont entendu trois explosions dans la capitale. Elles résultent de bombardements effectués par des navires de guerre israéliens sur le quartier de Jnah, selon l'Agence nationale d'information (Ani) officielle du Liban.

Le ministère de la Santé a également indiqué qu'une frappe israélienne "visant un véhicule dans la région de Khaldeh, au sud de Beyrouth, a fait deux morts et trois blessés parmi la population civile".

Peu de temps avant ce communiqué, l'Ani avait rapporté que plusieurs missiles tirés par un drone israélien avaient visé une voiture sur une grande route au sud de Beyrouth mardi, soulignant que des ambulances et des pompiers s'étaient rendus sur place, mais sans donner alors de bilan.

Du côté israélien, l'armée a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir frappé un "haut commandant" du Hezbollah ainsi qu'un "terroriste de haut rang" dans deux assauts distincts conduits "dans la région de Beyrouth" - sans préciser si cette seconde cible faisait également partie du mouvement islamiste libanais, ni communiquer sur le lieu précis des attaques.

- Craintes d'occupation -

Mardi, déjà, le ministère de la Santé avait dénombré huit morts lors de plusieurs frappes israéliennes dans le sud du Liban, dans les régions de Tyr, de Sidon et de Bint Jbeil. Parmi les personnes décédées se trouvait un secouriste, de même source.

Le Hezbollah a indiqué être engagé dans de "violents affrontements" avec Israël dans la nuit de mardi à mercredi dans deux localités du sud du pays.

L'ONU s'est inquiétée mardi, par la voix de son chef des opérations humanitaires Tom Fletcher, de la perspective que soit créé un nouveau "territoire occupé" au Moyen-Orient.

Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait répété l'intention de son pays "d'occuper" une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée. Avec pour l'objectif d'y établir, selon lui, une "zone de sécurité".

Le ministre libanais de la Défense, Michel Menassa, a affirmé que les propos de son homologue israélien n'étaient "plus de simples menaces" mais traduisaient "une intention claire d'imposer une nouvelle occupation du territoire libanais, de déplacer de force des centaines de milliers de citoyens et de détruire systématiquement des villages et des villes dans le sud".

C'est dans cette zone qu'ont été tués trois Casques bleus indonésiens ces derniers jours.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait affirmé lundi que l'origine des projectiles ayant visé tué dimanche un soldat indonésien puis deux lundi étaient "inconnue".

Mais mardi, une source sécuritaire de l'ONU ayant souhaité rester anonyme a indiqué à l'AFP que des "investigations ultérieures" ont révélé que le tir de dimanche provenait d'un "char" israélien.

Et que l'explosion qui a tué lundi deux autres Casques bleus indonésiens pourrait être due à une mine, selon cette source.

L'armée israélienne a lancé une enquête concernant la mort de ces deux Casques bleus. Selon elle, "aucun engin explosif n'a été placé dans la zone par des soldats israéliens" et aucune de ses troupes "n'était présente sur place".

Mardi encore, Israël a notamment visé un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth et frappé sans avertissement un appartement de la banlieue nord de la capitale, selon l'Ani.

L'aviation israélienne a également visé mardi matin, après avertissement, la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, désertée par une grande partie de ses habitants.


Le Qatar affirme que les pays du Golfe sont «unis» dans leur appel à la désescalade

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  • "Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari
  • Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février

DOHA: Les pays du Golfe sont "unis" dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région.

"Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.

Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.

Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le détroit a été "fermé en raison d'une opération militaire", et son avenir est "une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement", a déclaré le responsable qatari.

"Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective", a-t-il insisté.

Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran.

"Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales", a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal.

Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt "à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert".


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.