Contrats de $300 millions en matière d'énergie renouvelable entre Riyad et Bakou

Le ministre azerbaïdjanais de l’énergie a déclaré que ces accords sont une «indication positive de la prospérité du climat des affaires en Azerbaïdjan». Le pays produit un peu moins de 600 000 barils de pétrole par jour dans le cadre des accords OPEP +. (Photo, AFP)
Le ministre azerbaïdjanais de l’énergie a déclaré que ces accords sont une «indication positive de la prospérité du climat des affaires en Azerbaïdjan». Le pays produit un peu moins de 600 000 barils de pétrole par jour dans le cadre des accords OPEP +. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 décembre 2020

Contrats de $300 millions en matière d'énergie renouvelable entre Riyad et Bakou

  • ACWA Power, développera le premier projet éolien en Azerbaïdjan en collaboration avec des entités locales
  • Les projets dans la région d'Absheron et Khizi en Azerbaïdjan permettront de générer un milliard de kWh d'électricité par an

DUBAÏ: L'Arabie saoudite et l'Azerbaïdjan ont signé des accords novateurs qui concernent des projets d'énergie renouvelable dans la Caspienne, à la valeur de 300 millions de dollars.

Le leader énergétique du Royaume, ACWA Power, développera le premier projet éolien en Azerbaïdjan en collaboration avec des entités locales. L’entente fait partie de trois accords qui pourraient être suivis d'autres projets énergétiques conjoints.

Lors de la cérémonie de signature virtuelle, le prince Abdel Aziz Ben Salmane, ministre saoudien de l’énergie, a annoncé que la collaboration est un nouvel exemple concret des «relations diplomatiques et économiques de longue date» entre le Royaume et l’Azerbaïdjan.

«L'Arabie saoudite est ravie d'être un partenaire dans la croissance et le développement futurs de l'Azerbaïdjan en l'aidant dans sa course vers les énergies renouvelables. Je suis fier de dire que le projet est devenu possible grâce à l'expertise et aux potentiels saoudiens», a-t-il affirmé.

«L’ACWA Power est un champion national saoudien de l'énergie qui mettra ses compétences et de ses expériences en matière de projets renouvelables, toujours couronnées de succès, afin d’aider l'Azerbaïdjan à atteindre cet objectif stratégique», a-t-il ajouté.

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FAITS MARQUANTS

  • La collaboration entre l'Arabie saoudite et l'Azerbaïdjan est un autre exemple concret des relations diplomatiques et économiques de longue date, a déclaré le ministre saoudien de l'énergie.
  • «L’ACWA Power est un champion national saoudien de l'énergie qui mettra ses compétences et de ses expérience en matière de projets renouvelables, toujours couronnées de succès, afin d’aider l'Azerbaïdjan à atteindre cet objectif stratégique».

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L’ACWA Power, détenue à 50% par le Fonds d’investissement public, est l’une des principales agences pour les initiatives du Royaume dans les domaines des énergies renouvelables nationales et internationales, et des processus de dessalement de l’eau en utilisant la haute technologie.

Son président, Mohammed Abunayyan, révèle que ces accords constituent «une étape importante, et un pas considérable sur la voie de la pleine réalisation du potentiel d'énergie renouvelable en Azerbaïdjan».

Le prince Abdel Aziz a aussi félicité l'Azerbaïdjan pour son engagement à réduire l'approvisionnement en pétrole lors des récentes négociations OPEP +. «Le Royaume apprécie énormément le rôle de l’Azerbaïdjan dans l’accomplissement de ses obligations à l’égard de la déclaration de coopération de l’OPEP +, et le niveau élevé de conformité qu’il a réalisé», a-t-il témoigné.

Parviz Shahbazov, ministre azerbaïdjanais de l'Énergie, a déclaré que ces accords sont une «indication positive de la prospérité du climat des affaires en Azerbaïdjan, et représentent d’une manière évidente la prochaine étape de la coopération économique entre nos deux pays».

Les projets dans la région d'Absheron et Khizi en Azerbaïdjan permettront de générer un milliard de kWh d'électricité par an, d'économiser 220 mètres cubes de gaz, ainsi que de réduire les émissions de 400 millions de tonnes par an, estime Shahbazov. «Je suis à présent intimement convaincu que d'autres entreprises de l’Arabie saoudite suivront l'exemple de l'ACWA Power et viendront investir en Azerbaïdjan», a-t-il ajouté.

L'Azerbaïdjan produit un peu moins de 600 000 barils de pétrole par jour dans le cadre des accords de l’OPEP +. Le pays a cependant exprimé le désir de suivre l'exemple de la Russie et de certains autres pays producteurs afin d’avoir l’autorisation de l'OPEP + pour augmenter sa production de 500 000 barils à partir de février.

Ce texte est une traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.