Les Etats-Unis, avec SpaceX, largement en tête des lancements de fusées en 2023

A elle seule, la firme d’Elon Musk a lancé sa Falcon 9 à 96 reprises au cours de l'année (Photo, AFP).
A elle seule, la firme d’Elon Musk a lancé sa Falcon 9 à 96 reprises au cours de l'année (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 02 janvier 2024

Les Etats-Unis, avec SpaceX, largement en tête des lancements de fusées en 2023

  • «Pour l'année prochaine, nous voulons augmenter le nombre de vols à environ 12 vols par mois, soit 144 vols», a affirmé le vice-président de SpaceX
  • Face la domination américaine, la Chine développe à grand pas son activité spatiale et a réalisé 67 lancements en 2023, contre 64 en 2022, selon Spacenews

PARIS: Les Etats-Unis, grâce à SpaceX, ont une nouvelle fois écrasé le marché mondial des lanceurs spatiaux, réalisant 107 vols orbitaux en 2023, loin devant les autres pays dans ce secteur stratégique.

A elle seule, la firme d’Elon Musk a lancé sa Falcon 9 à 96 reprises au cours de l'année, quasiment au rythme de deux par semaine, essentiellement pour poursuivre le déploiement de sa constellation de satellites internet Starlink.

Space X a également effectué un tir de sa Falcon Heavy, plaçant en orbite le drone spatial militaire X-37B, et effectué deux essais, qui se sont soldés par des explosions, de son lanceur super lourd Starship. Celui-ci doit être utilisé pour refaire atterrir des astronautes sur la Lune lors des missions Artémis.

"Pour l'année prochaine, nous voulons augmenter le nombre de vols à environ 12 vols par mois, soit 144 vols", a affirmé le vice-président de SpaceX Bill Gerstenmaier lors d'une audition devant le Sénat américain en octobre.

Oppositions spatiales

Face la domination américaine, la Chine développe à grand pas son activité spatiale et a réalisé 67 lancements en 2023, contre 64 en 2022, selon Spacenews.

Pour son dernier lancement de l'année vendredi, la Société de sciences et technologies aérospatiales de Chine (CASC) a indiqué sur son site internet avoir procédé à 47 lancements pour sa seule gamme de fusées Longue Marche en 2023.

La Russie a elle tiré à 19 reprises, dont 17 fois sa fusée Soyouz, essentiellement des satellites pour ses besoins gouvernementaux et militaires ainsi que des vaisseaux Progress à destination de la Station spatiale internationale (ISS), selon le site spécialisé Gunter's Space Page.

La fusée Electron de la société américano-néo-zélandaise Rocket Lab, un des rares minilanceurs opérationnels, a pour sa part été tirée à neuf reprises.

Derrière arrive l'Inde, dont l'agence spatiale Isro a procédé à sept lancements au cours de l'année de ses fusées GSLV, PSLV et SSLV.

L'Isro peut également se targuer d'avoir réalisé le premier lancement de 2024, une fusée PSLV lancée lundi à 04H30 GMT ayant mis en orbite un satellite scientifique.

L'Europe, en pleine crise des lanceurs, n'a elle effectué que trois tirs en 2023: les deux dernières Ariane 5 et une fusée Vega.

Les Européens espèrent retrouver un accès autonome à l'espace avec le vol inaugural d'Ariane 6, prévu entre le 15 juin et la fin juillet, et le retour en vol de Vega-C à la fin de l'année, après un accident qui l'a clouée au sol depuis fin 2022.

Le Japon a lui aussi effectué trois lancements en 2023, dont un échec pour son nouveau lanceur lourd H-3. L'agence spatiale japonaise, la Jaxa, a annoncé jeudi une nouvelle tentative pour le 15 février.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.